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Ouvert en 1954,
le musée des céramiques de Jingdezhen est devenu l'une
des premières institutions du genre en Chine et est resté
à ce jour l'attraction culturelle touristique la plus renommée
de Jingdezhen, capitale de la porcelaine.
Le musée abrite une grande variété d'expositions
de poteries et porcelaines diverses cuites pour la plupart dans
des fours à céramiques gouvernementaux durant les
dynasties Ming et Qing (1368 1911). On compte aussi des pièces
rares datant des dynasties Song (960 1276), Yuan (1271
1368), Ming (1368 1644) et Qing (1644 1911) dont la
majorité sont considérées comme de véritables
trésors nationaux. Parmi les collections se trouvent également
des pièces artisanales de la République de Chine (1912
1949) ainsi que des chefsd'uvres réalisés
par de célèbres céramistes de l'époque.
Le musée est ainsi devenu une vitrine de la culture millénaire
de la céramique de Jingdezhen et possède la plus grosse
collection de pièces datant du siècle dernier.
La collection totale est divisée en 13 catégories
et 250 souscatégories de céramiques de plus
de 2 000 formes et 10 000 motifs ornementaux différents.
Parmi elles, 378 pièces ont gagné des prix nationaux,
internationaux ou des médailles ministérielles d'or
et d'argent et quatre ont remporté le prix national pour
le développement de la nouvelle production. Les expositions
présentent également des porcelaines offertes jadis
comme tribut, ainsi que des pièces venant d'Allemagne, de
GrandeBretagne, du Japon, de Corée du Sud ou des EtatsUnis.
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En
2004, le céramiste Cao Ganyuan a démontré
ses talents à Aomori, au Japon.
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Le
céramiste Chen Jun s'est rendu à Osaka, au Japon
en 2004 pour y faire une démonstration de ses talents.
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Pendant des
décennies, le musée a cultivé de nombreux céramistes
de talent dont les plus célèbres sont Ning Qinzheng,
viceconservateur du musée et spécialiste en
artisanat de la province du Jiangxi, Cao Ganyuan, superviseur académique
du musée et président de l'Association des calligraphes
de Jingdezhen, Chen Jun, conservateur assistant du musée
et spécialiste en artisanat et enfin, Sun Lixin, spécialiste
en artisanat, né dans une famille de céramistes, et
directeur du centre d'échanges artistiques Wenbo de Jingdezhen.
Nombre de leurs uvres ont reçu des récompenses
nationales et internationales et sont très prisées
des collectionneurs chinois et étrangers.
Louées en Chine comme à l'étranger, les reliques
culturelles et les uvres d'art détenues par le musée
sont apparues ces dernières années dans des expositions
en France, au Japon, à Macao et Hongkong. Jingdezhen a fêté
en 2004 son millième anniversaire tandis qu'en 2003, le Centre
culturel chinois installé à Paris sous la tutelle
du Ministère de la culture de Chine organisait une exposition
intitulée Splendeur créée par le feu- Exposition
des chefsd'uvre de porcelaine antiques de Jingdezhen.
A l'occasion de cet événement, le président
Jacques Chirac s'est exprimé : "En tant qu'essence de la
culture chinoise, la porcelaine répand la renommée
de la culture chinoise aux quatre coins du monde, et particulièrement
en Europe."
L'exposition de céramiques, qui a montré l'héritage
de la Chine lors de l'Année de la Chine en France, dans le
cadre des années croisées FranceChine, a suscité
l'intérêt du public français. L'exposition,
avec seulement 60 pièces exposées, a ainsi attiré
plus de 10 000 visiteurs.
Les uvres en porcelaine de Jingdezhen ont soulevé l'intérêt
général et participé au développement
d'une culture internationale de la céramique. Ainsi, l'industrie
de la céramique française a développé
des relations privilégiées avec celle de Jingdezhen.
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Bouteille
en porcelaine mate aux éléments décoratifs
représentant la Neige auspicieuse prévoyant
une bonne récolte, uvre de Ning Qinzheng.
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De la dynastie
Ming au milieu de la dynastie Qing, un grand nombre de porcelaines
japonaises ont été réalisées à
partir de celles de Jingdezhen, qui étaient déjà
largement commercialisées et collectionnées dans le
monde entier. A partir de la dynastie Ming, d'innombrables porcelaines
de Jingdezhen ont été transportées en Europe
par les commerçants portugais via Macao. Hongkong, métropole
internationale connue comme la Capitale des collections d'art, compte
depuis 100 ans de nombreux collectionneurs de porcelaines de Jingdezhen.
Lors de l'exposition des chefsd'uvre de porcelaine antiques
de Jingdezhen, le quotidien Le Figaro a qualifié les pièces
"de superbes porcelaines chinoises, resplendissant or blanc". Les
bijoux détenus par le musée de Jingdezhen en font
un palais de l'art qui dévoile une civilisation millénaire
de la céramique.
Informations
supplémentaires :
Appellation mondialement célèbre depuis le XVe siècle,
Jingdezhen a joui de la réputation de son industrie de la
céramique. Avant le XVIIIe siècle, la porcelaine n'existait
pas encore en Europe. Sous l'influence de Jingdezhen, l'industrie
de la céramique a véritablement commencé à
se développer en Europe au XIXe siècle. De la fin
de la dynastie Ming aux débuts de la dynastie Qing, la Chine
a vendu beaucoup de pièces en Europe mais aussi dans le monde
entier, grâce à la seule réputation de Jingdezhen.
Connue dans certaines régions comme l'or blanc, la porcelaine
était prisée des familles aristocratiques ou plus
modestes. Les nobles d'Europe et du Japon s'enorgueillissaient de
leur collection tandis que les compagnies maritimes se sont enrichies
grâce au transport des céramiques de Jingdezhen. Autrefois,
certain Européens utilisaient le mot "porcelaine" pour désigner
la Chine.
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Assiette
traditionnelle bleue et blanche représentant La rivière
Bian au jour de la Clarté pure, uvre de Sun Lixin.
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La
déesse de la Grâce dans une attitude charmeuse,
sculpture en porcelaine.
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Paysage,
jarre en porcelaine.
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