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D’ici
dix ans, la Chine devrait rejoindre les pays membres de l’Association
de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) pour fonder en commun une zone de libre-échange.
D’ici là, avec la mise en service de la route fluviale internationale
sur le fleuve Lancang et l’ouverture de la route Kunming-Bangkok,
les relations entre la Chine et ces pays devraient s’approfondir
dans tous les domaines. Du fait des promesses annoncées par cette
coopération, des jeunes gens de plus en plus nombreux en provenance
de ces pays ont décidé de remonter le Mékong, pour poursuivre leurs
études à Kunming. Galerie de portraits de ces étudiants étrangers
de l’Université de Kunming.
Du Weisha, 21 ans, n’est arrivé de Hanoi
à Kunming qu’il y a quelques mois, mais son niveau de chinois est
si bon qu’il est impossible de deviner qu’il est vietnamien. Dans
la cantine, il fait la queue en tenant son plateau - un plateau
en acier inoxydable, comme il n’en a jamais vu au Vietnam et qu’il
trouve bien commode… - avec les autres étudiants pour payer son
repas. Etudier le chinois à Kunming, c’est le désir du père de Du.
Avant de venir, il avait déjà appris le chinois pendant un an dans
un institut de langue chinoise à Hanoi. Les échanges commerciaux
et culturels entre la Chine et le Vietnam se développant rapidement,
comprendre le chinois peut lui permettre de trouver un bon emploi.
Huang Sengde (dit « le panda » selon ses
camarades et même ses professeurs), Thaïlandais de 19 ans, est vif
et plaisant, jamais en reste d’un bon mot. Il est resté seulement
six mois à Kunming, qui lui a laissé des impressions mitigées. A
ses yeux, ‘‘les hommes de Kunming s’habillent bien, mais leurs cheveux
sont toujours ébouriffés. Les femmes sont belles, mais elles se
maquillent ou trop ou trop peu.’’ Son loyer de 800 à 1000 yuans
par mois est à peu près équivalent à ce qu’il payait en Thaïlande.
Mais surtout, pour lui, Kunming, ce sont deux souvenirs impérissables
: un gros chagrin d’amour et … la saleté repoussante des toilettes
publiques !
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Pause
sous le doux soleil du Yunnan.
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Discussion
multilatérale.
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Ma
Xiaoyi, Thaïlandaise, avec son ami sud-coréen.
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Huang
Shende, Thaïlandais de 19 ans, vif et plaisant, dit « le pandas
».
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Ma
Xiaoyi, Thaïlandaise de 21 ans, apprécie quant à elle le climat
de Kunming, où le printemps dure toute l’année. « La ville est magnifique
et a beaucoup changé par rapport à il y a 5 ans lorsque j’étais
à Kunming », affirme-t-elle. Mlle Ma a un goût particulier pour
les « chinoiseries » et s’offre de temps à autre quelques objets
artisanaux et des vêtements. Si elle est venue se perfectionner
en chinois, « c’est pour faire du commerce avec les Chinois », explique-t-elle.
Son ami, sud-coréen, Li Yongwen vend des objets artisanaux à Dali
(Yunnan). Quand il a du temps, il vient à Kunming voir Mlle Ma,
et ensemble, ils en profitent pour assister à un match de football
ou un concert, leurs deux passions.
Cai Jinhai, Thaïlandais, lui, ne comprend
pas pourquoi les colporteurs de Kunming portent un costume européen
: si les petits marchants thaïlandais s’habillent librement, leurs
confrères chinois sont toujours tirés à quatre épingles ! Il vit
à Kunming depuis plus de quatre mois, a été à Dali qu’il a beaucoup
aimé et il veut ouvrir une usine dans l’avenir. Selon lui, les méthodes
pédagogiques chinoises permettent de bien étudier, même s’il préfèrerait
que les cours commencent à neuf heures plutôt qu’à huit heures du
matin… Il apprécie aussi le fait que, contrairement à la Thaïlande,
l’université n’impose pas le port d’uniforme. « Les habitants de
Kunming sont très chaleureux avec nous, peut-être que c’est parce
que nous sommes étrangers. En tous cas, j’espère me faire beaucoup
d’amis chinois », affirme-t-il dit.
De Xu Yuchang, un Thaïlandais voulant devenir
professeur à Ruan Baoyin, une jeune Vietnamienne tombée amoureuse
de Kunming, les étudiants étrangers dans la capitale du Yunnan sont
nombreux et divers. Ils partagent cependant un point commun : pour
tous, vivre à Kunming aura été une expérience aussi enrichissante
qu’agréable.
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