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Les
visages souriant des enfants tibétains.
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L’affabilité,
source de la fortune.
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A
l’arrivée au Tibet, on est frappé par la couleur pure et vive de
la terre, du soleil, de la lune, des montagnes, des cours d’eau,
des édifices, des mises et parures des gens, des drapeaux, des bannières
bouddhistes flottant au gré du vent embellissent tous les coins
du sol tibétain. Même les divinités de cette région ont chacune
leur caractère particulier : elles sont souriantes en tenant un
bouquet de fleurs à la main ou se regardent en chien de faïence
une épée dans la main. Elles laissent percer leur joie ou leur colère,
à la différence des divinités du reste du pays qui ont pour la plupart
un air pensif, circonspect et prévoyant.
L’ambiance culturelle et les conditions de vie particulières du
plateau enneigé ont donné naissance au caractère spécifique du peuple
tibétain. Quand on marche au Tibet, toutes les personnes que l’on
croise semblent être de vieux amis. Qu’on les connaisse non, elles
adressent toujours au passant un sourire bienveillant, comme ce
qu’on chante dans une chanson populaire : le sourire se lit sur
le visage et l’amitié est gardée dans le cœur…
Ce doux sourire, reflet du caractère optimiste, magnanime et inflexible
des Tibétains reste gravé dans la mémoire de tous ceux qui ont voyagé
au Tibet. Que vous entrez dans une yourte solitaire dressée dans
la steppe alors que vous êtes accablé de fatigue et de faim ou que
vous vous joignez gaîment à la foule célébrant le Norbu Linka sur
la route, vous comprendrez ce que signifie l’hospitalité légendaire
des Tibétains. Outre le thé au beurre parfumé, on vous accueillera
avec un sourire gracieux qui vous réchauffera le cœur. De fait,
ce n’est pas seulement de l’hospitalité, mais un mode de vie légué
de génération en génération chez les Tibétains.
En apercevant ces sourires gracieux qui illuminent le visage de
la personne rencontrée sur la route, on sent que ce sont les salutations
venues du plus profond de l’âme. Ce sourire affable et communicatif
aussi chaud que la lumière du soleil permet le rapprochement de
deux âmes étrangères.
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Donnant
sur la rue, les vieilles maisons ont pour la plupart
été bâties sous les Ming (1368-1644) et les Qing -1644-1911).
Les murs en briques grises sont couverts par des toits
noirs, les portes et les fenêtres sont en bois, les
corniches sont relevées, les charpentes sont sculptées
et peintes.
La
maison de la famille Wen est la plus grande et la
mieux conservée de la bourgade. Construite au début
de la dynastie des Qing et constituée d’un hall d’entrée,
d’une salle principale et d’une salle postérieure,
elle couvre plus de 320 m². Les charpentes et le toit
sont en bois, les treillis des fenêtres sont ciselés
en forme de fleurs. Les deux portes principale et
postérieure communiquent. Selon Wen Guanglin, descendant
de la dixième génération de la famille Wen, c’est
son ancêtre, gouverneur de la province à l’époque
des Qing, qui fit construire cette maison dans laquelle
logent aujourd’hui Wen Guanglin, son fils et son petit-fils,
son autre fils ayant déménagé dans le Guangdong.
Bien
évidemment, ce n’est pas de gaîté de cœur que M. Wen
se voit obligé de quitter sa maison. Mais le grand
barrage des Trois Gorges permettra de dompter les
eaux, c’est une affaire d’Etat et qui bénéficiera
au peuple, il n’y pas d’autre choix que de s’y soumettre
reconnaît-t-il aussi, tout en espérant que sa maison
puisse être reconstruite ailleurs.
37
000 habitants de Dachang ont déjà déménagé, le millier
qui reste est sur le point de le faire. Cependant,
tout ne sera pas perdu : pour conserver le style original
de la bourgade de Dachang, l’Etat va investir 30 millions
de yuans dans la reconstruction à l’identique de cette
bourgade qui avait à peu près tout connu au cours
de ses 1 700 ans d’histoire, tout, sauf le risque
de disparaître à tout jamais sous les eaux du Yangtse…
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Le
retour du maître de maison.
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«
Sainte-Mère du haut plateau. »
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Plaisir
du travail.
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Un
homme Kangba jovial.
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