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Pendant ce temps,
le gouvernement chinois entreprenait déjà de distribuer
une aide qui pourrait atteindre plus de 80 millions d'USD. Les ministères
concernés, comme celui des Affaires étrangères,
ont alors mis en place un système de réponse d'urgence
et établi un comité de pilotage chargé de contrôler
de près le travail sur le terrain et de distribuer l'aide
supplémentaire suivant l'évolution de la situation
sur le terrain.
Le 28 décembre, l'aide alimentaire arrivait directement des
centres de production à l'aéroport de Beijing. Le
29 décembre à 9h25, le premier avion affrété
par la Chine, transportant cette aide alimentaire ainsi qu'une partie
des 100 tonnes de matériel de secours, atterrissait au Sri
Lanka et était ainsi le premier vol international transportant
des secours à arriver au Sri Lanka. Lorsque l'équipage
a commencé à décharger l'aide alimentaire et
que la population à bout de force a réalisé
combien ces aliments avaient été rapidement produits
et transportés, certains se sont littéralement effondrés
en larmes.
Le 3 janvier 2005 à 18 h, un second vol transportant à
son bord 70 tonnes de nourriture et de matériel décollait
de l'aéroport de Beijing à destination de Colombo
au Sri Lanka. Le 4 janvier, un autre vol quittait Tianjin à
destination de la Tha?lande.
L'avion du Premier Ministre Wen Jiabao a également participé
à l'effort. A l'occasion de son voyage pour assister à
la réunion spéciale des dirigeants de l'ASEAN relative
aux conséquences du Tsunami à Jakarta en Indonésie,
le Premier Ministre a ordonné à l équipage
et à son personnel de réduire au maximum leurs bagages
pour pouvoir transporter de l'aide d'urgence. Plus de 16 tonnes
d'équipements et de matériel ont ainsi pu faire le
voyage en plus de la délégation officielle et de l'équipage.
Dix jours après la catastrophe, quelques 60 millions de RMB
de matériel avaient déjà été
délivrés aux pays les plus touchés.
Le gouvernement a également envoyé des équipes
chargées de l'évaluation de la catastrophe et des
équipes médicales en Indonésie et au Sri Lanka.
Des experts en test ADN ont été envoyés en
Tha?lande et quatre experts du contrôle des maladies ont été
affectés à l'Organisation mondiale de la santé
(OMS).
Les dirigeants de l'Etat et les officiels de haut rang ont, non
seulement assumé leurs responsabilités officielles,
mais également contribué de manière personnelle.
Ainsi, le Premier Ministre Wen Jiabao, après avoir déclaré
une aide supplémentaire de 500 millions de RMB au nom de
la Chine et de son peuple, a personnellement réalisé
un don de 2 000 RMB. Les dons personnels des employés du
Comité central du parti communiste et du Conseil des affaires
d'Etat ont également afflué.
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La
rue Huaihai au centreville de Shanghai: Les passants
font des dons généreux.
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Plus poignant
encore, les dons individuels de citoyens de toutes les classes sociales
et de toutes les provinces sont arrivés par milliers. Les
organisations religieuses ont tenu des offices pour collecter des
fonds. Même les handicapés se sont déplacés
jusqu'aux centres de dons alors que les malades du cancer offraient
eux aussi leurs économies. L'argent a été déposé
dans des urnes au coin des rues, sur les campus universitaires,
dans les magasins, les restaurants et les monastères du pays.
Les paysans du village Huangcheng Xiangfu situé dans la province
du Shanxi ont donné 500 000 RMB. Pour Zhang Jiasheng, chef
du village, «Nos vies sont devenues meilleures. Nous devons
tendre la main pour aider les peuples touchés par la catastrophe».
Jiang Yiman, VicePrésident de la Société
de la CroixRouge de Chine, a signalé que si le peuple
chinois avait déjà fait des dons généreux
pour des causes internationales comme les famines en Afrique dans
les années 80 ou durant les guerres d'Afghanistan et d'Irak,
l'effort mené suite au Tsunami est sans précédent.
Lors de la réunion du 31 décembre 2004 avec les représentants
des pays sinistrés et des organisations internationales,
le Premier Ministre Wen Jiabao a été abordé
par Nihal Rodrigo, Ambassadeur du Sri Lanka en Chine. Celuici
a raconté au Premier Ministre sa rencontre avec deux collégiens
chinois qui se sont rendus à l'ambassade du Sri Lanka faire
chacun don des 100 RMB offerts par leurs parents pour le Nouvel
An plutôt que de faire des visites touristiques.
Liu Xujun, un homme d'âge moyen du district de Yanggu de la
province du Shandong n'ayant jamais eu de travail permanent, est
allé en train à Beijing pour se rendre à l'un
des bureaux de la CroixRouge faire don de 200 RMB avant de
reprendre un train pour rentrer chez lui.
Le jour du Nouvel An, des bouddhistes du continent chinois et de
Taiwan ont tenu un office religieux au temple Lingguang à
Beijing durant lequel ils ont récolté 9,9 millions
de RMB.
Parmi les nombreux malades qui ont participé aux dons, le
groupe de soutien des malades du cancer en phase terminale a collecté
4 000 RMB. «En tant que groupe d'individus souffrant de maladie
mortelle, nous avons profondément ressenti la douleur causée
par la catastrophe
Et nous avons ressenti l'amour dégagé
par la Chine entière. Nous savons tous que nous devons être
attentifs à ceux qui ont encore plus besoin de soin et d'amour.
» s'est exprimé le directeur du centre, qui souhaite
garder l'anonymat.
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Zhao
Xinyan (à gauche), un médecin de l'équipe
de secours chinoise sur la zone de la catastrophe.
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Le
30 décembre 2004, Beijing : des membres de l'équipe
de recherche et de secours lisent les dernières nouvelles
en attendant leur vol pour Aceh en Indonésie.
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Le 6 janvier,
lors de la Réunion spéciale des dirigeants de l'ASEAN
relative aux conséquences du Tsunami, le Premier Ministre
Wen a répété que la Chine continuait à
aider la reconstruction des zones sinistrées en procurant
de nouveaux matériaux et outils nécessaires à
la réparation des routes, ponts, écoles, hôpitaux
et autres infrastructures.
Le Premier Ministre a ajouté que le secteur des technologies
chinois participerait au développement d'un système
d'alerte au Tsunami et que les données pertinentes du satellite
météorologique chinois Fengyun2 seront partagées
avec les pays de la région. C'est au cours de la réunion
de l'ASEAN que le Premier Ministre Wen s'est engagé à
attribuer l'équivalent de 83 millions de USD d'aide. «La
Chine reste un pays en voie de développement et n'est pas
riche. Notre assistance est désintéressée et
est maximale par rapport à nos moyens. Les Chinois pensent
toujours ce qu'ils disent et nous respecterons nos promesses».
Kofi Annan, Secrétaire général de l'ONU, a
annoncé que la communauté internationale était
« reconnaissante » au gouvernement chinois pour son
aide. « La réponse du gouvernement chinois a été
assortie d'une générosité sans précédent
du grand public. » Kofi Annan a particulièrement loué
l'attitude «d'un garçon de Shenyang de 6 ans qui a
fait don de toutes ses économies, cellesci s'élevant
à 22 USD».
Le Président des Maldives Maumoon Abdul Gayoom a déclaré
que lorsque son pays traversait des heures difficiles, le peuple
chinois «avait été aux côtés de
la population des Maldives et avait apporté un soutien et
une assistance exceptionnels».
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Le
9 janvier 2005 : plus de 100 travailleurs ruraux font des
dons sur un chantier de la ville de Sanya dans la province
de Hainan.
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Le
6 janvier 2006 : Zhao Xinyan, un membre de l'équipe
internationale de secours chinoise soigne un enfant fiévreux
dans une ville touchée par le tsunami au Sri Lanka.
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Aéroport
de Banda Aceh : Hou Shike, un médecin de l'équipe
de secours internationale chinoise, panse les blessures d'un
enfant. Les 16 médecins de l'équipe de secours
internationale chinoise sont arrivés à Banda
Aceh en Indonésie le 31 décembre 2004.
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Pour le Ministre
des affaires étrangères du Sri Lanka Lakshman Kadirgamar,
la rapidité de l'intervention chinoise incarne «
les
profonds sentiments d'amitié du peuple chinois». Selon
Rahmah Pramono du Ministère des affaires étrangères
de l'Indonésie, «le seul avion officiel à avoir
apporté du matériel aux victimes du Tsunami a été
celui du Premier Ministre chinois et cela nous a profondément
touchés».
D'après Chen Xianyi, directeur du Service d'urgence du Ministère
de la Santé publique de Chine, une équipe médicale
comptant 189 membres a été mise en place pour apporter
de l'aide sur le terrain ainsi qu'un soutien depuis la Chine. Le
personnel provenait principalement d'équipes de secours médical
du gouvernement et de la Société de la CroixRouge
de Chine et était principalement bénévole.
L'équipe s'occupe des traitements médicaux, du traitement
de l'eau potable et également des corps défunts.
Le jour suivant le tsunami, des scientifiques de l'Institut de génome
de Beijing dépendant de l'Académie des sciences de
Chine ont demandé à être envoyés sur
les zones de la catastrophe. Les époux Wang Mingxin et Wang
Qian, tous deux médecins à l'Hôpital général
de la Police armée de Beijing, ont ainsi offert leurs services.
Wang Qian est devenue membre de la première équipe
internationale de secours envoyée en Indonésie tandis
que Wang Mingxin était envoyé avec la seconde équipe.
Avant son départ, interrogé sur la difficulté
de la tâche à accomplir, les privations personnelles
et les risques de maladies, Wang Mingxin a simplement répondu
: « En tant que médecin, je n'ai pas le choix ».
Pour un médecin, un scientifique ou un laborantin, la plupart
des tâches sont éprouvantes tant physiquement
que mentalement et absolument essentielles. Le 1er janvier,
une équipe de cinq experts chinois en génétique
est arrivée en Tha?lande. Leur mission : procéder
à des tests ADN sur tous les corps non identifiés
retrouvés en Tha?lande.
Le 3 janvier, une équipe de recherche sinosingapourienne
a été envoyée sur la plage de Banda Aceh en
Indonésie, une des zones les plus touchées. La principale
tâche de l'équipe : la recherche des corps dans les
ruines.
«C'est un travail difficile» explique Yuan Benhang,
dirigeant de la partie chinoise de l'équipe. «Cependant,
chaque membre de l'équipe pense pouvoir mener la tâche
à bien». Yuan explique qu'en raison des odeurs presque
insupportables et des tâches difficiles et déprimantes,
les membres de son équipe ont été sélectionnés
pour leur résistance psychologique et leur expérience.
De plus, ajouteil, ils font leur maximum pour faire preuve
de respect envers les défunts et réconforter leurs
familles.
D'après le Premier Ministre Wen Jiabao, malgré le
travail énorme accompli au lendemain de la catastrophe, la
majorité du travail reste à faire. « La reconstruction
et la réadaptation suite à la catastrophe sont des
tâches ardues, nécessitant un soutien solide et une
aide de la communauté internationale». La Chine, conclutil,
est prête à contribuer activement à ces efforts.
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