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Cinq mille ans de civilisation
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Le
monde vu par Matteo Ricci
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La Carte complète du monde
dessinée par Matteo Ricci en 1608.
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S.E Paolo Bruni, ambassadeur
d’Italie en Chine faisant une allocution lors du séminaire
« Rencontre et dialogue ».
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Au
Moyen-Age, lorsqu’un Européen voulait se renseigner sur la Chine,
il n’avait bien souvent à sa disposition que le Livre des merveilles
du monde écrit par le grand voyageur Marco Polo à son retour
d’un Orient étrange et attirant.
Il y a quatre siècles, le missionnaire
italien Matteo Ricci (1551 - 1610), connu en Chine sous le nom
de Li Madou, arriva en Chine et ouvrit un nouveau chapitre dans
l’histoire des échanges culturels entre l’Orient et l’Occident.
Les lettres et le journal de Matteo Ricci permirent aux Européens
de se faire une image précise de la Chine tandis que sa Carte
complète du monde offrit aux Chinois une vision complète de
la Terre.
Récemment, l’Institut Ricci d’histoire
culturelle sino-occidentale de l’Université de San Francisco
en collaboration avec l’Académie chinoise des sciences sociales
a organisé un séminaire, baptisé Rencontre et dialogue, à l’ambassade
d’Italie en Chine, au cours duquel la Carte complète du monde
de Matteo Ricci et la Carte du monde de Ferdinand Verbiest ont
été exposées. Des conférences ont été présentées par des spécialistes
du musée de Nanjing, qui abrite ces deux cartes.
La Carte complète du monde montre pour
la première fois dans l’histoire de la cartographie chinoise
l’Antarctique, les océans Pacifique, Atlantique et Indien, l’Amérique
du Nord et du Sud, l’Equateur, les tropiques, les cercles polaires
et les pôles de même que la relation entre latitude et climat.
La carte montre aussi des navires du XVIe siècle voguant sur
les océans parmi une quinzaine d’espèces animales maritimes
comme des baleines, des requins ou des éléphants de mer. Au
pôle Sud on voit différents animaux comme un rhinocéros et un
lion. Plusieurs décennies plus tard, le Belge Ferdinand Verbiest
réalisa une Carte du Monde plus précise en s’appuyant sur les
travaux de Matteo Ricci. |

La tombe de Matteo Ricci
dans le jardin du temple des Trois pagodes à Beijing.
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Matteo Ricci en Chine (à
gauche). Le missionnaire italien entretenait des relations
extrêmement étroites avec le pouvoir de l’époque.
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