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Exlusif
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2003 : la nouvelle génération chinoise
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Texte
de Xie Chen et Wang Lei
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l'ouverture de la Chine, les conceptions et les modes de vie des Chinois
ont peu à peu changé, s'éloignant peu à
peu des traditions et faisant apparaître aujourd'hui de nouvelles
tendances, en particulier chez les jeunes et les classes les plus
favorisées. |
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Une pièce
de théâtre basée sur le roman La première
relation intime, premier ?uvre diffusée en ligne, a connu
un grand succès dans toute la Chine.
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Du temps libre
pour apprendre l'anglais.
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Des amis
rencontrés grâce au net se retrouvent à
Nanjing, dans la province du Jiangsu.
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Une vidéo
digitale (DV) pour filmer leur propre histoire.
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Vivre dans
un monde virtuel
A la fin du mois de septembre 2003, un institut de recherches a
publié les résultats d'une enquête effectuée
pendant plusieurs mois auprès d'internautes chinois selon
laquelle 25 % des citadins (et plus particulièrement les
habitants des petites cités) seraient des utilisateurs réguliers
d'internet. D'après le 12e «Rapport sur le développement
d'Internet en Chine» effectué par le Centre d'information
du réseau Internet de Chine, le nombre de Chinois surfant
sur la toile s'élevait à 68 millions au 30 juin 2003,
dont 83,7 % de moins de 35 ans.
La croissance exponentielle du nombre de visiteurs sur les sites
a ouvert une véritable niche pour le net-business et stimulé
l'émergence de nouveaux commerces en ligne. Certains internautes
ont trouvé refuge dans cette vie virtuelle et passent leur
temps à surfer sur le net pour réaliser leurs activités
quotidiennes : recherches d'informations, rencontres avec des amis,
forums de discussion, courriers électroniques.
Ainsi, selon les études, plusieurs millions de personnes,
dont 68 % sont titulaires d'un dipl?me supérieur et gagnent
un revenu mensuel d'environ 3 000 yuans, seraient concernées
par ce nouveau mode de vie. Agés d'une moyenne de 32 ans,
ces fanatiques de l'informatique ont complètement intégré
Internet dans leur vie quotidienne et professionnelle. Partageant
la même passion, ils s'expriment unanimement : «nous
ne pouvons imaginer notre vie sans un ordinateur, ce serait comme
être privé d'oxygène».
Avant qu'il ne s'intéresse au net, Viky n'imaginait pas que
la vie pouvait être aussi simplifiée en se connectant
quotidiennement au réseau et l'expérience dont il
tire le plus de fierté est celle d'avoir vécu un mois
en effectuant tous ses achats journaliers par Internet. C'est selon
lui, un mode de vie encore récent en Chine qui apporte bien
plus que ce qu'on en attend initialement.
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Les trajets en
train sont une occasion d'étudier.
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L'escalade est
devenue un sport à la mode chez les passionnés d'activités
en plein air.
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Pédaler
le long des sentiers de montagnes procure aux amateurs de
grandes sensations.
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Les
équipements de bureau modernes ont intégré
le domicile de la classe moyenne chinoise.
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Une soif
de connaissance insatiable
«Recharge» est un terme physique couramment employé
par les Chinois au sujet des gens qui désirent accroître
leur savoir et leurs compétences pour s'adapter à
la demande et au développement de la société
et enrichir leur vie spirituelle. Tandis que les jeunes se rendent
dans des écoles pour poursuivre leurs études de langues
étrangères ou améliorer leurs connaissances
informatiques, les plus âgés étudient des spécialités
pour lesquelles ils vouent un véritable intérêt.
La Chine est ainsi entrée aujourd'hui dans une espèce
«d'économie intellectuelle» et un nombre croissant
d'adultes retournentà l'école le soir, le week-end
ou durant les congés payés. Xu Mei, employée
d'un bureau d'avocat, passe ainsi chacun de ses week-ends à
se documenter à la Bibliothèque Nationale de Beijing.
Comme elle, de nombreux Chinois préfèrent étudier
pour leur propre plaisir personnel plut?t que de profiter des moments
de détente à se reposer, à rester en famille
ou entre amis. Fréquentant assidûment les librairies,
les classes du soir et les bibliothèques, ils font tout pour
améliorer leurs connaissances intellectuelles mettant ainsi
en pratique un vieux proverbe chinois «On peut étudier
toute sa vie sans jamais finir».
Alors que la société chinoise se développe
et que la compétition est plus intensive, les études
extra-scolaires sont devenues un moyen d'étendre sa propre
culture, de s'accomplir professionnellement et d'être en accord
avec ses propres valeurs.
A la recherche d'aventures
Levé de bonne heure, un samedi matin, Shi Lei, programmeur
informatique, prépare ses affaires de randonnée après
avoir prévu de passer un week-end à Lingshan, le plus
haut pic de la banlieue de Beijing, avec des amis rencontrés
sur le net. Ayant rejoint depuis peu une équipe de sports
en plein air, elle est devenue une fervente passionnée d'aventures.
Les sorties qui consistaient au début en de simples pique-niques
ont finalement laissé place à des week-ends de camping,
de rafting, d'escalade, de randonnée ou de parcours de survie.
Ces sports de plein air ont été introduits en Chine
au milieu des années 1990 grâce au développement
de l'économie. Particulièrement appréciées
des jeunes cadres, ces activités leur procurent de l'aventure
et leur permettent de relever des défis personnels.
Shi Lei se rappelle encore de sa première expérience.
Au cours d'une randonnée, son équipe s'était
perdue dans la nature alors qu'il pleuvait des cordes. Ils ont lutté
jusqu'à l'aube où la nature a laissé apparaître
un paysage fantastique de montagnes verdoyantes et de nuages blancs.
Elle écrit ainsi dans son journal : «C'est une expérience
magnifique qui m'a apporté la chance de me rapprocher de
la nature, de m'échapper du vacarme et des inquiétudes
de la ville, a apaisé mon esprit et m'a permis de me retrouver
avec moi-même. L'idée d'abandonner face aux difficultés
m'a effleuré l'esprit mais je me suis ravisée et ai
décidé de faire des efforts. Alors que nous atteignions
le sommet, j'ai été envahie par un sentiment de joie
et de satisfaction jamais ressenti auparavant».
Depuis deux ans, les sports de plein air ont ainsi attiré
les amoureux de la nature et les passionnés d'aventures de
tous âges. De leur point de vue, il ne s'agit pas là
seulement d'expériences excitantes mais d'un style de vie
très sain.
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Yuan Li, 25 ans,
travaille en qualité de manager de forum Internet, un emploi
qui lui permet de travailler à domicile.
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Sportifs à
l'exercice.
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SOHO : des professionnels
à domicile
Associé d'un cabinet juridique, Li Gang travaille la majeure
partie de son temps à son domicile, grâce au téléphone
et à Internet avec lesquels il peut communiquer sans difficulté
avec ses clients et ses agents. Excepté le vendredi où
il doit se rendre au bureau pour assister aux réunions de service
hebdomadaires et les convocations à la cour de justice, ce
style de vie lui permet de disposer de son temps comme il l'entend
: un avantage précieux, d'autant plus que ses revenus sont
relativement élevés (plus de 100 000 yuans annuels).
SOHO (small office, home office) est devenu en Chine un mode de vie
récent qui fait des émules et concerne principalement
les professions d'avocat, écrivain, peintre, designer ou webmaster.
Ainsi Zhang Ming, dipl?mé de l'Académie des Beaux-Arts,
a souhaité travailler en free-lance en tant qu'illustrateur
de presse, un métier qui lui assure des revenus honorables
tout en lui offrant l'opportunité de gérer sa vie de
manière plus souple. SOHO a également donné naissance
à des emplois à temps partiel contractuels tels que
professeurs, journalistes ou techniciens informatiques. Ce nouveau
style de vie fait des envieux chez les employés mais suppose
certaines qualités : avoir un bon relationnel et savoir gérer
seul les problèmes. Le travail en free-lance ne bénéficie
pas de la même sécurité qu'un emploi aux revenus
fixes et nécessite par ailleurs un investissement permanent
dans la recherche de nouveaux projets. Certes, le travail dans une
société implique des contraintes, mais avoir son indépendance
et sa liberté signifie également être soumis aux
aléas du marché du travail.
SOHO est un style de vie encore récent en Chine, mais ces représentants
ont démontré leur énergie et leur créativité
dans l'économie de marché chinoise.
Une bonne santé physique
: un investissement pour le futur
Les nombreuses campagnes sanitaires menées ces derniers temps
ont incité les jeunes à se rendre dans les centres
de fitness pour suivre des cours d'aérobic ou de yoga. Les
livres sur la santé connaissent aujourd'hui un grand succès
et figurent parmi les meilleures ventes tandis que l'alimentation
diététique connaît son heure de gloire.
Aux beaux jours, il est tout à fait commun de voir des jeunes
jouer au volant ou au badminton, de faire du cerf-volant dans les
jardins publics et les aires de jeux disséminés dans
les villes. D'après, Li Fenglin, retraité de 65 ans
passionné de cerf-volant qu'il pratique dans le parc Huangchenggen
de Beijing, des amateurs de plus en plus jeunes à qui il
sert de coach ont depuis peu rejoint les vieux Pékinois.
Outre les sports de plein air, les exercices physiques d'intérieur
sont de plus en plus prisés tandis que le kendo japonais,
le taekwondo coréen (TKD), le yoga indien ou les exercices
de boxe occidentale ont développé un véritable
enthousiasme parmi la population. A Beijing, Shanghai et Guangzhou
ainsi que dans les autres métropoles, la nouvelle tendance
a engendré l'ouverture de nombreux gymnases.
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Le taekwondo, originaire
de Corée du Sud, a gagné les faveurs du public chinois.
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Un dimanche agréable
à faire du cano? sur la rivière Kunyu de Beijing.
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L'entraide sociale
En 1985, l'Assemblée Générale des Nations Unies
a proclamé le 5 décembre Journée nationale
des volontaires. Depuis décembre 1993, le gouvernement chinois
a lancé sa propre campagne de volontariat auprès des
jeunes qui se sont mobilisés sous la devise «dévouement,
amitié, aide mutuelle et progrès» et ont apporté
leur aide aux gens les plus démunis.
Outre les ?uvres de bienfaisance, la Jeunesse volontaire de Chine
s'est engagée dans un projet de défense de l'environnement
appelé Green Project. A travers des camps écologiques
et des «actions vertes» les jeunes ont organisé
des activités bénévoles de protection de l'environnement
tels que la plantation d'arbres, l'aménagement des déserts,
le contr?le de la pollution de l'eau et le nettoyage des déchets.
C'est en juin 1999, que le premier événement du genre
a eu lieu à Fengning dans la province du Hebei. En moins
de 6 mois plus de 1 000 volontaires issus de 19 provinces et régions
autonomes de Chine ainsi que de 12 pays étrangers dont la
France, l'Allemagne, le Japon et la Grande-Bretagne se sont réunis
pour planter des arbres sur une surface d'un million de mètres
carrés. D'autres projets menés dans les provinces
du Sichuan, du Zhejiang et du Jilin, ainsi que dans la région
autonome de Mongolie intérieure sont aujourd'hui encore en
cours.
Xu Qu, alias «Petit bois» sur www.lvye.org, a mis en
place l'un des sites les plus connus de programmes volontaires.
Chaque week-end, des jeunes se donnent rendez-vous grâce à
Internet dans une école spécialisée pour autistes
située dans la banlieue de Beijing. Surpassant les difficultés
de communication avec les enfants et réalisant le maximum
pour un résultat souvent vain, les volontaires poursuivent
leur mission depuis deux ans déjà. Xu Qu encourage
toujours les nouvelles recrues car «un sourire aper?u sur
les lèvres d'un enfant est une récompense qui permet
d'aller toujours plus de l'avant».
Aujourd'hui, plusieurs villes ont déjà mis en place
des associations de volontaires qui se répartissent les actions
sociales. Depuis la création de ce système d'entraide,
plus de 10 millions de volontaires se sont mobilisés pour
la bonne cause et ont offert plus de 4 milliards d'heures bénévoles
au service de la sociét
La vie sur les routes
D'après les dernières statistiques du marché
de l'automobile de Chengdu, capitale du Sichuan, les ventes de voitures
ont été ces derniers temps en croissance exponentielle
avec plus de 1 000 ventes pendant la seule semaine des vacances
nationales d'octobre 2003. Le prix relativement faible des véhicules
de la marque Alto (environ 29 800 yuans) a particulièrement
attiré les acheteurs.
Parmi les 600 grandes villes de Chine, Chengdu se trouve dans une
position inférieure à celle des grandes villes de
la c?te Est en matière de développement économique.
Le récent engouement des ménages de Chengdu pour les
automobiles est cependant identique aux autres villes. Selon les
premières études, à la fin du mois de septembre
2003, plus d'un million de véhicules privés circulent
dans la ville tandis que les chiffres augmentent quotidiennement
de plusieurs centaines. Offrant à leur possesseur une relative
indépendance en terme de transport, le rapide accroissement
des véhicules privés a particulièrement profité
au tourisme dans la banlieue de Chengdu. La capitale du Sichuan
a aujourd'hui atteint le 4e rang en Chine en matière de ventes
de véhicules privés, aux c?tés de Beijing,
Shanghai ou Guangzhou,.
Pendant ce temps, Beijing enregistrait à la fin du mois d'octobre
2003 plus de 2 millions de véhicules dont 1,3 millions de
voitures privées. En six ans, le marché de l'automobile
a donc littéralement explosé à en juger d'après
les statistiques de l'Administration du trafic de Beijing qui comptaient
un million de véhicules dans la capitale en février
1997. Selon Zhang Jingli, directeur de cette administration, le
taux de croissance permet de penser qu'il y aura environ 3 millions
de voitures dans trois ans à Beijing. é.
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