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La
Chine est depuis toujours un grand pays agricole et sa population
rurale atteint 800 millions de personnes. L’agriculture occupe
donc une place importante dans l’économie nationale chinoise
et les questions concernant le monde paysan sont de la plus
haute importance pour le bien-être du pays tout entier.
Depuis la fondation de la République
populaire de Chine en 1949, et plus particulièrement au cours
de ces 20 dernières années, l’agriculture chinoise a connu
un rapide développement. Non seulement la Chine réussit désormais
à nourrir 25 % de la population mondiale avec seulement 7
% des terres arables de la planète, mais les réserves en céréales
ont même pu augmenter de manière régulière. Cependant, dans
certaines régions, le secteur primaire souffre encore d’un
manque de compétitivité du fait de productions en petite quantité,
de mauvaise qualité et d’un prix de revient élevé. Dans ces
régions, le revenu agricole a progressé moins rapidement que
la moyenne nationale.
L’entrée de la Chine à l’Organisation
mondiale du commerce (OMC) est synonyme à la fois d’opportunités
et de défis. Savoir comment l’agriculture chinoise pourra
s’adapter à ce nouvel environnement est une question qui concerne
autant les autorités que le grand public.
Lors de la 5e session de la IXe Assemblée
populaire nationale (APN) et de la 5e session du IXe Comité
national de la Conférence consultative politique du peuple
chinois (CCPPC) en mars dernier, les représentants des différentes
provinces et régions ont longuement discuté de ces questions.
Durant cette session également, LA
CHINE a pu rencontrer Du Qinglin, ministre chinois de l’Agriculture.
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La
mécanisation agricole en Chine.
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Tomates
bios cultivées dans la province du Guangdong.
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Transformation
de produits agricoles destinés à l’exportation.
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La
Chine : Quels sont les défis auxquels doit faire face
la Chine, après son entrée à l’OMC ? Du Qinglin : L’entrée
de la Chine à l’OMC va, bien évidemment, avoir un impact sur
l’agriculture chinoise et ceux qui en souffriront le plus
sont les agriculteurs dont les prix de revient approchent
ou dépassent les cours mondiaux. Les engagements pris par
la Chine pour pouvoir entrer à l’OMC vont entraîner une rapide
augmentation des importations de produits agricoles et à un
excédent sur le marché domestique et affectera de cette manière
le revenu des fermiers et des employés agricoles.
Mais
par ailleurs, l’entrée de la Chine à l’OMC offre une chance
de développement à l’agriculture chinoise . Elle favorisera
l’ajustement de la structure de la production agricole, l’entrée
de capitaux étrangers, de techniques et d’expériences de gestion,
la compétitivité des produits agricoles. L’adhésion
de la Chine à l’OMC oblige aussi la Chine à mettre sa politique
agricole en phase avec les règles de l’OMC et à augmenter
les investissements dans ce secteur.
Cela
dit, face à l’impact qu’aura l’entrée de la Chine à l’OMC
sur la production agricole chinoise et le revenu des agriculteurs,
nous chercherons à exploiter au maximum nos avantages et à
minimiser nos faiblesses, afin de réduire, dans la mesure
du possible, les effets négatifs.
La
Chine : Dans son Rapport sur les activités du gouvernemet,
le premier ministre Zhu Rongji explique : « En dernière analyse,
pour augmenter les revenus des paysans, il faut accélérer
la restructuration de l’agriculture et de l’économie rurale,
développer vigoureusement la gestion industrielle de l’agriculture,
pousser activement le passage de l’agriculture traditionnelle
à un agriculture moderne. » Quels sont les principaux domaines
sur lesquels l’effort doit porter pour restructurer l’agriculture
chinoise au cours des prochaines années ?
Du
Qinglin : Il y a quatre tâches prioritaires : 1. Ajuster
et optimiser la répartition de la production agricole en fonction
des spécificités régionales ; 2. Accélérer la culture de produits
agricoles de qualité, spécialisés et bio et l’amélioration
de la qualité des produits ; 3. Développer le secteur de la
transformation des produits agricoles et augmenter la valeur
ajoutée des produits agricoles ; 4 . Restructurer l’emploi
rural et accélérer le transfert de main-d’œuvre vers d’autres
secteurs.
La
Chine : Le développement de l’agriculture est étroitement
lié à celui des sciences et des technologies. Quelles sont
les mesures que le gouvernement chinois va prendre dans ces
domaines ?
Du
Qinglin : Ces dernières années, le gouvernement chinois
a attaché beaucoup d’importance au développement scientifique
et technique de l’agriculture. Sur le plan de la recherche
scientifique, des organismes de recherche vont être réorganisés.
Cette année, les services des sciences et techniques appliquées
seront transformé en entreprises de technologies agricoles.
Le système de vulgarisation de la technique agricole sera
aussi réformé.
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Tournesol
géant. La sciences a permis d’augmenter la valeur ajoutée
des produits agricoles et donc les revenus des agriculteurs.
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Du
Qinglin, ministre de l’Agriculture.
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La
Chine : Comment augmenter les revenus des paysans est
au centre d’un vaste débat. Quelles mesures que le gouvernement
chinois va prendre pour stimuler l’augmentation des revenus
du monde agricole ?
Du
Qinglin : En 2001, les revenus nets par personne des paysans
ont augmenté de 4,2% par rapport à l’année passée. Pour cette
année cependant, l’augmentation devrait être moins forte.
Notre idée directrice face à ce problème est qu’il faut augmenter
davantage les investissements pour accélérer l’édification
d’infrastructures rurales, élargir la superficie des cultures
sylvicoles, réduire celle des champs labourés et réformer
le système des impôts et taxes ruraux afin d’alléger le fardeau
qui pèse sur les paysans.
La
Chine : Avec
l’élévation du niveau de la production agricole et la restructuration
de l’agriculture, une main-d’œuvre excédentaire est apparue
en grand nombre dans les campagnes. Comment le gouvernement
chinois répond-il à ce problème ?
Du
Qinglin : Face à ce problème, je pense que l’accélération
du transfert de la main-d’œuvre rurale excédentaire vers d’autres
secteurs est la seule voie possible si l’on veut permettre
le développement d’une agriculture moderne. Pour accélérer
ce processus, le gouvernement chinois a pris les mesures suivantes
: 1. Encourager à l’édification de petits bourgs ruraux, 2.
Développer les entreprises rurales qui jouent un rôle important
dans le recrutement de la main-d’œuvre rurale. 3. Développer
l’industrie de transformation des produits agricoles et les
métiers de service rural. 4. Orienter correctement le transfert
de la main-d’œuvre rurale vers les zone urbaines.
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Le
gouvernement chinois a donc pleinement pris conscience des difficultés
auxquelles l’agriculture chinoise fait face après l’adhésion de
la Chine à l’OMC et cherche, par une série de mesures appropriées,
à surmonter ces difficultés. Le Rapport sur les activités du gouvernement
du premier ministre Zhu Rongji affirme : « Il faut faire du renforcement
de l’agriculture et de l’augmentation des revenus des paysans une
tâche prioritaire dans le travail économique’’. Nous sommes convaincus
que, grâce aux efforts communs du gouvernement chinois et de son
peuple, l’agriculture chinoise pourra récolter les fruits de ces
réformes.
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