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Zang
Hong, sans doute le plus célèbre des colporteurs de Beijing.
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Saveurs
du vieux Beijing : Zang Hong sortant d’une maison traditionnelle.
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| Un
metteur en scène chinois a raconté un jour que, si son absence
ne pourrait sans doute pas interrompre le tournage d’un film
ou d’un téléfilm, ses apostrophes apportait une saveur toute
pékinoise aux films dans lesquels il apparaissait, comme « Les
Anecdotes du sud de la ville », « Le Tireur de pousse-pousse
», « Quatre génération sous un même toit » ou encore « Le dernier
empereur ». Ces apostrophes sont celles du célèbre « prince
des colporteurs » de Beijing, Zang Hong |
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Zang
Hong, maître de cérémonie d’un mariage traditionnel chinois.
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Zang
Hong (à gauche), lors d’un spectacle de danse du Lion.
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Monsieur
Zang, aujourd’hui âgée de 70 ans est mandchou. Enfant, il accompagnait
son père qui fabriquait des stands pour les commerçants sur les
foires ou dans les riches familles lors des grands évènements familiaux,
mariages ou funérailles. Mais rapidement, la demande en ce type
d’abris provisoires s’est tarie et M. Zang a dû lui aussi se mettre
à faire du commerce. Il a d’abord vendu des journaux, puis du lait
et du fromage de soja, des fruits et des légumes des quatre saisons
et j’en passe, bref, tout ce qui pouvait rapporter un peu d’argent.
M. Zang était encore très jeune mais il avait déjà touché à tout.
Après la Libération, on a profité de son talent pour construire
des abris pour l’affecter à une équipe chargée de construire des
échafaudages dans la compagnie de chemin de fer. Mais très vite,
on a repéré son don pour les imitations, le chant ou plus généralement
pour faire le pitre et il est devenu un humoriste professionnel
au sein de la Troupe d’artistes des Chemins de fer chinois.
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Sur
la rue commerçante de Wangfujing à Beijing.
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C’est
en interprétant le dialogue humoristique « Vente de
vieux tissus » que M. Zang s’est pris de passion pour
le monde des colporteurs. Sa connaissance de ce type
d’activités est petit à petit devenue célèbre et il
a commencé à jouer dans des films, téléfilms ou pièces
de théâtre. Il distingue plusieurs type de mélodies
dans les chants de colporteurs suivant les quartiers
de la capitale. Par exemple, les appels des vendeurs
de brochettes de fruits confis dans le Sud de Beijing
étaient directs et peu élégants, tandis que dans les
quartiers Ouest, ils étaient gracieux, profonds et longs,
afin de pénétrer jusqu’au plus profond des résidences
dans lesquelles vivaient les riches familles qui habitaient
là. Sur le marché de Dong’an, le cri était à la fois
fort, mielleux et clair pour attirer les jeunes passants.
Lorsqu’il joue, M. Zang porte
une calotte et une jaquette de coton bleu boutonnée
sur le côté droit. Il couvre les revers de son pantalon
de bandes molletières blanches d’un mètre de long et
d’une vingtaine de centimètres de large. Selon Zang
Hong, porter une longue toge avec une ceinture à la
taille et des bandes molletières aux revers du pantalon
était une manière pour les colporteurs d’autrefois de
faire preuve de respect vis à vis de leurs clients.
En marchant, ils relevaient les pans de leurs toge et
les coinçaient dans la ceinture.
Depuis, bien-sûr, Beijing a
changé. Mais au détour d’une rue ou d’une ruelle de
la vieille capitale, on peut toujours entendre le chant
des colporteurs. Rude, mélodieux et profond.
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