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Art et culture
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Les
peintres-paysans d’Ansai
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Photographies : Lu Zhongmin
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En
Chine, on surnomme souvent la province du Shaanxi, la Plaine aux 800
Li (400 km) des Qin. En effet, durant la période des Printemps
et Automnes et à l’époque des Royaumes combattants (770-221
avant Jésus-Christ), cette région était dominé
par l’Etat des Qin. Xi’An, qui est l’actuel chef-lieu de cette province,
a été fondée il y a près de 2 000 ans
et fut la capitale de quelque 11 dynasties au cours de l’histoire.
Aujourd’hui, la province du Shaanxi joue un
rôle important dans le développement de l’Ouest de la
Chine. Mais tout là-bas est imprégné d’un puissant
parfum culturel, sans doute parce que cette province fut longtemps
le centre politique, économique et culturel de la Chine.
Le district d’Ansai se trouve sur le plateau
de Lœss, dans le nord du Shaanxi, à une quarantaine de kilomètres
de Yan’an, le berceau de la révolution chinoise. Ansai évoque
invariablement des images de coucher de soleil, de sols de lœss ou
encore de ses hommes, un fichu blanc noué autour du front et
un tambour accroché à la taille.
La plupart des habitants d’Ansai sont des
paysans, mais d’un genre particulier. Après leur travail, ils
abandonnent leurs outils pour se saisir de leurs pinceaux et peindre
des scènes de leur vie quotidienne : le travail dans les champs,
les visites chez des amis, les mariages, etc. Leurs peintures sont
simples et sans fioritures, très traditionnelles aussi. Pourtant,
même si les thèmes modernes sont totalement étrangers
aux peintures de ces habitants du bout du monde, leur mode de pensée
artistique est, lui, étrangement en phase avec les tendances
du moment. |
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