
Jia
Hepu portant une hotte de bambou.
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Jia
Hepu en train de manœuvrer la soufflerie d’une forge
dans un ancien bourg.
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Jia
Hepu est une américaine originaire de Philadelphie. Ce nom
chinois, elle se l’est donné par amour pour la Chine et son
immense culture. Pourtant, lorsque, au début des années 70,
elle a mis pour la première fois le pied en Chine, elle connaissait
encore peu de choses sur cet immense, mystérieux et ancien
pays.
Bien-sûr, elle avait lu des livres. Les
histoires de fantômes écrites par Pu Songling, écrivain des
Ming (1368-1644), la grand-mère Liu du Rêve dans le Pavillon
rouge de Cao Xueqin (dynastie des Qing) ainsi que l’ancienne
route des Shu (221-263) décrite dans le Roman des Trois Royaumes
(par Luo Guanzhong) étaient gravés dans son cœur. Et depuis,
elle n’attendait qu’une chose : parcourir de ses propres pieds
l’ancienne route des Shu, surnommée également la Route de
la Soie du Sud et les régions humides du Sud de Yangtse.
Au début des années 70, la visite en Chine
du président Nixon en Chine a amorcé le dégel des relations
entre la Chine et les Etats-Unis. Jia Hepu, qui terminait
alors ses études de chinois à Taiwan, a sauté sur l’occasion
et fut parmi les tous premiers Américains à pouvoir à cette
époque se rendre en Chine où elle resta trois mois. La magnifique
ville de Beijing, l’ancienne Grande Muraille et le plateau
du Yunnan et du Guizhou sont parmi les meilleurs souvenirs
d’un voyage qui lui permit de parcourir pratiquement moitié
de la Chine.

Passerelle
à flanc de falaise le long de la route de Jianmen
des Shu.
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Au
moment de quitter l’ancien bourg, photo-souvenir devant
une porte portant le caractère chinois Bonheur. «
Pour porter bonheur à ma famille et à mon fils. »
confie-t-elle.
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Depuis,
Jia Hepu est revenue à plusieurs reprises en Chine, tissant
des liens très étroits avec ce pays. Ainsi, dans sa maison
de Philadelphie, sont exposés toutes sortes d’objets chinois
qu’elle a rapportés de ses périples et qu’elle fait découvrir
avec enthousiasme à ses visiteurs. Si elle veut inviter ses
amis à manger, ce sera forcément dans un restaurant tenus
par des Chinois et le dîner se transformera en conférence
sur la gastronomie chinoise. Son fils, quant à lui, apprend
aussi le chinois auprès d’elle depuis son enfance et est un
grand amateur de cuisine chinoise.
Il y a peu, Mme Jia s’est rendu pour la
sixième fois en Chine pour remonter à pied l’ancienne route
de Jianmen des Trois Royaumes (220-280), et découvrir l’ancien
bourg de Xiasi dominé par la passe de Jianmen et les ruines
de la passe stratégique des Shu (221-263). Voyage au cours
duquel j’ai eu le privilège de la suivre, me permettant de
découvrir la rigueur de ses méthodes de travail. Ainsi, à
peine arrivée sur un nouveau site, elle commence par consulter
tous les documents s’y rapportant dans la bibliothèque, se
fait des amis, prend des photos et des notes…Elle m’a confié
qu’elle était véritablement tombée amoureuse des sites historiques
des Shu et qu’elle va revenir les visiter. Rendez-vous est
pris pour le printemps prochain…
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