2001-4

Sport


Formes féminines

Texte de Zhang Yini et Li Li
Photos de Wu Zhengzhong


Un entraîneur russe dirige les étudiantes dans leurs exercices. Exercices de shaping. L’appréciation des étudiants a été totalement informatisée.

   Dans une salle moderne et spacieuse du club féminin Daifei, à Qingdao (province du Shandong), des femmes en justaucorps très moulants sont en train de danser sur une musique rythmée. Elles se préparent pour le prochain concours de shaping (remise en forme).
   Le shaping est une forme d’exercice de musculation. Assisté par ordinateur qui mesure et conseille le physique, la coiffure et les vêtements, le shaping est connu pour être un « Système d’ingénierie globale de culturisme ». De nombreux top-models mondialement connus pratiquent cette forme de musculation et du coup, de nombreuse jeunes filles rêvant de devenir elles-aussi mannequins, s’y adonnent également. Parmi elles, Li Bing, de Qingdao, 18 ans. Elle est étudiante dans une école de mannequinât et pratique le shaping depuis deux mois, avec la bénédiction de sa famille.
   Les pratiquantes de ce sport ont généralement un bon niveau d’études et peuvent travailler dans des secteurs aussi divers que le secrétariat, la comptabilité, l’enseignement ou encore donner des cours de musculation. Leur âge peut être très variable mais elles ont toutes le même objectif : rester mince et jeune.
   Pourtant, même si elles ne le laissent pas paraître, ces jolis mannequins endurent d’incroyables souffrances durant leur entraînement. Wang Ling, par exemple, est professeur. Elle aime le sport et la danse mais avec l’âge, elle a commencé à prendre du poids. Afin de retrouver la ligne, elle a rejoint les rangs des adeptes du shaping. « Les séances de gymnastique ne me coûtaient que 100 yuans par mois, explique-t-elle. Mais les cours de shaping, eux, coûtent 380 yuans par mois, sans compter les chaussures et l’équipement. »
   « Le shaping est vraiment éprouvant, continue-t-elle. Après la première séance, j’avais mal partout. Certaines femmes n’arrivent pas à suivre et abandonnent, mais moi je continue. Ces sacrifices sont acceptables pour une femme qui veut préserver sa beauté. »
   Si toutes les participantes au concours de shaping paraissent confiantes, une seule pourtant sera couronnée. Et la clef du succès ne réside pas seulement dans la jeunesse et la beauté mais dans l’image entière, tant extérieure qu’intérieure que les candidates projettent. « Ma jeunesse est mon atout » annonce Li Bing, qui, pourtant, en privé, nous confie aussi que son manque d’expérience l’inquiète.
   L’état d’esprit des gens change avec le temps mais la poursuite de la beauté par les femmes est éternelle. Et c’est pour cela que « l’industrie de la beauté et de la remise en forme va connaître un développement faramineux au XXIe siècle », selon les prédictions de Song Bojun, présidente du club féminin de Daifei.

Les étudiantes s’entraident durant les exercices. La aouffance,nangon de la teaute. Yang Weijun plaisante avec son père juste avant le concours.
 
Liu Wenyan, de Changsha (province du Hunan), lauréate du prix de la meilleur image. Sun Qi (3e en partant de la droite), de Qingdao, lors du concours.