2002.09

Les étrangers en Chine

 

Le cœur chinois d’un jeune Français

 

Texte : Ai Mei
Photos : Jiang Nan



Découverte des méthodes de fabrication traditionnelles du nord du Sichuan des graines de soja fermentées aux épices. Après avoir longtemps hésité, Ai Sihua a finalement accepté de goûter…
Reconstitution d’une légende millénaire : les trois amis, Liu Bei, Guan Yu et Zhang Fei, fraternisant dans un verger de pêchers.

    Ai Sihua est un jeune français extraordinairement sympathique âgé à peine de 24 ans. Il est né dans une grande famille ayant depuis longtemps des liens étroits avec la Chine : en effet, parmi ses ancêtres, nombreux sont ceux, diplomates ou missionnaires, à s’être rendus en Chine. Enfant, il s’est souvent passionné pour les récits de voyage en Chine des grands, lui ouvrant de nouveaux horizons vers ce pays de mystère. Il y a trois ans, plein de curiosité et d’émotion, il a profité de ses vacances universitaires pour venir en Chine.
    En escaladant le Jiuzaigou, en nageant dans les eaux du lac Lugu, après avoir visité le Sichuan, le Tibet, le Xinjiang, une douzaine de provinces et de municipalités de l’Ouest, il est tombé amoureux de la Chine. Sa longue histoire, sa culture d’une richesse extraordinaire, la beauté de ses paysages naturels et artificiels, ses coutumes particulières ont tout particulièrement capté son attention formant un nœud chinois dans son cœur…

Une meule en pierre, nouveau « jouet » pour les visiteurs étrangers, qui après moult efforts, ont finalement réussi à savoir l’utiliser…
Avec une hotte sur le dos, pour se faire une idée de la vie du temps du royaume de Shu.

« Je peux vous donner un coup de main ? ».

Danse juive, une palanche sur l’épaule .

    Après avoir terminé ses études universitaires, il a commencé à travailler pour une célèbre agence de photographie française. Il a ensuite pu revenir dans ce pays dont le souvenir le hantait, étudier la Chine, la photographier, la présenter mais surtout partir à la recherche des anciennes villes d’histoires et de cultures et des paysages ayant pu garder leur aspect originel. Petit, il avait entendu les adultes parler de Jianmenshudao et de la vielle ville de Zhaohua. Cette fois-ci, accompagné d’un ami, Alexandre, il est venu spécialement à Beijing, après un long voyage, pour réaliser son rêve… Zhaohua, encerclée à gauche par la rivière Han et à droite par la rivière Bai, même s’il ne reste plus rien des scènes de batailles de l’époque des Trois Royaumes (220 - 280), conserve les murailles datant des Qin et des Han, qui ont résisté à des millénaires d’intempéries, les autels dans les temples, portant les traces du temps qui passe, les anciennes rues dallées qui accueillent les passants depuis les Han et les Tang. Le charme de l’ancienne ville de Zhaohua a non seulement atttiré le regard de ces deux jeunes étrangers mais a aussi profondément touché leur cœur. Ils ont décrit tout ce qu’ils ont vu et entendu à leurs amis et membres de famille restés à Paris, partageant la beauté de la culture de l’Etat des Shu (époque des Trois Royaumes) que respire cette ancienne cité.
    Avant de partir, la tête encore pleine de ces superbes http://www.rmhb.com.cn/chpic/htdocs/rmhb/X/200209/images, ils ont pensé inviter leurs collègues photographes européens, organiser un voyage pour goûter aux paysages étranges, grandioses, dangereux et beaux de la cultures de Shu.