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Arts et culture
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Vie
et mort sur les hauts plateaux de Hoh Xil
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La réserve
naturelle de Hoh Xil est une terre désertique du plateau
du QinghaiTibet qui s'étend des montagnes Tanggula
au sud, aux montagnes Kunlun au nord. Située à environ
4 700 m d'altitude, la réserve est une terre hostile et froide,
où l'air est raréfié et l'homme interdit d'accès.
C'est ici pourtant que Lu Chuan, réalisateur cinématographique
d'avantgarde, et son équipe de plus de 100 personnes,
ont passé 120 jours pour le tournage du film Hoh Xil qui
décrit l'Ouest de la Chine.
Le scénario
de Hoh Xil
Après le massacre d'un groupe d'antilopes tibétaines
et le meurtre de plusieurs gardesforestiers à Hoh Xil,
Ga Yu débarque de Beijing pour mener l'enquête et fait
la connaissance du capitaine Ritai. Dès son arrivée,
Ga Yu commence ses investigations et se rend sur les lieux du crime
où ont été abandonnées des centaines
de peaux de bêtes. Le capitaine Ritai se jure d'attraper les
contrebandiers mais les gardesforestiers rencontrent de nombreuses
difficultés, luttant contre le froid et les embûches
des bandits. Perdu au milieu de cette région dépeuplée
et observant les montagnes environnantes silencieuses, Ga Yu réalise
que cette enquête le conduit à un voyage entre la vie
et la mort.
Les gardesforestiers traquent les contrebandiers et se retrouvent
séparés d'eux par une rivière glacée.
Sans hésitation, ils se jettent dans l'eau froide, engageant
avec les bandits une terrifiante bataille. Mais leur chef réussit
à s'échapper et la patrouille doit décider
de se lancer à sa poursuite ou d'abandonner. Ga Yu s'assied
silencieusement dans la jeep qui roule à toute allure. Il
réalise alors que le destin de ces gardesforestiers
est une chasse sans fin sur cette terre hostile.
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Hoh Xil est
basé sur une histoire vraie.
Autrefois, Hoh Xil abritait des millions d'antilopes tibétaines
dont les peaux ont été utilisées pour fabriquer
des châles très luxueux. Depuis le milieu des années
1980, le prix de ces fourrures a considérablement augmenté,
engendrant une recrudescence de la contrebande. Ainsi en quelques
années, le nombre d'antilopes tibétaines a conséquemment
diminué. Pour sauver ces animaux et empêcher les contrebandiers
d'agir, des patrouilles de gardeforestier Han et Tibétains
ont été mises en place dans les années 1990.
Parmi elles, la plus ancienne et la plus célèbre est
celles des Yacks sauvages dirigée par le Tibétain
Suonan Dajie qui a mené pendant cinq ans une lutte sans merci
contre les contrebandiers d' Hoh Xil.
Le 18 janvier 1994, Suonan Dajie et quatre des membres de son équipe
ont embarqué 20 bandits et confisqué 7 voitures ainsi
que 1 600 peaux d'antilopes. Alors qu'ils passaient près
du lac du Soleil, un autre groupe de contrebandiers leur a tendu
une embuscade. Quelques jours plus tard, le corps inerte de Suonan
a été retrouvé abandonné
Lu Chuan s'est inspiré de l'histoire de Suonan pour le scénario
de son film.
«Nous avons enduré de nombreuses difficultés
pour réaliser le tournage du film» explique Lu Chuan
dont l'équipe a parcouru plus de 6 000 km pour filmer divers
endroits tels que Yushu et Golmud qui se trouvent éloignés
l'un de l'autre par plus de 1 700 km. Les acteurs du film, originaires
du plateau du QinghaiTibet et âgés d'environ
28 ans, ont vécu leur première expérience de
tournage à l'exception du célèbre acteur tibétain,
Dobje interprétant le rôle du capitaine Ritai. Lu Chuan
a choisi des acteurs locaux pour donner au film plus d'authenticité
et de vraisemblance. «Hoh Xil est un film d'aventures. L'histoire
d'une lutte acharnée entre les contrebandiers et les protecteurs
d'antilopes représente la lutte pour la survie et l'éternel
combat entre l'homme et la nature. Ce film est une histoire de croyances
et de vie. Il traite en même temps des conditions de vie humaines
et de l'environnement naturel».
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