2001-2

 Science et éducation

La grande serre de Beijing


Texte de Xie Chen
Photos de Chen Wang Huang

Paphiopdilum hirsutissimum.
Ananas ou broméliacées.
Orchidée.

    Dans le jardin botanique au pied des collines de l’Ouest à Beijing se dresse un édifice de verre soutenu par une ossature en acier. C’est la serre la plus grande et la plus moderne de Chine.
    Elle se divise en 4 zones d’exposition où poussent 60 000 plantes appartenant à quelque 5 000 espèces consacrées respectivement aux fleurs des quatre saisons, aux arbres des forêts tropicales humides, aux plantes du désert et aux plantes rares. Ainsi, les visiteurs peuvent y découvrir des plantes typiques des différentes régions climatiques du globe, recueillies en Chine et dans d’autres pays.
    A l’intérieur de cette serre ressemblant à un palais de cristal, on trouve un relief ondulé, des sentiers sinueux, de furieuses cascades et des ruisseaux au doux clapotis. Elle abrite entre autres plantes extraordinaires un grand garuga multiflore et un figuier banian avec un tronc de 1,5 m de diamètre. On y voit également des plantes spécifiques des forêts humides : arbres aux racines contreforts ou aériennes ou encore portant des fleurs ou des fruits sur leurs tronc et vieilles branches, des épiphytes (végétaux poussant sur d’autres plantes mais sans s’en nourrir) et des plantes volubiles (c’est à dire dont les tiges s’enroulent sur elles-mêmes). Des Parashoreas chinensis, des figuiers religieux et des tallipots d’Asie (une sorte de palmier à large feuille en éventail que l’on trouve en Asie du Sud et à Ceylan) s’y sont parfaitement acclimatés. Les plantes des déserts comptent 1 500 espèces, dont les oponces (plantes grasses de la famille des cactus) et des plantes riches en suc. Une importante collection de plantes précieuses s’offre au regard émerveillé des visiteurs : des malpighies de 80 cm de diamètre, une Carnegia gigantea de 5,5 m de haut, des Dioscoreas macrostachyas (ignames), etc. Des orchidées tropicales, des népenthès, capables d’‘‘attraper’’ des insectes, des Dracœnas dracos et ainsi que d’autres plantes rares parsèment les quatre coins de la serre.
    Depuis sa construction en 1999, la grande serre de Beijing, qui couvre 5,5 ha, a grandement contribué à la préservation et à la prolifération des espèces rares et est devenue un important centre de recherches scientifiques et de vulgarisation des connaissances botaniques. Aujourd’hui, en plus d’être une grande attraction pour les touristes, elle est aussi un lieu de premier choix permettant aux botanistes chinois et étrangers d’échanger leurs connaissances

Figuier banian.
La cascade.
Vue générale de la grande serre de Beijing.
Malpighies.
Dioscorea macrostachya (igname).
Espèce très rare et en voie d’extinction de plante lithophile.
Phalaenopsis.
Plante carnivore. Les fleurs peuvent piéger des insectes.
Musella lasiocarpa, une espèce rare et propre à la Chine que l’on trouve dans la province du Yunnan.
Malpighies.