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Exclusif
La
maison du bonheur
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Texte : Xie Chen
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Beaucoup de villes en Chine font face
au problème du réaménagement des vieux
quartiers résidentiels.
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Réaménagement urbain.
Des ouvriers démolissent de vieilles maisons qui doivent
céder la place à un nouveau quartier.
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La joie des nouveaux propriétaires.
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Le quartier de lancienne
concession française à Shanghai. Hauts immeubles
et vieilles maisons de plein pied coexistent encore dans de
nombreuses villes en Chine.
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Le nouveau quartier Juer dans
larrondissement Dongcheng à Beijing. Toutes les
maisons de ce quartier nont quun étage, afin
de sinsérer harmonieusement dans leur environnement.
Dans la reconstruction des vieux quartiers résidentiels
à Beijing, les autorités prêtent en effet
une grande attention à la protection des vestiges historiques. |
Salle de séjour
dun appartement de Beijing. Avant demménager,
les Chinois consacrent beaucoup de temps et dargent à
la décoration de leur nouveau logement.
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Pour
les Chinois, logement et habillement sont les deux conditions
sine qua non pour mener une vie heureuse et bien travailler.
Actuellement, le logement est même devenu le principal
centre dintérêt du public en Chine : pour
se saluer, lexpression « Avez-vous mangé
? » a cédé la place à « Avez-vous
déménagé ? »
Durant la première Fête du Printemps
de ce nouveau siècle, Xu Kaiqin et 20 autres agriculteurs
du bourg de Yanjiang dans larrondissement de Pukou à
Nanjing, capitale de la province du Jiangsu, ont déménagé
avec leur famille dans le quartier résidentiel de Dongyuan,
premier lotissement de villas pour ruraux à Nanjing.
Le quartier résidentiel de Dongyuan comprend 25 villas
de style européen dont 90% sont habitées par des
paysans.
Xu Kaiqin est connue pour être la «
reine des légumes » dans le bourg de Yanjiang.
Elle a dépensé 250 000 yuans pour acheter et décorer
sa villa. A côté des pièces dusage
courant, sa nouvelle maison comprend aussi une remise pour ses
instruments agricoles. Le jour du déménagement,
elle a emporté deux corbeilles en bambou dont lune
contenait ses outils et lautre des livres sur la culture
des légumes quelle a rangés dans sa remise.
« Comment aurais-je pu habiter dans cette villa sil
ny avait pas eu de place pour ces instruments et ces livres
? » demande-t-elle.
Fan Ruoping, citoyenne ordinaire de la ville
de Shenyang dans la province du Liaoning, a déménagé
en 2001 dans un appartement moderne. « Les maisons ne
sont pas seulement faites pour être habitées. »
répète-t-elle. Cette phrase revient souvent dans
la bouche des nouveaux propriétaires: avec lélévation
du niveau de vie, les habitants de Shenyang commencent en effet
à sintéresser non seulement à leur
maison, mais aussi à lenvironnement, aux facilités
offertes et à ladministration de leur quartier
résidentiel.
Sur le marché du logement de Shenzhen
dans la province du Guangdong, les agents immobiliers promeuvent
par tous les moyens la vente des logements : sursis de paiement,
achat à crédit, décoration luxueuse offerte
et autorisation dinscription sur le registre dhabitation.
Lan dernier, la superficie totale des logements vendus
a atteint 6,11 millions de m2, soit 120 000 m2 de plus que lannée
précédente.
Au cours des dernières décennies,
les Chinois ont poursuivi de nombreux rêves : téléphone
au domicile, téléphone mobile, voiture et maison.
La suppression du système de distribution des logements
par les établissements dEtat et le développement
dun marché immobilier marquent le commencement
de la troisième étape de la réforme du
logement en Chine.
La première étape était
caractérisée par la propriété publique.
Avant 1978, interdisant aux individus de construire et dacheter
des maisons, cest lEtat qui se chargeait de la construction
des logements ; pendant la deuxième étape allant
de 1979 à 1999, les employeurs achetaient ou construisaient
des logements pour leurs employés et la troisième
étape a commencé avec lautorisation donnée
par lEtat aux particuliers dacheter eux-même
des logements.
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Quartier résidentiel nouvellement
construit à Tianjin. Tianjin est une des villes ayant
obtenu le plus grand succès dans la réalisation
du « Projet dhabitation en paix et confortable ».
En 1978, la surface habitable moyenne par habitant était
de 3,3 m2 . En 1998, ce chiffre était passé à
8,06 m².
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Salon immobilier.
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Nouvel appartement, nouvelles
conditions de vie. Un enfant apprend à jouer du piano
dans son nouveau logement.
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Récemment,
Liu Zhifeng, vice-ministre de la Construction, a révélé
que durant le IXe plan quinquennal (1995-2000), la proportion
des achats de logements par les individus a largement augmenté
par rapport aux années précédentes. Lan
dernier notamment, les citadins ont été les principaux
investisseurs dans le secteur du logement. Des statistiques
de novembre 2000 montrent que la superficie des logements achetés
par les particuliers représente 89,23% de celle des logements
vendus, soit 36% de plus quen 1995 et 75% de plus quen
1985. Dans certaines villes et régions, comme Chongqing,
la région autonome Zhuang du Guangxi, les provinces de
Hainan, du Jilin, du Hunan et du Jiangsu, cette proportion a
dépassé les 95%. Durant les onze premiers mois
de lan 2000, les prêts accordés aux acheteurs
particuliers de logements ont atteint 161 milliards de yuans,
soit 2,16 fois le montant de lannée précédente
ou une augmentation annuelle représentant 4% du produit
intérieur brut. La construction de logements est bel
et bien devenue un nouveau pôle de croissance de léconomie
nationale.
Fin 2000, le produit intérieur brut
a dépassé pour la première fois dans lhistoire
chinoise les 1 000 milliards de dollars américains. 2001
est la première année du Xe Plan quinquennal.
Qiu Xiaohua, directeur adjoint du Bureau dEtat des statistiques,
estime que lélément le plus favorable à
la croissance économique est une politique stable et
efficace. A en juger par les tendances macro-économiques,
léconomie nationale devrait maintenir un taux de
croissance annuel de 7 à 8%. Daprès lui,
la consommation dautomobiles et de logements entrera dans
une nouvelle étape au cours des prochaines années.
En 2000, la Chine a mis fin au système
de distribution des logements aux employés et depuis
le début de lannée, elle a commencé
à établir un nouveau système immobilier
régi par la loi du marché qui touchera les 7 domaines
suivants : la distribution des logements, les matériaux
de construction, le marché du logement, le financement,
lintermédiation, la gestion des propriétés
immobilières et le macro-contrôle par le gouvernement.
Lenquête menée par une
agence dinformations de Beijing auprès de 9 872
foyers de 22 villes, dont Beijing, Shanghai, Tianjin, Wuhan
et Haikou, a révélé que 45,8% dentre
eux ont un logement de 50 m2 et 47% de 50 à 110 m2 et
que 75,9% habitent dans un bâtiment à étages,
7% ont une maison individuelle et 3,6% habitent dans un lotissement
de villas.
La nouvelle politique et la concurrence qui
règne sur le marché de limmobilier attirent
davantage dacheteurs quautrefois. Aujourdhui,
les clients choisissent le plus souvent leur logement en fonction
de lenvironnement, de la localisation, du type, de la
dimension et du prix du bâtiment. Pour offrir plus de
confort aux nouveaux propriétaires, lEtat suit
de très près la concentration du secteur du logement,
lapplication de nouvelles techniques de construction et
la standardisation de la gestion des quartiers résidentiels.
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Terrasse sur le toit dune
maison dun lotissement de luxe.
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Piscine dans un quartier
résidentiel.
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Le lotissement « le Jardin de
la résidence de la princesse » dans la banlieue
de Beijing.
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Rêve miniature.
Une maquette de maison dhabitation.
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Sentiments partagés :
« Je suis très content de déménager
dans un nouveau bâtiment, mais je suis aussi triste de
quitter ma vieille maison. » déclare Guo Zhonghou,
83 ans, habitant de Beijing qui quitte son hutong pour aller
vivre, comme lensemble de ses voisins dans un nouveau
quartier.
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Un nouveau quartier résidentiel.
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