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Le célèbre
biologiste Pan Wenshi, âgé de 65 ans, est aujourd’hui professeur
au Collège des Sciences de la vie de l’Université de Beijing, Directeur
du centre d’études et de protection des pandas géants et autres
animaux sauvages et, plus récemment, membre du Comité national du
CCPPC. Sous sa direction, le projet de recherches sur le panda géant
a gagné le premier Prix du progrès scientifique et technologique
de la Commission d’état pour les sciences et les techniques, une
récompense pour ses travaux scientifiques attribuée par la Fondation
américaine du Panda Géant et des subventions de la Fondation Ford
pour la conservation et la protection de l'environnement.
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Bébé
panda géant.
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Pan
Wenshi examine la santé d’un bébé panda géant.
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En
mars 1985, Pan Wenshi et trois de ses étudiants se sont rendus au
sud des monts Qinling pour étudier les conditions de vie du panda
géant dans son habitat naturel. Ils ont également exploré les montagnes
escarpées des provinces du Shaanxi et du Sichuan où ils ont mené
des recherches sur le comportement et les conditions de reproduction
du panda géant. Leurs travaux ont contribué à la protection de l'espèce
et leur ont permis d’être reconnus comme spécialistes.
Ces dernières années, de plus en plus d'étudiants de troisième cycle
se sont intéressés au projet de recherches du professeur Pan Wenshi,
constituant une équipe dynamique et passionnée. Ils ont dû vaincre
de nombreuses difficultés telles que la solitude et les marches
pénibles dans des paysages sauvages et ont dû souvent traverser
montagnes et rivières pour suivre à la trace les pandas géants.
Lors des hivers 1994 et 1996, Pan Wenshi et son équipe ont également
vécu comme des hommes des cavernes dans de profondes forêts enneigées
pour effectuer leur travail. Ils ont ainsi pu étudier et filmer
pendant cinq mois les conditions de vie de plusieurs nouveau-nés
pandas.
«Chaque fois que je me remémore les années passées», dit Pan Wenshi,
« un sentiment de tristesse m’envahit. Plus nous sommes informés
des dangers qu’encourent les pandas géants, plus nous avons la responsabilité
de protéger cette espèce. C’est pourquoi nous ne rechignons pas
à marcher péniblement à travers les montagnes et vallées du Qinling,
jour après jour, année après année.»
En 1996, Pan Wenshi a commencé à s’intéresser au Presbytis leucocepholus
(race de singe), autre espèce d’animal en danger. En décembre de
la même année, le professeur et ses étudiants arrivèrent au camp
militaire abandonné de la commune de Banli dans le district de Chongzuo
(région autonome Zhuang du Guangxi). Après trois mois de recherches
dans la région, l’équipe put enfin observer des Presbytis leucocepholus
qui habitaient les falaises de calcaire proche de ce site.
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L’heure
du repas.
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Une
femelle panda allaite son petit. Une mère ne laisse jamais
les êtres humains s’en approcher à moins que l’homme ait préalablement
établit un bon contact avec elle.
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Un
panda géant.
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Tous
les matins, la petite équipe partait en observation, armée
de télescopes, pour réaliser des études comportementales sur
ces animaux. Pendant deux ans, ils ont attentivement suivi
les 147 Presbytis leucocepholus qui vivent sur un territoire
de 8 km2 autour du camp et appartiennent à 16 groupes différents.
Ils ont effectué par la suite des visites trimestrielles pour
effectuer des statistiques. Ainsi, «en février 1998, nous
avons dénombré un total de 212 Presbytis leucocepholus appartenant
à 20 groupes différents, ce qui démontre la grande mobilité
de ces singes», s’exclame le professeur enthousiasmé.
Une peinture murale représentant plusieurs espèces en danger
(le panda géant, le Presbytis leucocepholus, le dauphin blanc
de Chine, le chimpanzé d’Afrique, l'ara, l'ours polaire et
le pingouin) a été réalisée par une artiste de Beijing et
certains étudiants de Pan Wenshi sur les murs du centre de
recherches situé dans le district de Chongzuo. En arrière-plan
plusieurs visages humains, terres déboisées, fumées de cheminées,
montagnes verdoyantes et paysages marins illustrent les dommages
causés par l’homme sur l’environnement. «Je pense que la vie
précaire des animaux sauvages résulte du développement agricole
et industriel intensif effectué par l’espèce humaine au fil
des siècles» explique Pan Wenshi, qui a consacré plusieurs
décennies à ses recherches. «Aujourd'hui, les hommes essaient
de protéger ces animaux car ils ont réalisé que l’homme et
la nature pouvait co-exister harmonieusement. C’est ce que
j'appelle la Civilisation écologique. La peinture murale qui
orne les murs du centre de recherches exprime parfaitement
mon point de vue. »
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Electrocardiogramme
sur un panda géant malade.
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Le
professeur portant un panda géant.
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