
Les
trois pagodes du temple Chongsheng au bord du lac Erhai.
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Située
dans le sud-ouest de la province du Yunnan, baignée à l’est
par le lac Erhai et adossée à l’ouest aux monts Cangshan,
la jolie ville de Dali est également, selon les sociologues,
une « ville ancienne au carrefour des cultures asiatiques
». Dès le IIe siècle, sous la dynastie des Han, une circonscription
administrative de district y fut instaurée et Dali étant alors
un relais important sur la Route de la Soie du Sud, jouant
un rôle de pont pour les échanges économiques, commerciaux
et culturels entre la Chine et les pays d’Asie du Sud-Est.
Grâce à l’apparition des royaumes de Nanzhao et de Dali, Dali
connut une période de prospérité durant 700 ans, du VIIe au
XIIIe siècles.
Différente des villes anciennes du
sud du Changjiang (Yangtsé) qui évoquent la douceur d’une
jeune fille et de celles des plaines centrales qui font penser
à un homme d’une volonté de fer et d’une droiture inflexible,
la ville de Dali se distingue par la combinaison de la douceur
et la rigidité. Au retour du printemps, les neiges sur les
monts Cangshan commençant à fondre, les eaux claires ruissellent
sur les rues pavées et les fleurs s’épanouissent, donnant
à Dali la beauté des villes du sud du Changjiang. En hiver,
les neiges couvrent la terre et les herbes flétries s’agitent
au vent dans les fissures de murailles, spectacle typique
des plaines centrales.
Cependant, la plus grande attraction
de cette ville ancienne ne réside dans ses paysages mais dans
son histoire, ses traditions, les mœurs de ses habitants et
son architecture que, chaque année, de nombreux visiteurs
viennent découvrir.
La première impression des visiteurs
sur Dali est qu’ils trouvent des fleurs partout. Dans la cour
de chaque foyer, on cultive des plantes ornementales et des
vieilles gens vendent des fleurs aux passants dans les rues.
Il s’agit en fait d’un mode de vie, car ils prêtent moins
d’attention à leurs affaires qu’à décorer leur ville. Des
touristes étrangers qui voulaient faire le tour du monde ont
changé d’avis après avoir visité Dali : ils ont décidé de
rester dans cette ville pour suivre l’exemple des habitants
locaux : cultiver des fleurs, lire, collectionner des marbres...
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Régates
sur le lac Erhai.
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Résidence
traditionnelle de l’ethnie Bai.
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Les trois pagodes
de Dali
A Dali, il y a nombre de pagodes dont les plus connues sont
les trois pagodes du temple Chongsheng, la pagode du temple
Hongsheng, le dagoba blanc de Yanghe et la pagode Lingbao.
Les trois pagodes du temple Chongsheng sont disposées en triangle
au nord de la ville au pied des monts Cangshan. La construction
de ces pagodes a débuté sous la dynastie des Tang (618-907)
et prit fin sous les Song (960-1279). La pagode principale
mesure 69,13 m de haut, contre 43 mètres pour les deux autres.
Toutes les trois ont la même forme élégante et elles sont
déjà devenues l’emblème de la ville de Dali.
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Voiliers
sur le lac Erhai.
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L’île du
Sceau dans le lac Erhai. Son nom est dû à sa forme.
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Les
trois thés
Dali est peuplée essentiellement de Bai, une minorité ethnique
chinoise. Ils ont l’habitude de causer par groupe de sept ou
huit autour d’un réchaud à charbon de bois en dégustant successivement
trois sortes de thé. De jeunes filles portant une chemise blanche
et un tablier brodé les servent.
Ces demoiselles mettent tout d’abord du thé dans une jarre chauffée
sur un feu doux et versent ensuite de l’eau chaude. Ce premier
thé à un goût amer qui lui donne son nom. Le deuxième thé additionné
de sucre, de lait et de sésames est parfumé et sucré, ce qui
lui vaut le nom de thé parfumé et sucré. Mêlé de miel et de
grains de xanthoxile, le troisième thé est d’une saveur amère,
sucrée et piquante et connu sous le nom de thé de remâchement.
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Quartier
d’habitation.
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Trompettistes
lors du Festival de la « Rue de mars ».
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Les
maisons d’habitation
Les Bai de Dali habitent habituellement une résidence individuelle
similaire à celles de Beijing avec une cour intérieure carrée.
Une résidence Bai comprend souvent une maison principale, des
bâtiments latéraux, une clôture, une porte d’entrée et un mur-écran.
Le nombre des bâtiments et la disposition de l’ensemble varient
selon le cas. Aujourd’hui, les Bai construisent le plus souvent
une maison à étage pour remplacer l’ancien habitat.
Les Bai prêtent une grande attention à la décoration de la porte
d’entrée, du mur-écran, des portes, des fenêtres et des façades
des maisons, soit avec des sculptures, soit des peintures. La
porte d’entrée est surmontée d’une toiture aux corniches richement
peintes ou décorées de sculptures ou de gravures. Les matériaux
utilisés sont aussi très variés : brique, pierre, bois, marbre,
etc.
Les portes et les fenêtres des maisons sont normalement faites
en bois. Recourant aux techniques de ciselure, d’ajour et de
sculpture en bas-relief, on les orne de grues blanches, de pins
verts, de paons ou de magnolias symbolisant la paix et le bonheur.
Les murs-écrans sont partout chez les Bai : dans la cour, à
l’extérieur de la porte d’entrée et à l’entrée du village. Faits
de briques, de tuiles et de pierres, ils portent souvent une
inscription de bon augure, comme « Que dieu nous bénisse ! »
par exemple. Devant le mur-écran, un grand parterre de fleurs
exhale un parfum agréable en toute saison. |
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Dote d’une
jeune fille Bai.
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Raccommodage
d’un filet. Beaucoup de Bai de Dali vivent de la pêche dans
le lac Erhai.
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Le
Festival de la « Rue de mars »
Pour les Bai, le meilleur moment de l’année est le mois de mars.
A ce moment-là, les monts Cangshan coiffés de neiges blanches sur
les sommets et aux versants verdoyants, le lac Erhai aux eaux émeraude
et les camélias en fleurs composent un tableau magnifique. Les Bai
aiment le troisième mois pour une autre raison encore plus importante,
le Festival annuel de la « Rue de mars », célébré du 15e au 20e
jour du 3e mois lunaire au pied des monts Cangshan..
La Rue de mars est en fait une foire d’échanges de marchandises
de grande envergure. Elle offre également une grande scène pour
la représentation d’arts folkloriques comme le chant, la danse,
l’opéra, les courses de chevaux, les régates et d’autres programmes.
Le Festival de la « Rue de mars » est enfin un moment privilégié
pour les jeunes gens pour rencontrer l’âme sœur. Au bord de la source
des Papillons, les jeunes hommes et les jeunes filles chantent sous
forme de questions-réponses. Pour beaucoup d’entre eux, ce petit
jeu marque le début d’une vie commune.
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