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A
cheval à la rencontre de la mariée.
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L’escorte
d’accueil de la mariée et celle d’envoi de la mariée, qui
se sont rencontrées à mi-chemin.
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La
coutume de mariage des Kazakhs a été formée dans l’environnement
spécifique du peuple nomade et gardant la tradition matrimoniale
de l’ancienne ethnie Tujue.
Les Kazakhs sont monogames, mais dans l’histoire,
la polygamie exista chez les Kazakhs², surtout les nobles et les
riches. Le marchandage matrimonial était monnaie courante, on attachait
de l’importance au rang social d’une famille et aux cadeaux de fiançailles.
Les riches pouvaient donner une centaine de chameaux, équivalant
à 500 chevaux ou 1 000 moutons ; les pauvres ne donnaient seulement
que de petits cadeaux et quelques habits, donc l’échange du mariage
entre les familles pauvres étaient peu à peu devenu une coutume.
Les Kazakhs ne se mariaient qu’une seule fois dans toute la vie
et il est interdit de divorcer. Après avoir perdu son mari, le fait
que la femme ne se remarie plus était très respecté.
Les Kazakhs pouvaient se marier avec les
membres d'autres ethnies, mais ils n’étaient pas autorisés à se
marier avec une personne du même clan. S’ils tenaient malgré tout
à cette union, il fallait ne pas avoir de lien de parenté et demander
l’autorisation du chef du clan. Même s’ils n’étaient pas de même
mère et de même père, s’ils avaient tété le lait de la même femme,
ils étaient considérés comme frère et sœur de sang…
Cependant, avec l’introduction de la civilisation
moderne, les coutumes matrimoniales des Kazakhs ont évolué, s'enrichissant
de nouveaux contenus. Ainsi, aujourd’hui, les jeunes hommes et jeunes
femmes font souvent connaissance par le travail. A mesure que la
relation s'approfondit, viennent s'ajouter des jeux amoureux comme
la ‘‘poursuite par des jeunes filles’’. Ainsi, le jeune couple amoureux
peut partir à cheval trouver dans un lieu tranquille sur la steppe
où ils planteront, en les croisant leurs deux fouets très en vue,
transformant ce carré de ‘‘Eden’’ de ces deux amoureux.. A la vue
de ce signe, les passants font un détour et les bénissent.
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Après
la rencontre des deux escortes, la mariée a changé de cheval,
chevauchant un appartenant à la famille du fiancé.
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La
mariée arrivée devant la maison de son fiancé.
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Les
Kazakhs attachent de l’importance au mariage de leurs descendants
et les parents effectuent généralement une enquête, faisant
passer des épreuves aux jeunes amoureux. Ce n'est qu'une fois
leur approbation obtenue que la date des fiançailles peut
alors être fixée, première des trois étapes menant au mariage.
Les parents des deux parties interviennent
d’abord dans les affaires de fiançailles. Après avoir bien
négocié le mariage, ils décident un jour favorable pour organiser
la cérémonie de fiançailles qui a lieu dans la famille de
la fiancée. La famille du fiancé prépare alors du thé, du
sucre, de la viande, de l’alcool et donne une partie de cadeaux
tandis que la famille de la fiancée se charge du banquet en
l’honneur des invités. La cérémonie en elle-même permet aux
deux parties de discuter des présents aux parents de la fiancée
et ces derniers profitent de l’occasion pour annoncer aux
voisins et aux parents les fiançailles de leur fille. Après
les fiançailles, la famille du fiancé commence à préparer
officiellement les cadeaux de fiançailles en fonction de sa
situation économique.
Pour la noce, la cérémonie de départ
a lieu dans la famille de la fiancée et celle d’accueil, chez
le fiancé. Le mariage Kazakh a l'originalité de se dérouler
en chansons que les mariés improvisent avec leurs garçons
et demoiselles d’honneur.
Escorté par les garçons d’honneur,
le marié, habillé avec soin, va à cheval à la rencontre de
la mariée chez elle en chantant une chanson, prélude à la
noce.
En entendant la chanson, les demoiselles
d’honneur poussent la mariée, qui commence à ‘‘pleurer’’,
dans une tenture de lit et couvrent sa tête avec un carré
d’étoffe rouge. Les demoiselles d’honneur qui portent aussi
le carré d’étoffe rouge sur la tête, s’assoient sur le tapis
de feutre en couleur autour de lit afin de se préparer à accepter
le défi de l’escorte d’accueil de la mariée.
A l’arrivée du marié et de ses garçons
d’honneur devant la tente de la mariée, l’hôtesse de la famille
soulève tout de suite le rideau de la yourte tandis que les
garçons d’honneur chantent à cœur joie contre la tenture de
lit et que les personnes âgées qui sont autour de la yourte
chantent aussi : ‘‘Belle fille ne pleure pas, tu dois te marier
avec joie…’’
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Le
maître de cérémonie chantant.
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La
mariée dans la yourte de la famille de son mari.
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Garçons
et demoiselles d’honneur chantent alors alternativement.
Ensuite, c’est au tour de la mariée
d'interpréter la chanson intitulée Adieu dans laquelle elle
exprime son amour pour ses parents, ses frères et sœurs
et l’aspiration à la vie de mariage.
A la fin, accompagnée de deux jeunes
femmes, la mariée s’incline en pleurant devant son père,
sa mère, ses frères et sœurs. Ces derniers l’aident à monter
à cheval et la conduisent jusqu’à la maison de son fiancé.
A l’arrivée de l’escorte devant la maison, la mariée descend
de cheval, soutenue par quelques tantes respectables. La
cérémonie de mariage peut alors officiellement commencer.
Le maître de cérémonie, le poignet
enroulé de bandes d’étoffe multicolores, tient à la main
un fouet de couleur qu'il fait tourner devant la mariée
en improvisant une chanson. Une vieille dame porte en souriant
à la main une grande assiette de bonbons et les jette vers
les jeunes mariés. Les adultes rirent tandis que les enfants
ramassent avec joie les bonbons par terre… Le maître de
cérémonie chante la chanson en levant avec le fouet le voile
de la mariée qui s’incline alors devant son beau-père et
sa belle-mère. La cérémonie de mariage touche alors à sa
fin : les jeunes époux peuvent commencer leur nouvelle vie…
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Les
jeunes mariés offrant un festin de noce en l’honneur des invités
dans la yourte.
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Le
fiancé porte un bol du lait au beurre à sa mariée pour lui
exprimer la sincérité de son amour.
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