2001-9

Couleurs du terroir

Les habitants du plateau de Làss, sixième partie.

Les riverains de la Grande Rivière

Texte : Xu Yong


Vieillard (Han)
Paysan (Han)
Sourire
Jeunes mariés (Han)

    Le Fleuve Jaune, le fleuve chinois aux innombrables méandres, prend sa source sur le plateau du Qinghai-Tibet. Il file alors vers l’Est, avant, dans la région autonome des Hui du Ningxia de bifurquer vers la Mongolie Intérieure et de là, de repartir vers le Sud. Enfin, il reprend sa course vers l’Est jusqu’au golfe de Bohai, après avoir traversé la Chine.

    Les Han mis à part, sept minorités vivent sur les rives du fleuve Jaune : Tibétains, Hui, Mongoles, Dongxiang, Tu, Sala, Baoan. Ces ethnies ont chacune leurs propres pratiques religieuses, leur langue, leur mode de vie, de même que, du côté de l’imagerie paysanne, chacune a aussi ses particularités évidentes. Quel dommage que l’angle de l’objectif de mon appareil photo n’ait pas été assez large pour embrasser l’ensemble de ces minorités ethniques !

    Dans l’histoire chinoise, la vie des habitants du bassin du Fleuve Jaune n’a été que souffrance, du fait des conditions naturelles régnant dans tout le Nord mais aussi du fait des nombreuses guerres qui ont embrasées la région. Les traces des conditions naturelles sont gravées sur le visage et sur la peau de ces gens tandis que les traces des guerres se lisent dans les relations des différentes ethnies qui évoluent en fonction du cours de l’histoire. C’est pourquoi, certains intellectuels prétendent souvent que, sur le visage des riverains du Fleuve Jaune, on peut lire toutes les vicissitudes de l’histoire du peuple chinois.

    D’Ouest en Est, le cours du Fleuve Jaune est ininterrompu. Les eaux de la rivières peuvent être successivement limpides ou tumultueuses, tumultueuses ou limpides, au final, elle se jettent toutes dans la mer, elles se fondent toutes dans le grand océan.

Mère.

Pureté (Tibétaine)

   
Chuchotements (Tibétains)
Femmes (Tibétaines)
Prière (Hui)