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Faute
de moyens financiers et d’infrastructures adaptées, les jeunes chinoises
de la région autonome Zhuang du Guangxi ne peuvent que très rarement
poursuivre leurs études. Depuis quatre ans, une Française appelée
Fangfang a aidé plus de 1 500 d’entre elles à retourner à l’école
en construisant notamment une dizaine d’établissements dans la région
isolée et pauvre des monts Damiao.
Fangfang vit aujourd’hui dans cet endroit et finance une grande
partie de ses campagnes grâce à la location d’une maison qu’elle
possède en France.
Quand travail et passion ne font plus qu’un
Depuis sa plus tendre enfance, Fangfang a toujours été fascinée
par la Chine. Après avoir obtenu une maîtrise de chinois, elle a
travaillé comme guide touristique pour une agence de voyage parisienne.
Fangfang a commencé à accompagner des touristes en Chine en 1989
et a passé depuis, six mois par an dans le pays. Pendant ses séjours,
la Française a été particulièrement impressionnée par le style de
vie unique et les coutumes des minorités ethniques, en particulier
celles du sud de la Chine.
En 1996, l’association française Médecins Sans Frontières a organisé
une campagne médicale dans le district autonome Miao de Rongshui
dans la région du Guangxi. C’est par pur hasard que Fangfang a rencontré
en 1997 un de ses membres, Monsieur Marcel, alors qu’elle travaillait
en tant que guide à Guilin. Cette rencontre lui a permis de rejoindre
l’organisation en qualité d’interprète et de découvrir les monts
Damiao et le canton de Danian impossibles à trouver sur les cartes
géographiques.
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Les
monts Damiao : une région touchée par la pauvreté
Rien ne laisse indifférent aux monts Damiao : le ciel bleu
parsemé de nuages blancs, les montagnes verdoyantes, les
rivières, les pipeaux de roseaux et la danse caitang. Difficile
alors pour Fangfang de capturer toutes ces http://www.rmhb.com.cn/chpic/htdocs/English/content/200305/images et de
noter toutes ses impressions dans son carnet de voyage.
Pourtant habituée à la vie citadine, elle a été profondément
impressionnée par tout ce qu’elle a vu et s’est profondément
attachée à cet endroit.
Les locaux qui vivent dans ces montagnes alpines reculées
et appauvries sont isolés du reste du monde et pensent encore
de manière très archaïque. Difficile pour les jeunes filles
de se faire une place dans cette société où les hommes sont
valorisés et les femmes méprisées. L’avenir des fillettes
est généralement tout tracé : broder, coudre, garder les
troupeaux de vaches ou de canards, puis se marier selon
la tradition. Très peu d’entre elles peuvent aller à l’école
et les établissements comptent de deux à six élèves au maximum.
Certaines des écoles sont parfois même complètement abandonnées.
Les premiers pas de Fangfang sur les chemins de montagne
En 1998, Fanfang est allé frapper à la porte du Bureau de
l’Education de la ville de Danian et a exposé son projet
d’aide à la scolarisation des jeunes filles des monts Damiao
au directeur Wei Yucheng. Elle lui a notamment expliqué
comment les bâtiments scolaires insalubres et dangereux
disséminés dans les villages ne pourraient bientôt plus
accueillir les élèves, faute de mesures adaptées.
Fangfang s’est empressée de récolter des fonds pour restaurer
les établissements en mauvais état et financer la scolarité
des jeunes filles les plus démunies. En 1999 et 2001, les
180 000 yuans récupérés lui ont permis de construire onze
nouvelles écoles dans des villages comme Linlang, Guishe,
Xiangtang et Shangzhai. Aujourd’hui, plus de 1 450 enfants
des environs de Danian et de Liangzhai ont pu retourner
à l’école primaire grâce à son aide.
« Je
suis la personne la plus riche des monts Damiao ! »
Fangfang publie un magazine intitulé «Couleur de Chine »
qui illustre la beauté des paysages des monts Damiao et
expose les problèmes de scolarisation des jeunes filles
de la région. Chaque mois, elle organise des voyages à Guilin
et des actions de parrainage pour les fillettes défavorisées.
Ces dernières années, plus de 1 000 étrangers, dont une
grande majorité de Français, ont participé à la campagne
de financement organisée par Fangfang.
Elle a appris à parler le dialecte local et les villageois
la considèrent comme une des leurs. Les élèves l’accueillent
toujours chaleureusement partout où elle va et lorsqu’elle
quitte un village, on lui offre toujours des mets d’honneur
tels que du riz glutineux et des œufs.
En février 2001, Fangfang a fait construire un hôtel en
bois à Danian. Lorsque les travaux furent achevés, les villageois
célébrèrent l’événement comme s’il s’agissait d’un festival.
Ils ont alors adressé tous leurs bons vœux à cette Française
qui a contribué à l’éducation de leurs enfants et au développement
des générations futures.
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