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Vase
en porcelaine émaillée fabriqué sous les Qing, conservé au
Musée des arts asiatiques Guimet (France).
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Vase
de l’Escadron fabriqué sous le règne Kangxi des Qing. En 1717,
le roi de Suisse échangea 600 cavaliers contre 18 vases en
porcelaine auprès de Frederick William, roi de la Prusse,
d’où leur nom (Musée de Zwinger, Dresde, Allemagne).
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Vase
en porcelaine orné de dessins de couleurs exporté en Asie
mineure sous les Qing.
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En
1988, un jeune rédacteur nommé Yang Weimin visitait les environs
de Xianyang dans la province du Shaanxi. Il monta au sommet
d’une colline et embrassa du regard les coteaux ondulants entrecoupés
de ravins. « Sous le lœss sont enfouis des reliques anciennes
qui sont autant de témoins de l’histoire, pensa-t-il. Qui sait
lesquels de ces coteaux sont des collines ou les tumulus des
tombeaux impériaux ? »
Il ramassa un fragment de tuile. Un
jeune berger lui dit : « Il y en a aussi chez moi. » Pour 5
yuans, il acheta à un paysan une tuile encore en bon état datant
des Han (206 av. J.-C. - 220). Elle devint la première pièce
d'une collection qu’il n’a cessé depuis d’enrichir.
Plus d’une dizaine d’années ont passé.
Yang Weimin est aujourd’hui pratiquement devenu un collectionneur
et un chercheur professionnel d’antiquités. Son logement encombré
de toutes sortes de vestiges anciens est un véritable petit
musée. S’il est difficile de calculer la valeur de ses mille
collections, leur propriétaire, Yang Weimin, lui, n’a pas fait
fortune car il a consacré toutes ses économies à collectionner,
classifier et étudier ses reliques.
En 1999, Yang Weimin commença à exécuter
un plan ambitieux élaboré depuis plusieurs années : visiter
en qualité de simple citoyen chinois tous les grands musées
du monde à la recherche des antiquités chinoise dispersées à
l’étranger et tourner un téléfilm documentaire en plusieurs
dizaines d’épisodes.
En juin 1999, il démissionna d’un poste
bien placé et créa une agence culturelle. S’endettant lourdement,
il commença son voyage à la recherche des trésors chinois à
l’étranger.
Aujourd’hui, il a déjà visité plus de
70 musées au Danemark, en Norvège, en Suède, en Allemagne, en
Belgique, aux Pays-Bas, en France, aux Etats-Unis et dans d’autres
pays, vu de ses propres yeux des centaines de milliers d’antiquités
chinoises dont un millier sont de véritables « trésors nationaux
». Il a même eu la chance de voir des pièces précieuses enfermées
dans les greniers des musées, jamais été exposées au public.
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Assiette
en porcelaine fabriquée à la fin de la dynastie des Ming et
exporté en Europe.
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Vase
en porcelaine fabriqué sous les Ming (Musée des arts d’Orient
de Suède).
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Tour du monde
Rosenbord signifie en danois « roseraie
». Il s’agit à l’origine d’un palais d’été construit en 1605 sur
l’ordre du roi du Danemark. Y sont aujourd’hui exposés un millier
de bijoux royaux de différentes époques. Plus étonnant : ce palais
affecte une pièce spécialement aux porcelaines chinoises. Si dans
les autres salles, toutes les collections de peintures ou sculptures
sont exposées à l’air libre, quelque que soit leur valeur, dans
la salle réservée aux chines, les assiettes, bols et tasses en porcelaine
chinois sont tous fixés au mur derrière une paroi de verre qui fait
toute la hauteur de la pièce. Les visiteurs ne peuvent les admirer
qu’à travers une vitre.
Les porcelaines chinoises sont également
exposées d’une manière très particulière dans le palais de Charlottenburg
à Berlin. Au mur de la salle d’exposition sont accrochées des porcelaines
chinoises de couleurs vives et de taille variée qui se réfléchissent
dans un grand miroir derrière elles, produisant un effet labyrinthique
éblouissant et fascinant. Construite en 1706, cette salle renferme
3 000 porcelaines précieuses fabriquées sous le règne Kangxi (1662
- 1722) de la dynastie des Qing sur commande de la cour royale allemande.
Au début du XVIIIe siècle, la possession de porcelaines de Chine
était un symbole de qualité, de position sociale et de richesse
en Europe.
Le Musée d’art décoratif de Copenhague au
Danemark conserve un vase de porcelaine bleu et blanc, de forme
plate et haut de 50 cm, fabriqué sous le règne Yongle (1403 - 1424)
de la dynastie des Ming. Les décors représentent des fleurs de lotus
avec des tiges, motifs fréquents dans l’imagerie bouddhique. Malgré
les années écoulées et un voyage à travers l’océan, il est encore
parfaitement intact et paraît neuf, ce qui en fait d’ailleurs, de
l’aveu même d’un employé, « le trésor de notre musée ».
Statuettes
peintes offertes comme don par l’empereur Yongzheng
des Qing à la cour royale suédoise (Musée national
de Suède).
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Le
Musée d’art décoratif d’Oslo en Norvège conserve aussi
un vase sphérique en porcelaine décoré de fleurs de
lotus et d’un dragon, datant du règne Yongle des Ming.
Le dragon à trois griffes volant entre les nuages flottants
est palpitant de vie. D’après le conservateur du musée,
il n’existe que trois vases sphériques du même genre
dont l’un est à Taiwan et l’autre aux Etats-Unis.
Actuellement, il ne reste dans
le monde qu’une soixantaine de porcelaines cuites dans
le four Ru, un des cinq fours connus de la dynastie
des Song (960 - 1279). Le Musée d’anthropologie de Gothenburg
en Suède a la chance de posséder des assiettes fabriquées
dans ce four. Ces deux assiettes sont de couleur bleu
foncé et d’un diamètre de 10 cm chacune. En les regardant
attentivement, on trouve de petites craquelures sur
la glaçure.
Le musée Linden à Stuttgart
n Allemagne possède une collection de bronzes chinois
de premier choix. Mais ce dont le Dr Klaus Joachim Brandt,
directeur du département d’Orient, est le plus fier,
ce sont des dizaines de laques chinoises très rares.
Il reçoit rarement personnellement des visiteurs. Mais
quand il avait appris que Yang Weimin voulait faire
un documentaire pour montrer aux spectateurs chinois
les anciens trésors chinois dispersés à l’étranger,
il l’introduisit directement dans les réserves dont
l’entrée est interdite aux visiteurs.
Le Dr Brandt ouvrit une à une
des boîtes de bois contenant des objets laqués encore
luisants. Un boîtier laqué datant de la dynastie des
Han de l’Ouest (206 av. J.-C. - 24) contenait encore
du fard d’il y a 2 000 ans !
Le directeur du Musée des arts
d’Orient de Berlin, le Dr Willibald Veit, conduisit
Yang par une porte dérobée dans la salle de Chine et
lui permit de filmer toutes les collections provenues
de Chine, bronzes, laques, statues de Bouddhas, peintures,
meubles, etc.
Jean-Paul Desroche, directeur
du Département des arts asiatiques Guimet des Musées
nationaux à Paris, ouvrit personnellement ses armoires
pour montrer à Yang Weimin des trésors d’origine chinoise
et discuta même avec lui de l’âge et des caractéristiques
de certaines antiquités.
Yang Weimin remercie vivement
les directeurs et spécialistes des musées des différents
pays grâce à l’aide desquels il a pu découvrir tant
d’antiquités chinoises dispersées dans le monde. |
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