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Faire
paître un troupeau.
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Lac
du Cygne.
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Les visiteurs
qui traversent les vastes prairies au nord des monts Tianshan en
été vivent une expérience indescriptible mêlant
sentiment de liberté et de sérénité.
Dans cette immense espace d'herbe grasse qui regorge d'eau, où
paissent de grands troupeaux de bétail, il est possible d'entendre
le son d'un A Ken, les chants des gardiens de troupeaux et les bruits
rythmiques des sabots des chevaux. Ainsi va la vie dans le verdoyant
Xinjiang, large terre de pâturage humidifiée par les
neiges fondues des monts Tianshan.
Les monts Tianshan signifient littéralement «magnifique
montagne du Paradis». D'une longueur totale de 2 500 km, les
Tianshan (l'une des plus jeunes chaînes de montagnes du monde)
s'étendent sur 1 700 km d'est en ouest et de 250 à
300 km du nord au sud dans la région autonome ou?goure du
Xinjiang. Au nord, se trouve une forêt primitive très
dense. Les monts Tianshan abritent une riche réserve d'eau
de glaciers et de bassins fertiles qui facilitent l'agriculture
intensive et l'élevage du bétail. Les prairies qui
les entourent en représentent les plus beaux paysages.
Situés au nord des monts Tianshan, entre les prairies Barkol
et Ili, les quelques 20 millions d'hectares d'herbe grasse représentent
un trésor pastoral en Chine. La prairie Bayanbulak s'étendant
dans un bassin de plus de 2 500 m d'altitude constitue un immense
pâturage au centre de la chaîne Tianshan. Tels des bijoux,
les vastes prairies parsemées de lacs, de rivières,
de troupeaux de bétail et de yourtes rondes forment une scène
insaisissable.
Les monts Tianshan sont principalement habités par les Kazakhs
et les Mongols qui ont la particularité de se déplacer
à cheval et d'offrir une très bonne hospitalité.
Amis et étrangers sont traités de la même manière
avec beaucoup de respect. Avant d'entrer dans une yourte locale,
le visiteur se voit offrir un bol de thé au lait et un yaourt
au lait fermenté. Juin, juillet et août représentent
les mois d'or pour les visiteurs et les gardiens de troupeaux en
raison de la fraîcheur des prairies.
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Rive
du lac Sayram parsemée de fleurs.
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Le lac Sayram
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Situé dans le département autonome mongole de Bortala,
au nord des monts Tianshan, le lac Sayram se trouve à 2 073
m d'altitude avec une surface totale de 454 km2. Le Sayram est le
lac de vallée le plus large et le plus haut du Xinjiang.
Les prairies qui l'entourent sont immenses et pittoresques. A la
fin du mois de mai et le tout début du mois de juin, diverses
variétés de fleurs jaunes entourent le lac, brillant
comme de l'or au soleil. En juillet, les fleurs sauvages s'épanouissent
et ajoutent une touche colorée aux alentours du lac. Le spectacle
est d'une beauté à couper le souffle.
Activités folkloriques :
En juillet et en août, les groupes ethniques Kazakh et Mongol
accueillent de grands rassemblements durant lesquels on chante,
on danse, on se mesure à des courses de chevaux, de combats
de lutte, de tirs à l'arc et où les filles poursuivent
à cheval les garçons. Lors des foires commerciales,
les gardiens de troupeaux vendent leur bétail et les produits
liés à l'élevage afin d'acheter les objets
nécessaires à la vie quotidienne.
A cette époque de l'année, la plaine est très
agréable. Les bestiaux sont magnifiques et les produits tels
que le lait, les yaourts et la viande de mouton abondent.
Des milliers de gardiens de troupeaux viennent de loin pour participer
aux festivals qui se déroulent autour du lac Sayram et sur
la prairie d'Ili. Les Mongols vivent dans des yourtes au toit en
dôme qui conviennent parfaitement à la vie de nomade
et sont facilement transportables. Lors du grand rassemblement,
des centaines de yourtes sont transférées jusqu'au
lac Sayram, ajoutant beaucoup de charme à la scène
pastorale.
La prairie
Bayanbulak :
Bayanbulak signifie printemps d'abondance en langue mongole. Située
dans le district de Hejing, dans le département autonome
mongol de Bayan Gol, la prairie couvre environ 23 835 km2, ce qui
en fait l'une des plus grandes de Chine après celle de Erdos.
Entouré par les monts Tianshan, il s'agit d'un basin très
verdoyant qui, alimenté par de nombreuses pluies et chutes
de neige, abrite une végétation abondante. En été,
les fleurs parsèment le sol tandis que des milliers de vaches,
de moutons, de chevaux et de yaks paissent tranquillement dans cette
immensité couleur de jade.
Le lac du Cygne :
Sur la prairie Bayanbulak, le lac du Cygne comprend une zone totale
de plus de 300 km2. Ce marais de plus de 30 km de longueur et 10
km de largeur a été désigné en 1986
comme une réserve naturelle des cygnes.
De mai à octobre, la saison est idéale pour se rendre
au lac du Cygne. De mai en juin, des milliers de cygnes apparaissent
avec d'autres oiseaux migrateurs venus d'Inde et du sud de l'Afrique.
En septembre, les oiseaux s'envolent de nouveau vers le sud mais
cette fois avec leurs petits. Le mois de juin est en effet la période
pendant laquelle les cygnes bâtissent leur nid et donnent
naissance aux oisillons. Les visiteurs peuvent s'approcher des oiseaux,
sous réserve de ne pas perturber ou blesser les volatiles.
Parce que les cygnes sont des oiseaux sacrés aux yeux des
gardiens de troupeaux mongols, toute action malveillante à
l'égard de ces oiseaux sera susceptible d'attirer le courroux
de la population locale. Le lac du Cygne abrite de nombreuses espèces
comme le cygne chanteur, le cygne nain et le cygne muet ou tuberculé.
Une douzaine d'autres oiseaux incluant l'oie sauvage grise, l'oie
sauvage à la tête tachetée et l'aigrette blanche
se trouvent également dans les alentours du lac.
A Ken et
chansons :
Le A Ken et les chansons folkloriques sont les formes traditionnelles
de récréation au sein du groupe ethnique Kazakh. Ce
genre de rassemblements attire des gens des quatre coins du Xinjiang.
Revêtus de leurs plus beaux atours, ils se rendent sur la
prairie, jouant du dongbula, un instrument Kazakh. Les chanteurs
font la démonstration de leur talent, repris en chur
par l'audience. Les festivités durent toute la nuit et s'étendent
généralement sur plusieurs jours.
Il existe deux formes de A Ken. Un artiste joue du dongbula et chante
en solo une épopée traditionnelle ou une chanson folklorique.
La seconde forme de A Ken permet de mettre en valeur les talents
d'improvisation, combinant chants et débats.
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