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Exlusif
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Shanghai : une métropole agréable
à vivre
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Texte
de Xie Chen et Huai Lei
Photographies de Lu Jie, Zheng Xianzhang, Yong He et Chen Sheng
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Métropole moderne
de la côte est de la Chine, Shanghai a gardé de nombreux témoignages
de son passé tel que le Bund que l’on peut admirer du fleuve Huangpu
et qui offre un subtil mélange d’architectures baroque, romane,
classique ou Renaissance. Ces bâtiments de style européen rappellent
les tristes jours de la guerre et témoignent du développement de
la ville dans les années 1930 alors surnommée la Venise de l’Est.
Au-delà de l’autre rive, les gratte-ciel de Lujiazui ont remplacé
les nombreux taudis d’autrefois tandis que la tour de télévision
la plus haute d’Asie, la Perle de l’Orient, représente la détermination
de Shanghai de devenir une métropole internationale. La maison Jinmao
à l’architecture chinoise traditionnelle, le Centre de conférences
internationales et autres bâtiments modernes de la ville ont été
construits par des architectes venus des quatre coins du monde pour
réaliser leurs rêves les plus fous.
Grâce aux échanges commerciaux qu’ils entretiennent depuis longtemps
avec les étrangers, les Shanghaïens ont su s’intégrer dans le commerce
international dont ils maîtrisent aujourd’hui parfaitement les règles.
De ce fait, plus de 300 compagnies étrangères présentes à Shanghai
figurent dans le Top 500 des entreprises internationales listées
par le magazine Fortune. Parmi elles, une centaine y ont établi
leur centre de recherches et développement et 70, leur filiale chinoise.
Depuis plusieurs années, le gouvernement municipal a favorisé l’accueil
des étudiants étrangers ainsi que des experts seniors. Enfin, la
moitié des entreprises créées par des étudiants chinois ayant effectué
leurs études à l’étranger se sont implantées à Shanghai.
La prospérité de Shanghai ne s’est donc pas construite en un seul
jour et représente le travail assidu de ses citadins. Leur réputation
d’hommes d’affaires n’est pas usurpée et leur vaut l’honneur d’accueillir
l’Exposition Universelle 2010. Plus encore, ils ont fait de Shanghai
le centre économique de la Chine depuis plus d’un siècle.
Siuée sur les rives du Changjiang (Yangtsé) et de la mer de Chine
orientale, la ville possédait tous les atouts pour s’ouvrir au monde.
Aujourd’hui, les étrangers qui résident à Shanghai font partie du
paysage et contribuent à l’atmosphère de la ville.
Aujourd’hui, dictée par la loi du marché, la folie consommatrice
et la mode, elle représente le paradis des bourgeois et des cols
blancs. Shanghai garde malgré tout en mémoire les réminiscences
du passé avec le Bund, Xintiandi, Zhang Ailing (écrivain de renom),
les vieilles ruelles de Shikumen, le passé glorieux des années 1930,
Zhou Xuan (actrice de cinéma)…
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Le
premier investisseur boursier privé de Chine
Portrait :
Homme d’affaire typique de Shanghai et de la province du Zhejiang,
Yang Huaiding, ancien employé de l’usine d’alliage de Shanghai
a gagné sa fortune en 1998 grâce au passage d’une économie
planifiée à une économie de marché. Son histoire a été publiée
dans de nombreux magazines tels que Time et Newsweek.
Yang est entre autres réputé pour être :
Le premier Chinois à s’engager dans le commerce de bons du
Trésor dans d’autres régions;
Le premier Chinois à avoir consulté la Banque de Chine au
sujet de la sécurité des transactions;
Le premier Chinois à avoir consulté les autorités fiscales
au sujet de règles fiscales;
Le premier Chinois à avoir loué les services d’un avocat privé;
Le premier investisseur privé chinois à avoir été nommé Professeur
d’université.
(Extrait d’un interview de Mr. Yang Huaiding pour China Pictorial)
China Pictorial : Comment avez-vous gagné votre premier million
de yuans ?
Mr. Yang Huaiding : Le commerce des obligations a été officiellement
légalisé le 21 avril 1988. Je suis arrivé sur le marché avec
un capital de 20 000 yuans. Mon premier objectif était de
trouver des méthodes pour accélérer la réforme des entreprises
d’Etat.
China Pictorial : Vous avez investi à vos débuts dans des
obligations au lieu des actions. Quand avez-vous réellement
pénétré le marché des actions ?
Yang: Le 1er juillet 1988.
China Pictorial : Cela ne vous a pris que trois mois pour
déplacer vos investissements vers un marché d’actions. Avez-vous
investi la totalité du million de yuans que vous aviez gagné
grâce aux obligations ?
Yang : Non, j’ai acheté 200 000 parts car le nombre en était
limité. J’ai pu gagner quelques 30 000 yuans de dividendes
sur le stock que j’avais acheté. Le salaire mensuel moyen
était de 70 yuans par mois, si bien que je pouvais vivre avec
2 500 yuans par mois.
China Pictorial : Votre vie a-t-elle changé depuis votre remarquable
succès à la bourse ?
Yang : J’ai surtout changé ma façon de penser mais je ne suis
depuis le début qu’un investisseur boursier.
China Pictorial : J’ai entendu que vous aviez pris parti dans
de nombreuses activités sociales. Par exemple, vous avez partagé
l’expérience de la bourse avec d’autres investisseurs grâce
aux médias.
Yang : J’ai promis que j’aiderais les investisseurs privés
grâce à mes douze années d’expérience et suis à l’origine
d’une rubrique intitulée Sujets de conversation des investisseurs
individuels dans des journaux et des magazines professionnels,
tels que Les nouvelles de la bourse du Sichuan. Je voyage
par ailleurs beaucoup pour échanger mes expériences avec d’autres
investisseurs.
China Pictorial : Un article vous a un jour décrit comme un
homme «très assidu qui a intégré le marché en 1988 et est
devenu un investisseur acharné. Votre journée commence à 8H00
en écoutant les informations financières après quoi vous suivez
attentivement les cotes boursières et la situation de vos
investissements tard dans la soirée.
Yang : C’est effectivement comme cela que je passe mes journées.
Aujourd’hui il est possible d’échanger des stocks par le biais
d’Internet, des téléphones mobiles et des ordinateurs portables
mais il y a quelques années, je devais me rendre chaque jour
à la bourse.
China Pictorial : Vous considérez-vous toujours comme un investisseur
privé ?
Yang : Il y a de nombreux investisseurs privés qui participent
à la bourse aux côtés des investisseurs institutionnels mais
je suis le seul qui anime un Comité d’investisseurs privés.
Une histoire d’amour à Shanghai
Originaire de la province du Zhejiang, Xu a travaillé dans
la province du Fujian après avoir été diplômé de l’université
Jiatong de Shanghai. Xu Donghui n’avait jamais pensé pouvoir
retourner à Shanghai un jour et a bâti sa famille quelques
années plus tard. En 1992, l’accélération de la construction
de la zone de Putong lui a cependant permis de réaliser son
rêve mais malgré la pléthore d’emplois, Xu a préféré poursuivre
ses études.
Après deux années, il a obtenu un master en administration
des affaires puis a été employé dans une banque de Singapour
située à Lujiazui où il a aujourd’hui été promu directeur
de département. Malgré sa réussite professionnelle, sa plus
grande fortune est d’avoir trouvé la femme de sa vie à Shanghai.
C’est ainsi que trois ans auparavant, Xu a rencontré Chen,
une jeune femme du Sichuan qui travaillait dans une compagnie
d’audit. Leurs expériences similaires et leur compréhension
mutuelle ont constitué rapidement la base de leur amour…
La famille s’est agrandie l’année dernière avec la naissance
de leur fils. Le couple a brisé la convention des noms chinois
et a décidé d’appeler l’enfant du nom de sa mère. Selon Xu,
le bonheur est la chose essentielle dans un couple et il aime
à se promener avec son fils et son épouse dans les lieux de
leurs premiers rendez-vous.
Le couple a récemment acheté une nouvelle maison comprenant
trois chambres, accomplissant successivement le rêve de nombreux
habitants de Shanghai : avoir une bonne carrière, se marier
et devenir propriétaire.
Les rendez-vous sur le Bund
Tan Bosi, d’origine allemande est venu à Shanghai il y a trois
ans alors qu’il travaillait en qualité d’ingénieur mécanique
pour Opel. La compagnie recherchait un technicien pour la
Société d’automobiles de Shanghai et Tan posa sa candidature
bien qu’il venait juste de rentrer d’un voyage aux Etats-Unis.
Quelques trois semaines plus tard, il posait les pieds pour
la première fois en Chine… Tan a rencontré l’amour de sa vie
tandis qu’il fêtait la nouvelle année dans un pub irlandais
avec ses collègues. Alors que minuit sonnait et que le bar
était empli d’une foule joyeuse, Tan portant un toast à la
nouvelle année tomba sous le charme d’une jeune Chinoise qu’il
commença à fréquenter régulièrement. Les deux amoureux aimaient
passer du temps dans les cafés du Bund offrant une vue admirable
sur Pudong. Leur affection mutuelle s’est très vite transformée
en amour : il admire cette jeune femme pour son élégance,
son anglais parfait et son esprit d’initiative ; elle est
fasciné par son honnêteté, sa gentillesse, ses expériences
de voyage et ce sourire qui ne quitte jamais son visage. .
. Il y a deux ans, le jeune couple célébraient leur amour
par un mariage et Tan Taosi s’est alors exprimé : «C’est le
destin qui nous a réunit sous les douze coups de minuit, un
soir de Nouvel An. C’est l’amour qui me conduit aujourd’hui
à soulever son voile de mariée».
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