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Gastronomie
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Le
restaurant Makyame : un goût de Tibet dans les rues de Beijing
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Plats
tibétains.
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Il
était une fois, il y a trois siècles environ, un restaurant
à l’angle sud-est de la rue Barkor à Lhasa. Par une
nuit de pleine lune, un mystérieux visiteur se rendit
dans ce restaurant où il rencontra une jeune fille aussi
belle que la lune. L’homme fut profondément troublé
par sa beauté et son grâce. Dès lors, il revint souvent
dans ce restaurant, caressant l’espoir de revoir cette
beauté lunaire. Mais il fut toujours déçu.
Le mystérieux personnage n’était
autre que Tsangyang Gyatso, le sixième Dalaï Lama (1683
- 1707), personnalité religieuse de premier plan mais
aussi talentueux poète. La demoiselle était Sgrolma,
la déesse qui vit dans le cœur des Tibétains. Quant
au restaurant où Tsangyang Gyatso rencontra sa déesse,
il existe toujours et s’appelle désormais Makyame.
Pour ceux - nombreux ! - qui
n’auraient pas l’occasion de se rendre au Tibet, mais
qui voudraient goûter à la saveur romantique du lieu,
un nouveau et deuxième Makyame vient d’ouvrir ses portes
à Beijing. Le Makyame pékinois, clone de son parent
de Lhasa, est situé entre de nombreux autres restaurants
et bars dans la rue Sud Xiushui.
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Ambiance
tibétaine, dès l’entrée du restaurant.
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L’intérieur
du Makyame.
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Vous
serez accueilli sur place par le maître des lieux, Chenang
Wangqing, originaire de l’Est du Tibet. Dès l’escalier
menant au Makyame, on a l’impression de pénétrer dans
un nouveau monde, étrange et magique. Accrochés aux murs
jaunes, des masques tibétains, une peau de taureau avec
dessinés, les quatre protecteurs du Bouddha Dharma, des
peintures Tanka, une paire de fahao, longues trompettes
utilisées lors des rituels religieux et un moulin à prière
géant. Sous le moulin, à même le sol noir ciré, des pierres
sacrées Mani et des tapis en laine de yack.
Sur les tables, le long des fenêtres,
sont posées des sets de table en laine tibétaine. Sur
un côté de la pièce se trouve un magnifique bar en bois
sculpté, témoin du luxe, de l’élégance et de la délicatesse
de la culture tibétaine et qui s’harmonise avec l’atmosphère
de richesse et de simplicité du lieu. Sur une étagère
enfin, on trouve des livres et des albums dans différentes
langues sur la philosophie et la culture tibétaines.
Les cuisiniers tibétains vous
proposent la cuisine de leur terre d’origine, se déclinant
en plus d’une centaine de plats allant des brochettes
de mouton à la soupe de légume bala-bani en passant le
dessert zhuoma-zhesi, le yaourt au lait de yack, le thé
au beurre ou encore un véritable alcool d’orge qingke.
Cet alcool justement, tout comme le masheng, un type de
dessert, les tsoma, ces longues racines comestibles tirées
d’une plante tibétaine ainsi que les assaisonnements sont
tous en provenance directe des hauts-plateaux tibétains.
Dans cette atmosphère à la fois
classique et élégante, on peut aller s’asseoir à côté
d’une fenêtre, et commander à la carte qui, outre les
spécialités tibétaines, comprend également une riche sélection
de plats indiens, népalais ou occidentaux et de vins.
Dehors, des arbres forment un
écran protecteur naturel, nous séparant du bruit et de
l’agitation de la rue pékinoise. |
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Un
moulin à prière géant au-dessus d’une pile de pierres
sacrées mani.
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L’intérieur
du restaurant.
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