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Les étrangers en Chine
Le
magnolia américain venu
sépanouir en Chine
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Texte et photos : Xue Feng
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Moment de détente en cours.
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Sil ny a pas encore beaucoup
de livres dans la bibliothèque de Minglan, la plupart
sont consacrés à la Chine
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Minglan
est américaine. Elle est diplômée de lUniversité
de New York. Sa mère avait une amie chinoise. Avant la
venue au monde de Minglan, celle-ci proposa le prénom
de Minglan (Magnolia lumineux) dans lespoir que le bébé
serait aussi beau que les magnolias chinois. En grandissant,
Minglan se passionnait à lécoute des récits
vantant le charme de la Chine de sa « tante » chinoise,
faisant naître chez elle le désir de découvrir
et de goûter à ce pays. Un jour, ayant appris sur
Internet que lécole de Shouyueyuan, une école
privée dans la province du Shandong, recherchait des
professeurs étrangers, elle a décidé de
quitter son mari, demmener son jeune fils Ajamu et daller
dans une petite ville du Shandong, Suizhuang, débuter
une nouvelle vie.
Cest en septembre dernier que Minglan,
27 ans, a commencé à enseigner langlais
dans le collège de Shouyueyuan. Elle donne chaque semaine
quelque 20 heures de cours, ce qui est à la fois extrêmement
dur mais aussi extrêmement enrichissant. Elle a une prononciation
précise et claire, donne ses cours de manière
scientifique et sa rigueur face au travail se communique à
ses élèves. Minglan, à travers son travail,
accumule aussi une véritable expérience de la
culture asiatique, ses collègues étant tous des
professionnels de haut niveau originaires de différentes
régions de Chine et accordant une très grande
importance à la civilisation orientale dans léducation.
Minglan a apporté des Etats-Unis de
nombreux livres sur la médecine naturelle traditionnelle
chinoise comme le « Traité sur la médecine
chinoise par les plantes », etc., qui figurent parmi ses
livres de chevet et permettent à Minglan davoir
une remarquable connaissance de lacupuncture, des moxas
et des poses de ventouses médicinales.
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Deux experts en Tai-chi servent de professeur
à Minglan.
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La cuisine chinoise ? Un régal !
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Dans
les années 70, Minglan et ses amis avaient été
très impressionnés par le film de Bruce Lee «
Lentrée du dragon » qui passait dans les
cinémas de New York. Le gongfu chinois, plus proche dun
art que dun sport, les avait profondément marqués.
Aux yeux de trop denfants américains, y compris
ceux de son propre fils Ajamu, la boxe telle quon la pratique
en Occident ressemble en effet plus à un combat de kangourous
En apprenant que madame Sun Dianying, qui dirige la célèbre
école darts martiaux de Luozhuang et moi étions
amis, Minglan elle ma demandé de ly emmener
pour quelle puisse suivre des cours auprès dun
maître chinois.
En voyant ces centaines détudiants
pratiquer, qui le Tai-chi, qui le Shaolinquan, ou dautres
formes darts martiaux, Minglan a ouvert de grands yeux
émerveillés. Finalement, elle a opté pour
le Tai-chi. Même si la barrière linguistique lempêche
de communiquer oralement avec son maître, Minglan suit
ses mouvements et parvient ainsi à saisir lessence
de chaque geste.
Ainsi à côté de son travail
- dans la bonne humeur - à lécole, Minglan
occupe donc son temps libre à étudier la médecine
traditionnelle chinoise et les arts martiaux, lui ouvrant de
nouvelles fenêtres sur la culture chinoise.
Un jour, alors quelle marchait dans
la rue, une gentille grand-mère lui a pris la main et
lui a demandé pourquoi elle était venue travailler
en Chine. Dans un sourire, et avec son chinois encore hésitant,
Minglan lui a alors répondu que « le parfum des
sterculias chinois est si fort quil a attiré un
phénix venu dAmérique »
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Ajamu, le petit garçon de Minglan.
Son niveau de chinois a déjà dépassé
celui de sa maman !
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Conversation électronique avec sa
famille. Internet permet à Minglan de rester en contact
avec ses proches aux Etats-Unis.
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