2003.03

Vie sociale

 

Le monastère aux mille éclats

Texte de Qian Rong
Photos de Wang Jingye et Hou Deqiang



Cérémonie rituelle.

La grande salle aux tuiles dorées après sa restauration.

De nombreux jeunes lamas possèdent aujourd’hui des appareils photos, caméras ou téléphones portables.

Le Ta’er Si est une lamaserie bouddhiste tibétaine située dans la province du Qinghai. De récentes rénovations lui ont rendu sa gloire passée attirant des pèlerins venus de part et d’autre du pays. Les fidèles, vêtus de costumes ethniques, apportent de nombreuses offrandes, font tournoyer leur moulin à prières en psalmodiant des textes religieux, s’agenouillent ou s’allongent sur le sol en guise de prosternation tout en priant pour le bonheur et le bien-être de leur famille…
    Appuyé sur le flanc d’une montagne, le monastère Ta’er possède une architecture imposante et complexe constituée de 9 300 structures incluant des bibliothèques d’Ecritures Saintes, des salles dédiées à Bouddha, les résidences des lamas, ainsi que des pagodes bouddhistes. La grande salle aux tuiles dorées, construite en 1622, se trouve au centre du monastère. Le faîtage du toit est rehaussé de sculptures dorées représentant les daims, les bannières et les vases religieux, symboles du bouddhisme. Cette salle principale abrite une pagode d’argent bâtie autour d’un figuier et à l’intérieur de laquelle se trouve une statue de Tsong Khapa, le fondateur de la secte Jaune du bouddhisme tibétain. La salle comprend également une centaine d’ouvrages rédigés par ce grand maître et ses disciples ainsi que de nombreux manuscrits tibétains et mongoliens.
    En mars 1961, le gouvernement chinois a placé le Ta’er Si sous la protection de l’Etat comme vestige historique et culturel d’importance nationale. Entre juin 1992 et août 1996, 37 millions de yuans ont été investis pour rénover la lamaserie et lui redonner son état originel. En avril 2001, l’Etat a de nouveau alloué un montant de 14 millions de yuans pour la réfection de la grande salle aux tuiles dorées. Les réparations ont essentiellement porté sur la remise en état des structures de bois, traitées contre les mites et les moisissures. La remise à neuf des tuiles et des ornements dorés a quant à elle nécessité plus de 160 kg d’or !

Lamas lors d’une cérémonie religieuse.
Sculptures de beurre, l’une des trois activités artistiques du Ta’er Si.