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Vie sociale
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Le
monastère aux mille éclats
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Texte de Qian Rong
Photos de Wang Jingye et Hou Deqiang
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Cérémonie
rituelle.
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La
grande salle aux tuiles dorées après sa restauration.
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De
nombreux jeunes lamas possèdent aujourd’hui des appareils
photos, caméras ou téléphones portables.
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Le
Ta’er Si est une lamaserie bouddhiste tibétaine
située dans la province du Qinghai. De récentes
rénovations lui ont rendu sa gloire passée attirant
des pèlerins venus de part et d’autre du pays.
Les fidèles, vêtus de costumes ethniques, apportent
de nombreuses offrandes, font tournoyer leur moulin
à prières en psalmodiant des textes religieux,
s’agenouillent ou s’allongent sur le sol en guise
de prosternation tout en priant pour le bonheur
et le bien-être de leur famille…
Appuyé sur le flanc d’une
montagne, le monastère Ta’er possède une architecture
imposante et complexe constituée de 9 300 structures
incluant des bibliothèques d’Ecritures Saintes,
des salles dédiées à Bouddha, les résidences des
lamas, ainsi que des pagodes bouddhistes. La grande
salle aux tuiles dorées, construite en 1622, se
trouve au centre du monastère. Le faîtage du toit
est rehaussé de sculptures dorées représentant
les daims, les bannières et les vases religieux,
symboles du bouddhisme. Cette salle principale
abrite une pagode d’argent bâtie autour d’un figuier
et à l’intérieur de laquelle se trouve une statue
de Tsong Khapa, le fondateur de la secte Jaune
du bouddhisme tibétain. La salle comprend également
une centaine d’ouvrages rédigés par ce grand maître
et ses disciples ainsi que de nombreux manuscrits
tibétains et mongoliens.
En mars 1961, le gouvernement
chinois a placé le Ta’er Si sous la protection
de l’Etat comme vestige historique et culturel
d’importance nationale. Entre juin 1992 et août
1996, 37 millions de yuans ont été investis pour
rénover la lamaserie et lui redonner son état
originel. En avril 2001, l’Etat a de nouveau alloué
un montant de 14 millions de yuans pour la réfection
de la grande salle aux tuiles dorées. Les réparations
ont essentiellement porté sur la remise en état
des structures de bois, traitées contre les mites
et les moisissures. La remise à neuf des tuiles
et des ornements dorés a quant à elle nécessité
plus de 160 kg d’or ! |
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Lamas
lors d’une cérémonie religieuse.
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Sculptures
de beurre, l’une des trois activités artistiques
du Ta’er Si.
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