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Vie sociale
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Des danseuses en herbe
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Texte
et photographies de Wu Wansheng
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L’expression des yeux et la gestuelle
des mains sont des éléments importants en danse indienne.
Long Lingfang de Zhuzhou est experte en la matière.
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Zhang Jun aide une étudiante à réaliser
des exercices.
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La réussite est basée sur les efforts.
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En juillet
1996, Zhang Jun, directrice de l’Ensemble de chants et de danses
d’Orient de Beijing experte en danse indienne, et Liang Langxing,
vice-président de l’Ecole de danse du Guangdong, passèrent 10
jours à recruter des jeunes danseuses dans les villes de Changsha,
Wuhan et Pingdingshan. Le 2 septembre de la même année, ils
créèrent l’Ecole de danse du Guangdong dont le programme intensif
s’étend sur trois ans et où les élèves âgées de 14 à 17 ans
ne ménagent pas leurs efforts pour pouvoir allier élégance et
souplesse.
La danse est un art qui nécessite discipline et rigueur et impose
aux danseurs beaucoup de souffrances pour pouvoir exécuter sur
scène des ballets de toute beauté. Aussi quelles que soient
les chutes, les petits rats doivent toujours se relever et s’entraîner
plus durement encore.
L’école de danse impose des règles extrêmement strictes : interdiction
de fumer et de boire, de fréquenter des étudiants du sexe opposé,
d’inviter des visiteurs dans les dortoirs... Une fois toutes
les deux semaines, les élèves sont autorisés à sortir de l’école
à condition d’être accompagnés par 3 ou 4 camarades de classe
et de rentrer avant 17H00. Ils ne peuvent par ailleurs téléphoner
à leurs parents qu’une fois par semaine, le dimanche. L’école
surveille de près ses élèves et toute violation au règlement
en vigueur est sanctionnée par la déduction de 3 à 5 points
sur la note de l’examen final.
Les jeunes danseuses doivent également revêtir les uniformes
qui leur ont été donnés : deux pour les entraînements et quatre
pour la vie quotidienne. Elles dépensent en moyenne de 500 à
700 yuans par mois dont 200 yuans pour la nourriture. Elles
sont soumises à un régime draconien pour éviter toute prise
de kilos superflus et l’école se réserve le droit de les peser
régulièrement.
Agée de 69 ans, Zhang Jun dirige l’école mais officie également
en qualité de directrice artistique et de directrice de troupe.
Atteinte il y a 7 ans d’un cancer du sein, elle a su lutter
contre la maladie et continuait à travailler quotidiennement.
Opérée le 22 août 1996, Zhang Jun n’a jamais révélé son secret
aux étudiantes «pour les préserver et ne pas les perturber».
A leurs yeux, «Zhang est bien plus qu’un simple professeur,
mais un membre de leur famille à part entière». C’est une femme
à qui les élèves aiment parler et qui les traite comme ses propres
enfants. «Les parents envoient leurs enfants dans cette école
car ils savent que je suis là pour m’en occuper. Je me sens
donc responsable d’eux et les aide à construire leur vie» déclare
Zhang Jun. Et grâce aux professeurs de l’école, les élèves se
passionnent chaque jour de plus en plus pour les arts et la
danse. |
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Zhang Jun et ses élèves parlent de danse indienne
pendant une pause.
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Pause entre deux cours.
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Liu Anna (province du Hunan) s’est prise de
passion pour la danse lorsqu’elle était petite car «cet art rend
la vie plus belle».
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Dans les dortoirs, les jeunes filles s’amusent
tout en poursuivant leurs exercices.
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Une semaine suffit à user les chaussons de
danse.
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