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Petite femme
de 60 ans, aux yeux bleus scintillants et à la parole saccadée,
Madame Bullynck radie de vitalité et d'énergie. C'est
en mars 2003 qu'elle a quitté avec son mari la Belgique pour
venir s'installer dans l'élégante cité de Suzhou,
dans la province du Jiangsu.
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Classe
d'anglais aux jeunes Chinois de la communauté.
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Une bienveillance
héréditaire
Madame Bullynck est une personne pleine d'amour et d'attention,
qualités qu'elle attribue à sa mère qui était
toujours prête à aider les autres. Depuis 1989, Madame
Bullynck, ancienne institutrice et bibliothécaire, a vécu
dans de nombreux endroits du globe en raison des mutations professionnelles
de son mari. Où qu'elle s'installe£¬elle a toujours mis
un point d'honneur à faire du volontariat en participant
à des activités de bienfaisance sociale, comme l'organisation
de ventes de charité destinées à réunir
des fonds pour les orphelins ou la lecture de romans à des
nonvoyants, et est ainsi devenue l'ambassadrice de la bienveillance.
Suivant les pas de leur mère, les trois fils ont décidé
de devenir professeurs, poursuivant cette leçon d'amour et
de charité. En mars 2003, lorsque son mari a été
muté au sein de la filiale Philips de Suzhou, Madame Bullynck
a déménagé elle aussi. Ayant appris grâce
à un journal local que certains enfants du nord de la Chine
devaient cesser leurs études par manque de moyens, elle demanda
à ses amis d'apporter leur aide. Lorsque Bullynck apprit
qu'après avoir fait des études à l'étranger,
le fils d'un pêcheur de retour dans la province du Zhejiang,
avait décidé d'établir une école pour
les enfants de pêcheurs, elle et plusieurs de ses amis étrangers
se pressèrent pour donner un coup de main.
Une amitié
hors frontière
La famille Bullynck s'est installée dans le jardin Jinhua,
une résidence située dans la zone industrielle de
hautetechnologie de Suzhou et à l'origine conçue
pour les hommes d'affaires étrangers. C'est ainsi qu'ils
sont devenus des résidents de la communauté Shishan.
Femme très active, Madame Bullynck est rapidement devenue
l'amie des personnes âgées de la communauté
et rend régulièrement visite au comité de quartier,
offrant son aide aux causes locales avec pour seule exigence celle
de ne pas être traitée comme une étrangère.
Le comité de quartier de Shishan a accepté cette volontaire
étrangère qui prend une part active dans la communauté
en cuisinant des plats traditionnels chinois et en s'adonnant à
l'art du papier découpé avec ses voisins. Lorsque
la communauté a établi un club de peinture et de calligraphie,
Madame Bullynck, qui est passionnée de peinture à
l'huile, s'est immédiatement investie dans le projet. La
communauté possède également un club d'opéra
de Beijing qui donne aux acteurs amateurs la possibilité
de passer sur le devant de la scène. Bien que Madame Bullynck
ne maîtrise pas encore complètement le chinois, elle
est sensible aux rimes et au rythme unique de cet opéra.
Elle a ainsi invité le club à jouer devant une vingtaine
de ses amis étrangers. Elle a également participé
à des programmes de danse organisés par la communauté,
apprenant aux résidants des danses folkloriques belges.
L'été dernier, lorsque le chef de la communauté
l'a invitée à enseigner l'anglais, Madame Bullynck
a accepté sans hésitation. Chaque mardi matin, elle
a ainsi enseigné à des enfants, encourageant ses jeunes
élèves à être curieux, à poser
des questions et à l'appeler par son prénom au lieu
de «professeur». Pour aider les enfants à mieux
saisir les phrases de la vie quotidienne, elle a un jour apporté
en classe une poêle et un bol pour leur apprendre à
faire des crêpes sucrées. Les élèves
n'ont pas seulement appris comment faire ce délicieux dessert
mais aussi à utiliser le vocabulaire en contexte. Madame
Bullynck est devenue populaire parmi les enfants chinois et est
aujourd'hui une étrangère très bien intégrée
à la vie de la communauté. L'année dernière,
la Fédération des femmes de la zone industrielle de
hautetechnologie de Suzhou l'a récompensée du
titre d'honneur d'«Ambassadrice de l'Amour».
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Jeu
avec les enfants.
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Habillant
un acteur.
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Essai
d'une couronne de théâtre.
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Une vie agréable
en Chine
«La vie en Chine est facile pour moi» explique Madame
Bullynck qui vit dans le pays depuis deux ans déjà.
En comparaison à certains autres pays où elle a vécu,
elle trouve qu'il existe une relative bonne compréhension
entre les étrangers et les résidents. Pour elle, la
communication n'est pas difficile et elle a découvert avec
plaisir que les Chinois étaient relativement ouverts, tolérants,
et que les idées pouvaient converger assez rapidement.
Le premier challenge sérieux a été de comprendre
les multiples traditions chinoises et la culture complexe de ce
pays. Selon elle, les étrangers doivent prendre l'initiative
d'apprendre et de respecter les coutumes des habitants. Madame Bullynck
apprécie beaucoup l'art chinois comme l'opéra de Beijing,
les ballades de Suzhou, la calligraphie et la broderie. Elle est
particulièrement admirative devant le respect que les jeunes
Chinois témoignent aux plus âgés. Pour elle,
les étrangers ont beaucoup à apprendre des chinois.
Madame Bullynck encourage également son mari dans son travail,
participe à des classes de peinture deux fois par semaine
et à d'autres événements organisés par
des femmes étrangères. Elle a invité un tuteur
pour lui enseigner le chinois selon la méthode traditionnelle
chinoise. Durant le weekend, elle et son mari se promènent
autour de la ville ou vont pêcher dans les villages voisins.
Elle espère bientôt pouvoir aller en Mongolie intérieure
dont la beauté des prairies la fascine.
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