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Aujourd’hui
encore, la population rurale chinoise mène une vie de dur labeur,
luttant contre les désastres naturels et la maladie, aidant les
personnes âgées qui ne peuvent plus subvenir elles-mêmes à leurs
besoins.
Depuis plusieurs décennies, beaucoup de choses ont changé en Chine
et l’économie planifiée s’est progressivement démantelée. Toutes
les garanties offertes par l’ancien système ont disparu, laissant
une société sans aide sociale. Il a fallu 7 ans au gouvernement
chinois pour mettre en place un système de sécurité sociale qui
convient aux spécificités chinoises.
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En
mars 2001, Wen Jiabao, vice-premier ministre du Conseil des
affaires d’Etat, se rend dans le Sichuan pour observer le
fonctionnement des programmes d’aide aux pauvres.
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Le
gouvernement de l’arrondissement de Cangshan à Fuzhou a créé
de nombreuses opportunités d’emploi pour plus de 1 000 chômeurs.
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Se
vêtir et se nourrir : le minimum vital
Des récentes statistiques montrent
que les efforts de la Chine pour s’ouvrir sur le monde et
réformer son système social ont eu pour conséquence l’augmentation
exponentielle du PIB national : en 2001 il était 7 fois
plus élevé qu’en 1980 avec une augmentation annuelle moyenne
de 9,5%. La population a pu directement bénéficier de l’enrichissement
du pays. Plus de 220 millions d’agriculteurs ne souffrent
plus du manque de vêtements et de nourriture tandis qu’une
vingtaine de millions de citadins ont pu quitter leur situation
précaire.
Malgré cela, de nombreuses familles chinoises démunies vivent
encore dans les banlieues des grandes villes. Selon Ren
Tangjun, directeur adjoint du Centre de Recherches sur la
société et les politiques de l’Académie des Sciences sociales
de Chine, leurs revenus sont de 30% inférieur à la moyenne
(de 40% à Shanghai) et 70% de leur salaire est utilisé pour
acheter de la nourriture. Parmi cette population, une famille
sur trois ne peut se permettre d’acheter des fruits ou de
la viande et leurs repas sont souvent frugaux.
Pendant
les fêtes et en particulier pendant la Fête du Printemps,
le gouvernement et des organisations telle que la Fédération
nationale des Syndicats de Chine s’assurent de ne pas laisser
les familles pauvres sans assistance. Aussi, la fédération
a proposé le versement d’une allocation aux familles sans
ressources pour leur permettre de couvrir le coût des «jiaozi»,
plat de rqviolis symbolique que tout chinois doit partager
en famille lors des festivités.
En
1994, la Chine a établi un système de subventions (retraite,
chômage) permettant d’assurer les conditions de vie minimales
au personnel licencié des entreprises d’Etat. Les fonds
sont issus des taxes gouvernementales qui augmentent régulièrement
d’année en année. En 2002, le gouvernement a ainsi gagné
plus de 1 700,4 milliards de yuans, soit 13% de plus par
rapport à l’année précédente. En février 2002, les membres
du Comité permanent du Bureau politique du Comité central
du Parti communiste chinois se sont à nouveau réunis pour
résoudre ces problèmes de pauvreté et ont recensé les familles
les plus prioritaires.
Le
revenu minimum d’insertion
Zhang
Dechun est un retraité de 74 ans habitant la ville de Shenyang
dans la province du Liaoning. Le vieil homme, sa femme et
leur petite-fille vivent sur la pension de Zhang Dechun
qui s’élève à 550 yuans mensuels. Le revenu individuel de
cette famille se situant largement au-dessous du seuil minimum
de pauvreté fixé par le gouvernement municipal de Shenyang,
la communauté locale verse à la famille une allocation mensuelle
de 65 yuans.
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Les
habitants du quartier de Yan’an, arrondissement de
Heping à Shenyang donnent des vêtements à l’attention
des familles pauvres. Les citadins se mobilisent dans
la lutte contre la misère, en particulier lors des
désastres naturels.
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L’économiste
Mao Yushi donne un cours de formation aux jeunes issus
de la campagne.
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Les associations de lutte contre la pauvreté ont deux
objectifs : réunir des fonds et sensibiliser le public
à l’aide aux plus démunis.
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Un
espoir pour les jeunes défavorisés
Depuis
1989, un programme non-gouvernemental appelé « Projet
de l’Espoir » finance les neuf années de scolarité obligatoires
de nombreux enfants de la Chine rurale. Zhang Shengli
en a été le premier candidat chanceux et son parcours
est un exemple pour les jeunes : qui eut cru que ce jeune
vacher de la province du Hebei, ayant dû quitter le système
scolaire faute de moyens financiers, serait aujourd’hui
directeur d’école ? Projet de l’Espoir a ainsi aidé plus
de 2,47 millions d’enfants et favorisé la construction
de plusieurs écoles primaires.
Aujourd’hui
à Beijing, de nombreuses personnes donnent des fonds pour
aider les enfants en milieu rural et leur donner la chance
d’accéder aux études. L’école secondaire de Guangqumen
à Beijing a été la première école à participer à la campagne
de Projet de l’Espoir, créant une classe spéciale appelée
«Ambition» pour accueillir ces nouveaux élèves. Certains
donateurs ont promis de continuer à aider leurs protégés
s’ils étaient acceptés au collège ou en université et
98% des élèves d’Ambition ont répondu aux attentes de
leurs bienfaiteurs. En septembre 2002, 5 étudiants sélectionnés
pour leurs excellents résultats ont par ailleurs bénéficié
d’une bourse pour aller étudier au Canada à l’Université
de Saint-Thomas.
Outre
le Projet de l’Espoir, la Chine a développé de nombreuses
autres campagnes d’aide aux plus démunis comme l’épuration
des eaux de pluie dans l’Ouest de la Chine, l’amélioration
des conditions sanitaires et la prévention des maladies,
le soutien aux mères démunies, etc.
Travailler
pour vivre
Ces
vingt dernières années, la Chine a connu une période transitoire
pendant laquelle le pays est passé d’une économie planifiée
à une économie de marché, nécessitant le réajustement
de toute la structure sociale. Sur les 26 millions de
sans-emploi issus des entreprises d’Etat comptabilisés
en 2002, environ 17 millions ont aujourd’hui retrouvé
un employeur. Les salariés qui tenaient pour acquis le
système de l’économie planifiée ont été profondément marqués
matériellement et psychologiquement par la perte de leur
emploi mais ont su faire face à ces difficultés. Un groupe
de femmes sans-emploi issu de Zunyi (Guizhou) a monté
une petite boutique de pains à la vapeur qui, grâce à
leurs efforts, est aujourd’hui réputée dans leur localité.
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Depuis
plusieurs décennies, la Chine a développé son économie
et donné naissance à de nombreuses entreprises en
particulier dans l’industrie automobile qui a produit
plus d’un million de véhicules en 2002. Ce phénomène
a été accompagné d’une hausse de la consommation
et des taxes fiscales. Grâce à celles-ci, le gouvernement
a collecté plus d’1 700,4 milliards de yuans dont
une partie a été investie pour la mise en place
du système de protection sociale.
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Parmi
la population pauvre, les personnes malades ne pouvant
financer les coûts des traitements médicaux ont
vu leur santé se dégrader davantage encore. Grâce
à l’aide de l’Association de charité de Shanghai,
un médecin opère gratuitement une personne âgée
de la cataracte.
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Yuan
Longping, scientifique renommé, inventeur du riz
hybride. Le gouvernement chinois est particulièrement
attentif à toute proposition scientifique dans le
domaine de l’agriculture lui permettant de nourrir
une population croissante.
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La
pauvreté en milieu rural
En
1993, l’économiste Mao Yushi a eu l’idée de mener une
expérience dans le Shanxi en montant avec un capital de
500 yuans une fondation d’aide aux pauvres. En 2002, cette
dernière a pu débloquer 350 000 yuans pour développer
un crédit d’aide à la pauvreté en Chine rurale. Mao Yushi
a trouvé là un moyen aux fermiers sans ressources de bénéficier
d’un système de crédit dont ils sont habituellement exclus
faute de garanties financières.
Heureusement,
le système d’aide social chinois ne couvre pas seulement
les zones urbaines mais aussi les régions rurales. Une
enquête récente a également démontré que la nouvelle main-d’œuvre
urbaine issue des campagnes renvoie chaque année plus
de 600 milliards de yuans pour aider les familles restées
en milieu rural. Néanmoins, la Chine essaye de limiter
les problèmes de rurbanisation liés à l’arrivée massive
des paysans dans les villes.
La
réforme et l’ouverture de l’économie chinoise ne se feront
pas tant que la Chine n’aura pas résolu les problèmes
de sous-développement de son agriculture et de chômage
dans les campagnes. Pour ce faire, MaoYushi pensent que
la Chine doit développer les secteurs d’activités générateurs
d’emplois et plus particulièrement le secteur tertiaire.
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Une
femme sans-emploi de la ville de Zunyi a aujourd’hui retrouvé
un emploi et fabrique des petits-pains à la vapeur.
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Dans
les grandes métropoles telles que Beijing et Shanghai, des
stages de reclassification sont organisés pour les femmes
sans-emploi d’une quarantaine d’années et les hommes dépassant
les 50 ans. Cette campagne a beaucoup facilité la réinsertion
des chômeurs.
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Cours
de puériculture pour les femmes des campagnes qui souhaitent
venir travailler en ville.
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