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Discours sur l’importance de la protection
de l’environnement.
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Guo Geng, un excellent éleveur d’animaux.
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Observant les conditions de vie des oiseaux
du lac Poyang.
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Eleveur de rhinopithèques
dans le Centre d’élevage des animaux en voie d’extinction de Beijing
et chercheur zoologique, Guo Geng est un passionné d’animaux.
Le jeune homme avait suivi des études d’économie et de commerce
après lesquelles il avait travaillé dans une compagnie commerciale
étrangère pendant plusieurs années. Mais en 1986, il décida de tout
abandonner pour se consacrer à sa passion pour la nature et les
animaux, que son père, employé pour la protection de l’environnement,
lui avait transmise. Aujourd’hui, Guo Geng est devenu un expert
dans son domaine et a réalisé de nombreuses conférences dans des
écoles, institutions et organisations gouvernementales. Il a par
ailleurs mis en place des programmes diffusés à la radio, sur le
petit écran ou sur le web afin que les gens prennent conscience
de l’importance de protéger l’environnement et les différentes espèces
animales. Enfin, il a rédigé plusieurs articles et ouvrages de vulgarisation.
Un compagnon bienveillant pour les animaux
Guo Geng travaille actuellement dans le Jardin des milou (Elaphurus
davidianus), un animal rare originaire de Chine, parfois appelé
sibuxiang (qui ne ressemble à rien) car sa tête ressemble
à celle d’un cheval, ses cornes à celles d’une biche, ses sabots
à ceux d’une vache et sa queue à celle d’un âne.
Guo Geng essaie de partager sa passion avec le public en racontant
de nombreuses histoires sur les animaux et en faisant participer
les visiteurs à des jeux sur la protection de l’environnement. De
nombreux panneaux questions-réponses permettent aux visiteurs de
s’interroger sur les dommages causés par l’homme sur l’environnement.
A la question «Quel est l’animal le plus effrayant du monde», les
enfants répondent souvent l’ours, le loup ou le sanglier sauvage.
Mais un miroir qui reflète les visages, donne à penser que l’espèce
humaine est bien la plus dangereuse pour avoir contribué à l’extinction
de nombreuses races d’animaux. Un autre jeu consiste pour les enfants
à se presser contre un arbre mort et à écouter les sons émis par
l’arbre abattu…
Ces activités ludiques mettent en avant les droits des animaux et
les enfants peuvent ainsi prendre conscience dès leur plus jeune
âge de la nécessité de protéger la nature.
Plus loin, dans le parc, des graphiques expliquent quelles sont
la surface et les ressources nécessaires pour la subsistance de
l’Homme. Un moyen pour les visiteurs de réaliser que l’on n’a jamais
réellement calculé quels étaient les besoins vitaux des animaux
qui font pourtant partie du même village global. Ainsi l’urbanisation
croissante et l’exploitation forestière intensive ont nuit aux animaux
tels que les éléphants ou les rhinopithèques et ont fragilisé l’équilibre
écologique.
Dans le cimetière des races d’animaux déjà disparues, des tombes
éparses illustrent l’ampleur du désastre. «Imaginez quelques instants
le dernier tigre sur terre cherchant vainement un de ses compères
dans une forêt artificielle, le dernier aigle tombant d’un coup
du ciel pollué ou les derniers milou pleurant de désarroi dans des
marais asséchés. Quels seraient alors les sentiments de l’homme
?» récite gravement Guo à l’attention des visiteurs. «Si l’homme
veut protéger ses conditions de vie, il ne devrait pas sacrifier
cette vie sauvage, utiliser la fourrure des animaux ou gâcher les
ressources naturelles. Cela n’est pas si difficile d’être écologiste».
Une vie au service de la nature
Guo Geng consacre sa vie entière à la protection de l’environnement
mais travailler nuit et jour pour cette cause le rend heureux. En
avril, lors de la Fête des morts, des jeunes élèves sont venus nettoyer
les tombes du cimetière des animaux et ont noué leurs échappes rouges
autour des arbres. Guo a été particulièrement impressionné par cet
acte symbolique et a compris que tous les efforts réalisés n’étaient
pas vains.
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