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Liu
Xiang remporte la médaille d'or du 110 mètres
haies avec un temps de 12 .91 secondes, lors des Jeux olympiques
d'Athènes.
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Liu
Xiang en tête au 110 mètres haies. Il est le
premier Asiatique à avoir remporté une médaille
d'or olympique en course.
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Tout ne s'est pourtant pas passé
sans difficulté. Admis à une école de sportétudes,
Liu Xiang a dû se confronter au refus de sa mère
pour qui les études devaient rester prioritaires. Heureusement,
son père, Liu Xuegen, également passionné
de sport, lui a apporté beaucoup de soutien, persuadé
que son fils y trouverait un moyen de conserver une excellente
santé.
Liu Xiang a consacré sa première année au
saut en hauteur qui lui a été d'une grande aide
dans ses entraînements aux haies. C'est ainsi le titre de
Jeune As du saut en hauteur de Shanghai qui a permis à
sa mère de changer son attitude négative à
l'égard du sport.
A son entrée à l'école secondaire, Liu Xiang
mesurait déjà 1,70 m. Lors d'une course des élèves
de Shanghai, le jeune sportif a remporté la seconde place
du 100 m puis a commencé à s'entraîner aux
haies. En deux ans, il faisait déjà partie des trois
meilleurs athlètes chinois de cette discipline mais une
période de fragilité psychologique a failli lui
faire abandonner l'athlétisme. Liu Xiang a consulté
son père au sujet de sa volonté de quitter le monde
du sport. Bien des années après, la discussion qu'ils
ont eue entre père et fils est restée intacte dans
la mémoire du jeune athlète. Liu Xuegen qui avait
compris la sévérité de la situation, avait
suggéré à son fils de retourner à
l'ancienne école secondaire de Yichuan, trouvant ainsi
les mots pour le faire changer d'avis
Six mois plus tard, Liu Xuegen recevait un appel de l'entraîneur
de l'équipe de Shanghai, Sun Haiping, qui s'occupait déjà
de Liu depuis plusieurs années et était très
positif sur son avenir. D'après lui, Liu Xiang possédait
d'excellents avantages physiques avec sa taille élancée
et son sens aigu du rythme mais devait encore développer
certaines qualités techniques. Il lui a ainsi suggéré
de participer aux entraînements à titre d'essai pour
une semaine.
L'entraîneur s'inquiétait malgré tout de la
raideur des mouvements de Liu Xiang qui ne courait pas aussi vite
que les six mois précédents. Sun était sur
le point de se décourager lorsqu'il a remarqué chez
son protégé une grande capacité à
apprendre : «Je lui ai appris un nouveau mouvement qu'il
a aussitôt mis en pratique. Ce genre de talent est très
rare. La faculté de compréhension est très
importante chez les athlètes car les atouts physiques ne
suffisent pas». En juillet 2002, Liu a enregistré
un temps de 13.12 secondes au 110 mètres haies, battant
le record asiatique du Chinois Li Tong en 1994 et le record des
adolescents du monde détenu depuis 24 ans par le coureur
américain Renaldo Nehemiah. C'est à cette époque
que Liu Xiang a commencé à attirer l'attention du
monde entier.
Sur les murs de son dortoir se trouve la devise : «On ne
peut rien faire pour allonger la vie, mais on peut faire quelque
chose pour l'élargir. On ne peut contrôler les autres,
mais on peut se contrôler. On ne peut prévoir le
lendemain mais on doit profiter du jour même. On ne peut
toujours connaître le succès mais il faut essayer
d'y parvenir». Après chaque victoire, Liu Xiang et
son entraîneur fixent les prochains objectifs qui vont le
pousser à battre ses propres records, car pour lui, la
compétition est avant tout un défi lancé
à soimême.
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Liu
Xiang et ses parents.
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Liu
Xiang s'entraîne avec son entraîneur Sun Haiping.
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En dehors
du stade, Liu Xiang montre beaucoup de gratitude et de respect
à ses proches. Après les entraînements, il
rentre directement à la maison pour passer du temps avec
ses parents et son grandpère. Mais pour l'amour du
sport, il a fait des sacrifices qu'il regrette encore. A cause
des 9es jeux nationaux de Chine, Liu Xiang a dû quitter
le chevet de sa grandmère gravement malade. L'athlète
a remporté la première place du championnat mais
à son retour, sa grandmère était décédée.
Le jeune homme que les parents n'avaient pas informé pour
ne pas le perturber lors de la compétition a pleuré
toute la nuit et regrette depuis de ne pas avoir pu accompagner
sa grandmère dans les derniers moments de sa vie.
L'anniversaire de Liu Xiang, le 13 juillet, co?ncide avec la date
à laquelle Beijing a été nommée ville
d'accueil des Jeux olympiques 2008. Depuis, il n'a pas cessé
de redoubler ses efforts lors des entraînements. Et lorsqu'il
se demande quel cadeau offrir à ses parents, son entraîneur
ne manque pas de lui rappeler que « son seul succès
est le meilleur cadeau qu'il puisse leur offrir». Grâce
à ses encouragements, Liu Xiang ne cesse de donner le meilleur
de luimême.
Le 28 août 2004, plus de 30 proches de Liu Xiang, dont son
grandpère de 87 ans, se sont rassemblés à
la maison pour regarder la retransmission de la finale homme du
110 mètres haies. Des centaines de voisins s'étaient
également donné rendezvous pour regarder l'événement.
Liu Xiang, agenouillé devant la piste couleur brique, attend
le lancer du départ. Fidèle à son nom, il
s'envole audessus des haies et prend la tête de la
course. Le public apprécie le rythme qui fait la fierté
de son entraîneur. Tout le travail, le talent et les efforts
de Liu Xiang paye aujourd'hui sur ce stade olympique. Liu Xiang,
l'athlète qui voulait abandonner
Ici, se trouvent
la foi de ses parents et l'anéantissement de tous les doutes.
Ici, court en tête de ligne l'un des plus grands athlètes
chinois.
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Liu
Xiang enfant.
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Liu
Xiang hors des heures d'entraînement.
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Liu
Xiang a attiré l'attention du monde du sport.
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Trois haies
Deux haies
La dernière haie
puis la ligne d'arrivée !
La mère de Liu Xiang explose de joie face aux journalistes.
Des claquements de pétards retentissent tandis que des
jeunes montent sur le toit de la maison pour célébrer
au champagne la victoire du jeune homme.
Liu Xiang a gagné.
Sur le chronomètre, un temps de 12.91 secondes