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La carte verte attire de nombreux talents
venus des quatre coins de la Chine.
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En attendant d’avoir la carte verte de
nombreux waidi, utilisent la carte de leurs amis pour pouvoir
acheter une voiture.
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Nombreux est le personnel qualifié qui
travaille à Zhongguancun, la Sillicon Valley chinoise. Le
nouveau système mis en place va en attirer davantage encore
y compris ceux qui ont effectué leurs études à l’étranger.
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Diplômée de l’université
en 1997, Mme Yang travaille aujourd’hui pour une compagnie de bio-pharmacie
localisée à Beijing où elle a toujours regretté d’être considérée
comme une étrangère. Mr Liu, âgé de 30 ans, travaille dans la capitale
chinoise pour une compagnie de logiciels financiers. Depuis 7 ans
déjà, il passe d’une compagnie à une autre sans pouvoir véritablement
se fixer car il ne possède pas le permis de résidence (hukou)
qui en autorise les titulaires à résider à Beijing.
Mme Yang et Mr Liu ne sont malheureusement pas des cas isolés. Pourtant,
ce sont grâce aux compétences professionnelles de gens comme eux
que la capitale a pu connaître un développement économique rapide
dans des secteurs variés. Or, le système d’immigration ne leur accorde
aucun droit et ces waidi (provinciaux) ne sont pas traités
sur le même plan d’égalité que les natifs de Beijing.
La nouvelle réglementation récemment présentée par le gouvernement
municipal de Beijing va sans doute apporter des changements. Ainsi,
la mise en place d’une nouvelle carte d’identité va permettre d’attirer
vers la capitale du personnel qualifié originaire des différentes
provinces chinoises et assurer à ces nouveaux immigrants des conditions
de vie identiques à celles des Pékinois : éducation des enfants,
achat de logement et de véhicule, création d’entreprises, demande
de visas, soutien scientifique et technologique, évaluation des
compétences professionnelles et couverture d’assurance. Différente
du hukou, la carte verte semble ainsi apporter un nouvel
espoir aux futurs détenteurs mais il reste à savoir si sa réelle
mise en application apportera de vrais changements dans leur vie
quotidienne.
La carte verte accueillie avec beaucoup d’enthousiasme
«Nous n’avons jamais pensé avoir un enfant sans carte verte» explique
Mme Yang car «dans les conditions actuelles, son éducation nous
coûterait bien plus cher que pour des résidents locaux. Trouver
une bonne école serait donc difficile».
La nouvelle carte est valide deux ou trois ans et à la date d’expiration,
les détenteurs peuvent demander le statut de résident permanent
à Beijing. En réalité, peu importe le titre donné à ce nouveau passe-droits
et seuls les avantages qui vont en découler intéressent les nouveaux
acquéreurs. Déjà, le site du Bureau du personnel de Beijing a enregistré
quelques 50 000 demandes. Deux semaines plus tard, plus de 8 000
organisations et compagnies recherchant du nouveau personnel qualifié
ont contacté des agences de recrutement tandis que plus 1 600 candidats
posaient leur candidature.
Aujourd’hui, 104 postulants vont déjà bientôt recevoir leur nouvelle
carte et pour Mme Yang et Mr Liu, il ne s’agit plus que d’une question
de temps. Malgré cette nouvelle réglementation, tous les candidats
n’auront pas la chance d’obtenir la carte verte car il est nécessaire
d’avoir un titre professionnel ainsi qu’une résidence et de passer
par son employeur pour en effectuer la demande.
Sur les 20 000 ou 30 000 candidats qualifiés estimés actuellement
à Beijing seuls 10 000 d’entre eux devraient donc pouvoir obtenir
ce permis de résidence. Si l’on considère les 2,6 millions d’immigrants
résidant à Beijing, le nombre de cartes vertes délivrées est loin
d’être suffisant.
La carte verte : un début de réforme ?
La Chine avait organisé le système de registre de résidence il y
a plusieurs milliers d’années en raison de son économie agraire.
Maintenant que la Chine promeut l’économie de marché, ce système
est devenu dépassé et limite la mobilité du personnel qualifié.
D’après les experts, cette réforme qui tombe à point nommé va permettre
de développer de nombreux secteurs donnant ainsi une vraie impulsion
à l’économie de la capitale.
L’abolition définitive de ce système reste cependant impossible
mais cette nouvelle carte apparaît déjà comme un vrai progrès pour
l’administration urbaine de Beijing mais aussi pour la conformité
aux lois internationales en matière de résidence.
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