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Devant
un magasin, les porteurs attendent dans l’espoir de trouver
du travail.
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Vieux
ou jeunes, les porteurs vivent de leur force.
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«
Hou…
» Au son des rugissements de la sirène, un navire approche doucement
du quai de Chaotianmen à Chongqing, où un groupe de porteurs, les
yeux grands-ouverts, attend son arrivée. Le bateau a finalement
accosté. Immédiatement, tous les porteurs se précipitent vers la
berge pour solliciter du travail. Déjà, certains d’eux portent des
sacs et les bagages des passagers sur le quai. Sans autre moyen
que leurs muscles, les porteurs peuvent porter sur l’épaule des
objets lourds, comme une machine à laver. Huang Guangming, petit
mais costaud, et quatre autres porteurs qu’il dirige ont mis 17
valises sur une charrette à bras, les ont attachées avec une corde
et sont partis en poussant la charrette qui se balançait sur un
terrain accidenté.
Les
porteurs du quai comme Huang Guangming sont pour la plupart les
descendants des haleurs qui tiraient de toute leur force des bateaux
vers l’amont du fleuve Yangtsé. Les histoires de ces derniers sont
de nos jours encore très populaires. Avec la mise en service des
navires à moteur, les haleurs se sont retirés de la scène et ont
cédé la place aux porteurs qui cherchent un gagne-pain sur les rives
du Yangtsé.
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Porter
un poids plus lourd qu’eux-mêmes, une tâche courante pour
les porteurs.
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Coup
de blues. Lorsqu’ils n’ont pas trouvé de travail, les porteurs
sont souvent pris d’une irrépressible nostalgie de leur pays
natal et de leur famille. Dès que leur porte-monnaie sera
un peu rempli, ils n’auront plus qu’une seule envie : rentrer.
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Chongqing
a été construite sur des versants montagneux, raison pour
laquelle elle est aussi appelée la « ville des montagnes ».
A cause de sa configuration géographique particulière, on
a besoin de porteurs pour transporter des marchandises à travers
les rues en pente raide et les ruelles étroites aux nombreuses
marches jusqu’à leur destination finale. On compte ainsi à
Chongqing quelque 200 000 porteurs dont la plupart sont venus
des régions rurales. Ayant quitté leurs champs, ils viennent
gonfler les rangs des travailleurs migrants de cette ville.
Il
y a quelques années, la télévision de Chongqing a diffusé
un feuilleton en 20 épisodes intitulé « Les porteurs dans
la ville des montagnes ». Dans la Chine du Sud-Ouest, quelque
100 millions de personnes ont regardé ce téléfilm. Depuis,
les histoires de ces porteurs ont été largement diffusées
dans toute la Chine.
Comparés
aux personnages du téléfilm, les vrais porteurs sont plus
réalistes. Huang Guangming a un but et un espoir. Son but
: porter toujours plus pour gagner un peu plus d’argent. Son
espoir : son fils. « J’espère qu’il pourra étudier diligemment
pour entrer un jour à l’université, explique-t-il. Peu importe
le métier qu’il exercera demain pourvu qu’il ne soit pas porteur
comme moi. »
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