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L’ancien
siège de la Maison d’édition des tableaux du Nouvel-An en
1984.
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Le Dieu gardien de la porte.
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Yao
Jintang, 71 ans, premier directeur de la Maison d’édition
des tableaux du Nouvel-An, en train de relier son « Recueil
des histoires de tableaux de Nouvel-An de Zhuxianzhen. »
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Préparation
d’une matrice d’impression de tableaux du Nouvel-An.
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C’est
une coutume qui dure depuis 17 siècles. Chaque année, à l’occasion
de la Fête du Printemps, chaque famille appose un tableau de Nouvel
An. Cet art est différent des autres genres de peinture, on ne l’achète
que pour la Fête du Printemps, d’où son nom. A la veille du Nouvel
An, on affiche un tableau de ce genre sur sa porte pour avoir une
atmosphère de fête mais aussi exprimer des aspirations simples comme
une moisson abondante, une famille en bonne santé, éviter l’influence
diabolique ou chasser la calamité, etc.
Avec
le temps, en Chine, quatre lieux se sont progressivement distingués
pour leurs tableaux de Nouvel An : le village de Yangliuqing à Tianjin,
le village de Yangjiafu à Weifang (Shandong), le village de Taohuawu
à Suzhou (Jiangsu) et le village de Zhuxianzhen à Kaifeng (Henan).
Parmi ces quatre, ce sont les tableaux de Nouvel An de Zhuxianzhen
dont l’histoire remonte le plus loin. Avec leur style folklorique
et leur couleur locale accusée, elles sont appréciés tant en Chine
qu’à l’étranger.
Zhuxianzhen
a été fondé à la période des Royaumes Combattants (475 av. J.-C.-221
av. J.-C.). Durant la dynastie des Song (960-1279), cette zone,
position militaire près de la capitale des Song du Nord (960-1127),
prit de l’importance. Avec la mise en service du Grand Canal, Zhuxianzhen
connut son heure de gloire sous les Ming (1368-1644) et les Qing
(1644-1911) : Zhuxianzhen s’étendait alors sur 25 km2 et comptait
plus de 200 000 d’habitants, tandis que ses tableaux de Nouvel An
se répandaient vers tous les coins du pays, apportant la prospérité
économique.
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Séchage
d’une couleur d’un tableau, avant l’application de la suivante.
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Jeunes
gens venus de la ville choisir des tableaux du Nouvel-An.
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Les
tableaux de Nouvel An sont aussi appelés ‘‘Dieu gardien de
la porte’’. Leur histoire peut remonter jusqu’à la dynastie
Tang (618-907). Selon la légende, Li Shimin, empereur Taizong
des Tang, voyait souvent en rêve un démon qui lui réveillait
en sursaut lorsqu’il dormait. Pour le chasser, il donna l’ordre
à ses deux généraux, Qin Qiong et Yuchi Jingde, de veiller
en armes devant la porte. Dès lors, l’empereur put dormir
tranquillement. Mais, voyant bien que cette situation ne pouvait
durer éternellement, l’empereur fit afficher leur portrait
sur la porte, portraits qu’il appela ‘‘Dieu gardien de la
porte’’ et qui devinrent le sujet principal du tableau du
Nouvel-An.
Le
tableau de Nouvel-An en impression xylographique est généralement
composé de trois couleurs (vert, jaune et rouge), nombre qui
peut parfois atteindre neuf.
Selon
Zhang Jizhong, directeur de la Maison d’édition du tableau
du Nouvel-An, autrefois, les colorants étaient fabriqués avec
des minéraux et des végétaux : le noir avec l’huile de pin
diluée, le jaune avec du riz mélangé d’alun, le vert à partir
de bronze, le bleu extrait des graines de tournesol… Le papier
était fabriqué à partir de paille, etc. Ces dernières années,
les colorants chimiques sont également utilisés pour l’impression
des tableaux du Nouvel-An.
Zhouxianzhen
abrite aujourd’hui la Maison d’édition des tableaux du Nouvel-An
et l’Association de recherche sur les tableaux du Nouvel-An.
On y produit environ 300 000 tableaux qui sont vendus tant
en Chine qu’à l’étranger.
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