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La pause du
déjeuner.
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Ali apportant
le repas à son ma»tre.
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Préparation
du repas.
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Statue du bouddha Qiangba au
monast“re Drepung.
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On
quitte Lhasa vers l’ouest en suivant la vallée de la
rivière éponyme. A une vingtaine de kilomètres,
on voit appara»tre sur le flanc gris clair de la montagne,
les bâtiments blancs du monastère Drepung. De loin,
ils ressemblent à un grain de riz posé à flanc de
montagne, d’où peut-être son nom qui, en tibétain,
signifie « abondance de riz ». On est face au plus important
des six grands monastères de la secte bouddhiste tibétaine
des Bonnets Jaunes de tout le plateau du Qinhai-Tibet.
Dans sa centaine de salles, le monastère,
vieux de six siècles, abrite quelque 650 moines. Un
chiffre qui a déjà dépassé les 8 000 au cours
de l’histoire.
Ngawang Lingdem a 40 ans. Il est grand
et carré d’épaules. C’est aussi un grand ma»tre
des Ecritures. Il y a 18 ans, Ngawang a quitté Lhunzhub,
sa ville natale, située à une centaine de kilomètres
de Lhasa pour entrer dans le monastère. Mais, en plus
de suivre la voie de ses prédécesseurs faite du chant
des sêtras bouddhiques, de méditation et d’enseignement,
Ngawang a continué à cultiver ses passions. « J’ai
consacré ma vie au Bouddha, explique-t-il, mais j’aime
aussi le football et l’horticulture. ».
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Cuisine écologique. Les
moines du monastère Drepung utilisent l’électricité,
le gaz naturel ou encore l’énergie solaire pour préparer
à manger.
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Ngawang, dans sa cellule.
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Le moine Gyayam. De plus en
plus de moines du monastère Drepung étudient les langues
étrangères afin d’acquérir une meilleure compréhension
du monde.
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La cellule
de Ngawang mesure une dizaine de mètres carrés. Elle est parfaitement
nettoyée et rangée. A l’intérieur, de nombreux livres
de sêtras bouddhiques et deux pots de fleurs. Accroché au
mur, un grand poster en couleur de Ronaldo, la star brésilienne
du ballon rond. « Ronaldo est fabuleux, s’enthousiasme Ngawang,
c’est mon joueur préféré. » Durant la dernière
coupe du monde, Ngawang a demandé l’autorisation
de pouvoir partir presque tous les jours et de descendre en bus
à Lhasa afin de pouvoir suivre les matchs en direct à la télévision.
Ali est également moine. Il a 21 ans
et étudie depuis sept ans déjà les Ecritures sous la direction
de Ngawang. Les loisirs de Ali sont assez différents de ceux
de son maître : durant son temps libre, il aime écouter de
la pop-music, étudier l’anglais et jouer à des jeux vidéos
avec d’autres jeunes lamas. Les parents d’Ali sont ouvriers
à Lhasa, mais son école secondaire était située tout
près du monastère Drepung. Chaque
jour, Ali pouvait donc voir défiler devant la porte de son collège
moines et pèlerins. A ses yeux, le statut de moine était le
plus enviable de tous et c’est pourquoi, à la sortie du lycée,
il a décidé d’entrer dans les ordres. La cellule d’Ali,
aussi propre que celle de son maître, abrite un lecteur de cassettes
de bonne qualité et une grande collection d’enregistrements
de musique pop chinoise et internationale.
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Nyingzhag, moine
et professeur d’anglais au monastère Drepung.
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Voyageurs arrivant au monastère Drepung.
Le monastère accueille chaque jour de nombreux visiteurs
tant chinois qu’étrangers.
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Les moines
du monastère Drepung mènent une vie très ordonnée. Chaque
jour, de 9 heures à midi, ils étudient ; l’après midi,
de 14 heures à 16 heures, ils chantent des sêtras et deux
à trois soirs par semaines, ils débattent des doctrines bouddhiques.
Chaque mardi, certains moines prennent un bus pour aller faire des
courses à Lhasa et nombreux sont les jeunes lamas à porter
des montres à quartz et à posséder un radio-cassette ou
une calculatrice.
Durant les années 50 et 60, les moines
tibétains ignoraient à peu près tout du monde extérieur
du fait des mauvaises conditions de transport et de communications.
Ainsi, lorsque le 14e Dalai Lama a assisté à l’Assemblée
populaire nationale en 1954 à Beijing, il a dê voyager à
dos de cheval durant trois mois pour rallier la capitale. Aujourd’hui,
les moines du monastère Drepung peuvent obtenir tous les types
d’informations grâce aux livres, à la télévision,
à la presse ou à travers les rencontres avec des voyageurs
venus du reste de la Chine ou d'ailleurs.
Ali est actuellement étudiant en troisième
année à l’école de littérature du monastère Drepung.
Chaque jour, il consacre beaucoup de temps à étudier et à
marmotter les Ecritures bouddhiques, à s’occuper de son maître
et à suivre des cours de mathématique, de littérature tibétaine,
de chinois et d’anglais. Le vàu d’Ali est de pouvoir, une
fois qu’il maîtrisera l’anglais, s’en aller parcourir
le monde diffuser le bouddhisme.
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