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Le peuple
chinois considère les grues à crête rouge
comme des oiseaux de bon augure. Dans les mythes et légendes
de l'antiquité, l'échassier était souvent
le compagnon des immortels et des hermites chinois, symbole
de chance et de longévité, d'où le surnom
de grue immortelle.
La grue à crête rouge (Grus japonensis) est un
oiseau migrateur qui se nourrit dans les marais de la province
du Heilongjiang, en Sibérie, dans la péninsule
de la Corée et sur l'?le d'Hokkaido. Chaque printemps,
les grues y migrent pour l'été et retournent
dans le Sud à l'automne. Pendant la saison de reproduction
le mâle et la femelle bâtissent ensemble un nid
dans les marécages. La femelle pond en général
deux ?ufs qui éclosent en même temps. Le mâle
est chargé de protéger les oisillons des prédateurs
et il lui arrive même d'effrayer les renards et les
aigles grâce à son bec extrêmement long
et pointu.
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Les
grues à crête rouge sont généralement
monogames. Les oiseaux en couple restent ensemble toute
leur vie et si l'un des deux meurt, l'autre ne cherchera
pas de nouveau compagnon.
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L'espérance de vie d'une grue, entre 50 et 60 ans,
est très longue pour un oiseau. Les grues font environ
1,2 m de hauteur, ont un plumage blanc tandis que leur bec
et leurs joues sont noires. La crête rouge qui se trouve
sur la tête des adultes est en réalité
un morceau de chair. Les ailes pliées sont plus longues
que la queue et on les confond souvent avec celleci.
La grue à crête rouge est une espèce rare
qui compte aujourd'hui 1 450 individus dont 1 200 vivent en
Chine. De ce fait, elle a été enregistrée
sur la liste des oiseaux en voie de disparition du Livre rouge
du Conseil international de la préservation des oiseaux
(ICBP) et inscrite sur la liste nationale des espèces
sauvages en danger protégées par la Chine.
Les grues ont besoin de l'environnement calme des marais pour
se reproduire. Malheureusement, la destruction de ces derniers
a conduit à la diminution de l'espèce. Les marais
sont le baromètre du système écologique
local et leur préservation en l'état est indispensable
pour protéger l'équilibre écologique,
les espèces rares comme les grues ou encore l'humanité
ellemême.
La bannière de Hulun Buir, située dans l'est
de la Région autonome de Mongolie intérieure,
Zhalong près de Qiqihar dans la province du Heilongjiang,
la partie centrale de la plaine des Trois Rivières
ainsi que Baicheng dans la province du Jilin sont aujourd'hui
les endroits privilégiés des grues à
crête rouge pour leur reproduction. En 1987, le gouvernement
chinois a fait de la réserve naturelle de Zhalong une
réserve nationale et l'a inscrite sur la liste des
marécages internationaux. Avec une surface de 2 100
km2, la réserve naturelle abrite 248 espèces
d'oiseaux et 20 autres espèces d'animaux.
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Les
grues à crête rouge vivent en communauté
et parfois un rassemblement peut compter plus de 100
oiseaux.
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Lissant
son plumage.
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Ces
dernières années, la réserve naturelle
de Zhalong n'a pas ménagé ses efforts pour protéger
les grues et réaliser des études qui ont été
louées par les spécialistes du monde entier.
Grâce à l'incubation artificielle, les scientifiques
et les chercheurs ont élevé plus de 100 grues
à crête rouge. Ils ont par ailleurs mis au point
les meilleurs équipements pour relâcher les échassiers
dans la nature et les aider à survivre pendant les
rudes hivers.
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Une
grue mâle déployant ses ailes pour faire
la cour.
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Grue
à crête rouge déployant ses larges
ailes.
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