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Exclusif
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La
sécurité sociale en Chine
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Après
la réforme de la politique du logement, le gouvernement
encourage les entreprises travaillant dans l’immobilier
à construire des logements à des prix modérés répondant
aux attentes des personnes disposant de revenus moyens ou
faibles.
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Li
Yongli, un jeune handicapé, n’a guère eu l’occasion d’éprouver
la joie de travailler. De fait, il a perdu son emploi temporaire
au bout de 10 mois seulement. Sans aucun revenu, il a déposé
en mai 1999 une demande d’assistance sociale au Bureau de
son quartier et obtenu un certificat permettant de percevoir
une allocation de sécurité sociale à Beijing. Depuis lors,
il bénéficie de l’allocation minimum pour les habitants
de Beijing. « L’allocation ne représente pas une grosse
somme, explique-t-il, mais je suis bien soulagé. »
En
Chine, Li Yongli fait partie du groupe sociale des personnes
en difficulté. Le système d’allocation minimum vitale des
citadins est une mesure importante du système de sécurité
sociale. Il incarne le soin et le soutien accordés par le
gouvernement chinois aux personnes en difficulté.
Aide
aux personnes en difficulté
Les
conditions de vie des personnes en difficulté ont été discutées
lors de la 5e session de la IXe Assemblée populaire nationale
(APN) et de la 5e session du IXe Comité national de la Conférence
consultative politique du Peuple chinois (CCPPC). « Il faut
accorder une aide spéciale à l’emploi aux personnes en difficulté.
» a souligné le premier ministre Zhu Rongji dans son rapport
sur les activités du gouvernement chinois.
Les
personnes en difficulté représentent un groupe à la fois
pauvre et nombreux dans les villes et se composent essentiellement
de chômeurs, de handicapés et de personnes âgées qui ne
bénéficient d’aucune aide, confrontés à de nombreuses difficultés
dans des domaines comme les conditions de vie, l’emploi
et l’accès aux soins médicaux. Le système de garantie du
minimum vital pour les citadins entré en application en
1997 a ouvert un parapluie de protection à ces personnes.
Comme Li Yongli, pour les bénéficiaires du système de sécurité
sociale, le soulagement moral qu’apporte ce système dépasse
grandement le bénéfice matériel.
D’après
le ministre de la Sécurité sociale, Zhang Zuoji, avec l’augmentation
du nombre de personnes en difficulté, les départements financiers
à tous les échelons devront augmenter les investissements
dans la garantie du minimum vital pour les citadins.
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Madame
Zhang, vendeuse de journaux, de revues et de billets
de loterie dans un kiosque à Shanghai. Après avoir été
licenciée par une usine textile, elle a reçu une formation
de retour à l’emploi avant d’ouvrir ce kiosque à journaux.
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Installations
sportives mises en place dans des quartiers résidentiels
en ville, très prisées des retraités.
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Un
médecin du canton de Haining dans le Zhejiang rendant
visite à une participante à un programme de soins médicaux
coopératifs. Différents système de soins médicaux dans
les régions rurales sont actuellement testés en Chine.
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Assurance contre le chômage
En
comparaison avec les pays développés occidentaux, le système
de sécurité sociale a été tardivement mis en place en Chine.
De 1949, année de la fondation de la République populaire
de Chine, à 1982, lorsque le système de l’économie de marché
a été établi, les employés des entreprises d’Etat ont bénéficié
des soins médicaux gratuits, de logements fournis par leur
unité de travail et d’une pension de retraite et ils ne s’étaient
jamais inquiétés pour leur futur.
Dans
le contexte de la transition de l’économie planifiée vers
l’économie de marché et du développement rapide de l’économie
chinoise dans son ensemble, des entreprises d’Etat ont été
restructurées, fusionnées ou déclarées en faillite, tandis
que des entreprises privées ont émergé. Les travailleurs en
surnombre des entreprises d’Etat ont été licenciés ou affectés
à d’autres tâches. L’ancien
système de protection sociale s’est révélé inadapté aux transformations
de la société et sa refonte s’est avérée nécessaire.
En
1986, pour mener à bien la restructuration des entreprises
d’Etat et la réforme du système de travail et garantir la
vie des employés licenciés, le Conseil des affaires d’Etat
a promulgué le Règlement provisoire sur l’assurance pour les
employés licenciés et en attente d’un réemploi. La promulgation
de ce règlement marque en fait l’établissement du système
d’assurance contre le chômage.
Le
22 janvier 1999, le Conseil des affaires d’Etat a promulgué
le Règlement sur l’assurance contre le chômage complété ensuite
par d’autres règlements. Outre les employés des entreprises
d’Etat, ceux des autres types d’établissements comme les entreprises
collectives, les entreprises privées et celles à capitaux
étrangers, les organes de l’Etat, les organismes sociaux et
les institutions sont couverts par le système d’assurance
contre le chômage.
Désormais,
tous les employés des entreprises d’Etat ou privées bénéficient
du système de sécurité sociale. A la fin de l’an 2001, plus
de 100 millions de personnes avaient adhéré à l’assurance
contre le chômage. Fin 2002, plus de trois millions de personnes
toucheront une allocation chômage, représentant, au niveau
national, plus de 20 milliards de yuans d’allocations.
Assurance vieillesse
Avant
les années 1990, était appliqué en Chine un système simple
de pension payée par l’entreprise à ses retraités. Mais avec
la mise en œuvre de l’économie de marché, certaines entreprises
ont été fermées, fusionnées ou restructurées et n’ont plus
été en mesure de payer les retraites.
En
1991, le gouvernement chinois a décidé d’établir un système
d’assurance vieillesse de base combinant une assurance contractée
par l’entreprise pour ses employés et l’épargne personnelle.
Avec la réforme et le perfectionnement du système d’assurance
vieillesse, de plus en plus d’employés et de retraités ont
opté pour ce système. Fin 2001, ils étaient respectivement
100 millions et 33,46 millions à avoir contracté ce type d’assurance.
Grâce
à l’assurance vieillesse, la vie des retraités est garantie.
Dans le district de Kaijiang par exemple, un petit district
au sud des monts Daba dans la province du Sichuan, le gouvernement
de district et le Bureau de la sécurité sociale ont dès 1995
réformé le système d’assurance vieillesse et protégé les intérêts
des retraités. Xiong Yunzhen, une ancienne professeur à la
retraite âgée de 80 ans, n’avait pas reçu la pension de son
école depuis plusieurs mois. Quand les versements de sa retraite
ont repris grâce à la réforme du système d’assurance vieillesse,
elle a manifesté toute sa gratitude au Bureau de la sécurité
sociale. « Vous m’avez rendu un grand service. » a-t-elle
expliqué.
D’après
les données du 5e recensement général effectué en 2000, les
personnes âgées de plus de 65 ans sont au nombre de 88,11
millions, soit 6,96% de la population chinoise. La Chine vieillit,
posant un immense défi au système d’assurance vieillesse en
vigueur. Pour atténuer la pression exercée par les dépenses
croissantes générées par les retraites et protéger les intérêts
des assurés, le ministère chinois du Travail et de la Sécurité
sociale a proposé d’élargir la sphère de l’assurance vieillesse
afin qu’il concerne également les entreprises à capitaux étrangers
et les entreprises privées.
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Des
écoliers de l’école primaire du village Fuxi dans le district
de Yanchuan au Shaanxi. La Chine garantit une instruction
obligatoire durant neuf ans, mais les conditions d’enseignement
restent insatisfaisantes dans des régions reculées et pauvres.
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Exercice
de remise en forme.
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Assurance
médicale
Liu
Jianhua, employé de la Société d’industrie légère Tengda de
Zunyi dans la province du Guizhou, a subi une opération de transplantation
des reins pour soigner une urémie. Mais les frais de traitement
contre le rejet étaient si importants que sa société n’a plus
été capable de payer. Le 1er avril 2001, un nouveau système
d’assurance médicale est entré en application à Zunyi. Désormais,
ses frais médicaux sont pour la plus grande partie à la charge
du département d’assurance médicale et la famille Liu a ainsi
été libérée d’un double fardeau, financier et moral.
Dans
les années 1950, un système de soins médicaux gratuits et de
protection du travail fut mis en place en Chine. Mais avec l’arrivée
de l’économie de marché et l’approfondissement de la réforme
dans les entreprises d’Etat, ce système n’a plus été en mesure
de garantir des soins médicaux élémentaires aux employés. En
1998, le Conseil des affaires d’Etat a décidé de réformer le
système d’assurance médicale pour les employés à l’échelle nationale.
Le nouveau système d’assurance médicale élémentaire combine
une mutualisation de l’assistance à un compte personnel et les
frais d’assurance sont à la charge des employeurs et des employés.
Le nouveau système couvre tous les organes de l’Etat, les institutions
et les entreprises de tout genre : entreprises publiques ou
collectives, à capitaux étrangers ou mixtes ou encore entreprises
privées.
Fin
2001, 97% des villes chinoises de niveau préfectoral et supérieur
avaient entamé la mise en œuvre de la réforme du système d’assurance
médicale et quelque 76,29 millions d’employés avaient adhéré
au programme. Parallèlement, ont également été entreprises la
réforme des institutions médicales publiques et celle d’industrie
pharmaceutique afin d’établir un mécanisme de concurrence entre
elles, d’offrir de meilleurs services et de baisser les frais
médicaux.
Cette
année, les fonctionnaires seront également couverts par le système
d’assurance médicale et celui des soins médicaux gratuits qui
a été appliqué pendant des dizaines d’années prendra fin. A
la fin de l’année, le système d’assurance médicale couvrira
toutes les villes chinoises de niveau préfectoral et supérieur
et le nombre de bénéficiaires atteindra les 85 millions. Mais
pour mieux protéger les intérêts des assurés, la réforme du
système d’assurance médicale doit être encore approfondie et
perfectionnée.
Un
système de sécurité sociale unifié, normalisé et performant
est en train d’être mis en place en Chine, basé essentiellement
sur l’assurance contre le chômage, l’assurance vieillesse et
les soins médicaux, le bien-être social, la garantie du minimum
vital des citadins, un système de retour à l’emploi des personnes
licenciées, l’assurance contre les accidents, l’assurance grossesse
et la sécurité sociale dans les régions rurales. La loi sur
la sécurité sociale a déjà été soumise à l’examen de l’Assemblée
populaire nationale pour ratification. |
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