
Le monastère Shaolin construit
en 495 sur ordre de l´empereur Xiaowendi des Wei du Nord
pour servir de résidence à un moine vénérable indien.
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Shi Yongxin (au
centre, côté droit), actuel supérieur du monastère Shaolin.
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Le
monastère Shaolin qui est connu aussi bien en Chine qu´à l´étranger
pour son wushu (art martial) et comme étant le lieu d´origine
de l´école Chan (ou du Dhyana) du bouddhisme se situe dans
le district Dengfeng au Henan. Lors de sa fondation en 495
sous le Wei du Nord, il y avait des forêts (lin en chinois)
touffues au pied nord du mont Shaoshi oè se trouve ce monastère,
d´oè son nom de Shaolin.
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L´école
du Dhyana est originaire d´Inde. On dit qu´en 527 Bodhidharma, 28e
successeur de cette école, arriva d´Inde par mer à Guangzhou puis
au monastère Shaolin oè il enseigna les doctrines de l´école du Dhyana
qui devint plus tard l´école Chan du bouddhisme en Chine, raison pour
laquelle Bodhidharma est reconnu comme étant le fondateur de l´école
Chan et le monastère Shaolin comme son lieu de naissance.
Bodhidharma préconisait la contemplation pour
parvenir au nirvóna. Il resta assis en contemplation pendant 9 ans
sans bouger face à une paroi rocheuse dans une grotte au nord-ouest
du monastère Shaolin. De nos jours encore, cette grotte est appelée
« grotte de Bodhidharma ». Au bout de neuf ans de contemplation, la
silhouette de Bodhidharma s´imprima sur la pierre devant lui. Aujourd´hui,
cette pierre portant son http://www.china-pictorial.com/chpic/htdocs/rmhb/images/200111 a été déplacée dans la salle de la
Robe blanche.
A mi-chemin de la grotte de Bodhidharma se
trouve le temple du fondateur dont la salle principale est un véritable
trésor de sculptures en bas-relief. Sur ses 12 colonnes octogonales
de pierre sont sculptés des gandharvas, des gar´ons, des oiseaux,
des fleurs de grenadier et de pivoine ainsi que des herbes, tandis
que sur les quatre autres, on voit des gardiens célestes, des dragons
et des nuages. Avec des ciselures grossières, les personnages sculptés
et richement coloriés présentent un style simple et ancien.

Entra»nement de wushu en hiver.
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La salle de
Mahavira, détruite en 1928 pendant la guerre et reconstruite
en 1986. Les plus importantes des activités bouddhiques ont
lieu dans cette salle.
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Les
pierres des trois salles entourant la salle principale à l´Est,
à l´Ouest et au Nord portent les gravures « Les fonctionnaires
adorant le Bouddha » et « Les arhats contemplant la mer » dont
les nombreux personnages sont palpitants de vie et présentent
un air respectueux et dont les dragons, licornes, tortues, éléphants
et cerfs sont d´une ressemblance frappante.
Les bas-reliefs sur le socle en forme
du mont Surému de la statue bouddhique dans la salle principale
représentant des montagnes, des arbres, des temples, des pagodes,
des champs, des cours d´eau, des ponts, des moines, des montagnards
tirant un óne et des passants en attente d´un bac composent
des tableaux évoquant la vie du peuple.
Devant la grande salle du temple dédié
au fondateur de l´école Chan pousse un vieux cyprès dont le
tronc mesure 4 m de circonférence. On dit qu´il fut planté par
Hui Neng, sixième successeur de l´école Chan, lorsqu´il vint
du Guangdong rendre hommage à Bodhidharma au monastère Shaolin
avec un jeune plant d´arbre cultivé dans un bol. Si c´est vrai,
ce cyprès doit être vieux de plus de 1 200 ans.
Fondée par Bodhidharma et enrichie par
ses continuateurs, l´école Chan devint sous la dynastie des
Tang (618-907) la plus grande école du bouddhisme en Chine.
Assis tous les jours en contemplation
face à la paroi rocheuse, Bodhidharma sentait ses membres s´engourdir.
Il apercevait également ses disciples s´endormir en contemplation
et voyait leur santé décliner. Il décida alors de pratiquer
régulièrement des exercices physiques et créa 18 mouvements
imitant le saut du tigre, un singe grimpant, le bond du léopard,
etc. Plus tard ces 18 mouvements différents furent appelés «
les 18 exercices routiniers de Shaolin ». |

Les Trois Doctrines et les
Neuf Ecoles, tableau gravé sur la stèle devant la tour de
cloche. Sur ce tableau, Confucius est à gauche et Laozi
est à droite. Les Trois Doctrines désignent le bouddhisme,
le confucianisme et le tao«sme.
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Bas-reliefs
sur les poteaux des deux côtés de la porte du temple du
fondateur de l´école Chan, réalisés sous la dynastie des Song
du Nord (960-1127).
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Bodhidharma
créa également d´autres exercices capables de fortifier le corps,
dits de « changer os et muscles et laver la moelle épinière ». «
Changer os et muscles » consiste à mouvoir le tronc et les membres,
tandis que « laver la moelle épinière » à faire des exercices respiratoires
internes. En pratiquant les exercices respiratoires, on pouvait
faire circuler un flux énergétique dans le corps. Ces exercices
étaient très utiles aux moines qui pratiquaient la contemplation.
Au cours des siècles, les moines du monastère
Shaolin étudièrent également les arts martiaux répandus parmi le
peuple, permettant à leur art de s´améliorer et de s´enrichir constamment.
La fresque en couleurs sur le mur de la
salle de la Robe blanche illustre l´histoire des 13 moines armés
d´un bóton de bois qui sauvèrent la vie à Li Shimin, empereur Taizong
des Tang. A la fin de la dynastie des Sui (581-618), Li Shimin se
battait avec Wang Shichong, général des Sui en vue de s´emparer
du pouvoir. Au moment critique, les moines armés du monastères Shaolin
donnèrent l´assaut sur l´arrière-garde de Wang si bien que l´armée
de Li Shimin vit sa défaite annoncée transformée en victoire.
Après son avènement au trône, Li Shimin,
empereur Taizong des Tang, conféra des titres de noblesse aux moines,
donna des terres au monastère Shaolin et autorisa les moines armés
à prendre de la viande et boire de l´alcool.

Les moines assis en contemplation.
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Tableau illustrant des moines
pratiquant des arts martiaux.
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Stèle portant des inscriptions
de l´empereur Qianlong de la dynastie des Qing (1644-1911).
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Plus tard,
le monastère Shaolin devint un monastère impérial qui dominait les
nombreux autres temples du voisinage. Pour la sécurité des temples,
l´empereur permit de créer un régiment de moines et envoya des officiers
dans le monastère Shaolin pour entra»ner ces moines-soldats aux
arts martiaux. Avec le temps, l´école de wushu chinois de Shaolin
fut créée.
A 300 m à l´ouest du monastère Shaolin se
trouve une forêt de pagodes. Selon les règles bouddhiques, après
le nirvóna d´un supérieur ou d´un moine vénérable, le monastère
construisait un stupa pour renfermer son corps et ses objets et
érigeait une stèle chantant ses vertus. Cette forêt comprend aujourd´hui
231 stupas dont le plus ancien date de 791 (dynastie des Tang).
La forme, le nombre des étages et la taille
des pagodes varient en fonction de l´époque de leur construction
et dépendent également de la situation économique du monastère Shaolin.
Les pagodes comprennent 1 à 7 étages et la plus élevée mesure 15
m de hauteur. Les formes de ces pagodes sont très variées. Certaines
ont des toitures serrées, d´autres ressemblent à un pavillon et
d´autres encore ont un socle en forme du mont Surému. La section
du tronc est carrée, rectangulaire, hexagonale, octogonale ou circulaire.
La plupart de ces pagodes portent des inscriptions indiquant le
rang auquel se classait le défunt, son nom religieux et ses mérites.
Certaines pagodes ont un socles orné de personnages, d´animaux ou
de fleurs en bas-relief. Les inscriptions sur les pagodes fournissent
des renseignements détaillés sur l´histoire, les pratiques religieuses
et l´économie du monastère Shaolin et constituent des données substantielles
pour étudier l´art de construction des pagodes, la calligraphie
et la sculpture du temps jadis.
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